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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:51

 

(Texte original publié le 20 décembre 2008)

 

 

Je ne pensais pas de mon vivant vivre une crise économique d’envergure mondiale (2008). Pas plus que j’aurais cru voir le communisme tomber comme un château de cartes. Et maintenant, au tour du capitalisme « libre-marché mondial » de s’effondrer ! 

 

 

Nous avons tous mis le doigt dans l’engrenage. Financiers à la recherche de profits vite faits, inventant des produits financiers purement virtuels –si ce n’est fictifs ? et exigeant le moins de contraintes possibles au nom de l’efficacité du marché; consommateurs frivoles s’endettant comme jamais, cartes de crédit sur cartes de crédit, comblant par le crédit des salaires stationnaires (1); politiciens complaisants rivés à leur échéance électorale ou simplement sans vision, qui ont déréglementé le marché par conviction idéologique. Pourtant l’alarme avait été sonnée, plusieurs fois, mais qui voulait entendre ces scénarios alarmistes ? Le capitalisme n’était-il pas le seul système financier qui avait triomphé et réussi à mondialiser les économies ?

 

 

Mais la crise n’était pas suffisante : il fallait ajouter de gigantesques fraudes financières ! Madoff après El-Ron. Il y en a sûrement d’autres à venir, en surplus des innombrables fraudes par internet et le vol d’identité devenu le sport des crapules. Cupidité et naïveté conjuguées. Un monde à l’argent.

 

 

« Cette affaire (Madoff) est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/12/16/111007.shtml) ».Malheureuse cupidité ? Plutôt stupide, bête et méchante !

 

 

Oui, il faut parler de cette crise alimentaire qui se mondialise, crise crée par la conversion de l’agriculture en substituts du pétrole (production d’éthanol à partir du grain): « La tourmente financière éclipse les signes avant-coureurs d’une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %. (http://planete.qc.ca/mailing/mailing-20081211-2435.html ) ».

 

 

Pouvons-nous être optimistes ? « Yes, we can » ? Au sortir de ces crises –il y aura de grands dommages sociaux, allons-nous nous souvenir ?

 

 

(1) Les écarts de revenus n’ont cessé d’augmenter au cours des dix dernières années surtout en faveur des plus riches, obligeant le consommateur moyen à utiliser le crédit. Les dépenses des ménages ne peuvent donc plus relancer l’économie (ces dépenses représentant 70 % de l’activité économique, l;es gouvernements doivent prendre la relève pour relancer l’économie).

 

 

Marcel Plamondon, MAP

 
 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:15

Nous sommes nombreux à déplorer le glissement du débat sur la Charte des valeurs québécoises aux quasi seuls signes religieux. Nous sommes aussi étonnés du déferlement de haine des médias anglophones et du parti pris démagogique de la droite québécoise via des médias fort complaisants à son endroit. Et que penser de la primauté que s'accorde le gouvernement des juges sur les représentants du peuple, dûment élus? La promotion de l'identité québécoise a réveillé bien des démons dont certains sont plutôt virulents. Je passerai sous silence ici les petits démons du genre commentaires stupides et même diffamatoires d'une certaine minorité d'imbéciles et les cas isolés de gestes racistes.

 

L'intimidation intégriste

 

La Charte des valeurs québécoises représente pour les intégristes islamistes (*) une occasion inespérée de rappeler aux musulmans et aux islamistes canadiens dont la majorité, on parle de 85%, s'occidentalisent, que le droit islamique c'est la Charia. Il leur a suffit, par femmes libres (!) « messagères » interposées, à l'exemple de Dalila Awada, de faire dévier le débat sur le port du voile islamique que garantirait la Charte canadienne des droits et libertés. J'y vois clairement une opération d'intimidation des intégristes envers les immigrants maghrébins, d'autant que peu de leaders ou groupes musulmans et/ou islamistes canadiens se soient prononcés (ou aient osé se prononcer ?) en faveur de la Charte québécoise. Le silence des hommes musulmans et islamistes inquiète. (Bâillonnées par la peur, Des musulmanes pro-charte se taisent, victimes de menaces de la part de membres de leur communauté)

 

 

La domination anglo-saxonne

 

Le déferlement de haine anglophone envers le Québec, surtout dans les grands médias anglophones, est aussi une occasion saisie au vol pour en finir avec le PQ et le nationalisme québécois. Et réaffirmer la primauté du multiculturalisme canadien. Mais cela cache un autre enjeu, plus fondamental, de la minorité anglo-saxonne (30% de la population canadienne). L'usage de la langue anglaise ne semble plus suffire pour assurer la domination anglo-saxonne -à preuve l'inquiétude que suscite l'usage du mandarin en Colombie-Britannique, ni d'ailleurs les symboles britanniques largement promus par le gouvernement Harper. Mais pourquoi la haine comme tactique ? J'y reviendrai dans un autre blogue, car la Charte québécoise révèle à la minorité anglo-saxonne, paradoxalement, son propre enjeu identitaire.

 

La démagogie fédéraliste

 

Je réfère ici à l'excellente analyse de Djemila Benhabib« La Charte de la laïcité et le jeu sournois des médias dominants et multiculturalistes. » J'ai rarement vu un tel déferlement démagogique, pour ne pas dire démentiel quand le PQ est comparé au régime nazi, entre autres, et ce, par des députés (libéraux). Mis à part les Charles Taylor, tombés dans la marmite multiculturelle, tous comprennent que les fédéralistes cherchent à fidéliser le vote ethnique, seule porte de sortie pour chasser le PQ du pouvoir, tout en discréditant les indépendantistes pour gruger un peu plus le vote francophone. Par ailleurs, ce n'est pas un hasard si, en même temps que les débats sur la Charte, le PQ, au grand étonnement de sa propre base militante, fasse la promotion de l'exploitation du pétrole québécois. J'y vois une façon de s'approprier d'urgence (!) aux dépends des libéraux, la proportion du vote qui lui assurerait une majorité, le vote plafonnant avec sa proposition de Charte.

 

 

 

 

Le gouvernement des juges

 

La Charte canadienne des droits et libertés ne parle que de droits individuels. Tout au plus mentionne-t-elle que ces droits « ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans les limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique. » (art 1, loi constitutionnelle de 1982). En d'autres mots, le fardeau de la preuve incombe à la société. On ne pouvait pas mieux banaliser les droits collectifs, ceux-là même qui découlent de l'identité culturelle, de l'appartenance à une nation. Qui plus est, et ce n'est pas juste une dentelle juridique, la Charte canadienne affirme la primauté de Dieu. Belle porte ouverte aux intégristes? Passons...

 

C'est sur cette base constitutionnelle que s'appuyait la Commission des droits de la personne pour critiquer le projet de charte des valeurs québécoises (17 0ctobre 2013), déclarant clairement la primauté de l'individu sur la société. J'y vois un glissement idéologique vers un néo-créationnisme, comme si le droit créait l'individualité et suffisait à protéger l'individu des excès de l'état et/ou des majorités. Ce n'est pas mieux protéger l'individu que de lecouper de ses racines sociales, de son rapport à la communauté, à la société. C'est d'en faire un robinson crusoé ne comptant que sur lui-même,voire un être socialement schizophrénique. Le Barreau du Québec ne fait guère mieux(16 janvier 2014).

 

(*) L'aide d'un linguiste me semble requis ici pour préciser l'usage des adjectifs islamiste et islamique. Islamique me semble référer uniquement à la religion tandis qu'islamiste me semble référer au projet politique d'imposer l'islam.

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:40

Dans le débat actuel de la Charte des valeurs québécoises, la Commission des droits de la personne affirme que « La question de la liberté de religion est une question personnelle et subjective. » et ajoute qu' « À son avis, la neutralité s'applique aux institutions, mais non pas à ses agents. » Elle insiste sur le comportement, l'intention ou non, de l'agent d'état de «tenter de convaincre l'autre d'adhérer à sa religion ». On ne peut individualiser, pour ne pas dire absolutiser davantage les droits de la personne, tout en oubliant la réaction de celui/celle qui reçoit le service et le message que véhicule un signe religieux.

 

La Commission fait sienne la pensée personnaliste de Trudeau, la primauté des droits individuels, comme si un individu ne vivait pas en société ou qu'une société n'était qu'une somme d'individus (*). On sait jusqu'à quel point un individu doit à sa société : sa langue, sa culture, son éducation, son contexte d'affaires et d'emplois, ses routes, ses hôpitaux et soins de santé, surtout gratuits! et même une grosse partie de sa propre psyché et valeurs, oui, ses valeurs!

 

Il n'est pas question ici de nier l'individualité, sa démarche personnelle vers son identité et sa liberté, le mérite de développer sa propre personnalité et son indépendance. Mais à vouloir faire de l'individu la pierre angulaire du droit, à en faire un persona absolu, on aboutit certes à nier la personnalité propre d'une société, son énorme influence sur l'évolution des individus et des solidarités de cet individu envers les autres citoyens, comme le respect de la loi et l'harmonie de vie commune. À la limite, on aboutit à faire de l'individu une quasi-espèce en soi, niant du coup les certitudes scientifiques du partage d'un même génome d'espèce pour tout être humain. Ça frise le créationnisme!

 

La charte des droits n'est pas le créateur de l'identité individuelle. Elle vise à protéger les minorités et les individus des abus de l'état et de la majorité et non de la société comme société. L'article 9.1 ne fait pas partie de la Charte par caprice juridique ou pour plaire aux politiciens (limitation des droits dans une société libre et démocratique).

 

L'individu vit en société. Cette société développe sa personnalité propre, sa culture si vous voulez, avec un tronc commun de valeurs, qui en fait une nation particulière. Le « vivre ensemble » est incontournable et fait évoluer la société elle-même. Et cela vaut autant pour les dits pure laine que pour les immigrants.

 

Personne ne peut banaliser son rapport à la collectivité sans devenir l'ombre de lui-même! Ou adopter un comportement déviant qui cause préjudice aux autres.

 

André Malraux disait dans une de ses intuitions géniales que le XXIe siècle serait religieux. La Commission des droits de la personne semble lui donner raison car en absolutisant les droits individuels, elle fait du droit le père créateur de l'identité individuelle ! Une sorte de néo-créationnisme quoi !

 

(*) Par ailleurs, on sait que le but de Trudeau avec la Charte des droits était de bloquer la montée du nationalisme québécois en éliminant juridiquement les droits collectifs, donc le droit pour une nation à former un pays.

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:26

lagrise250.jpg Une histoire parmi des milliers d'histoires de maltraitance et d'abandon au Québec.  Il nous faut subventionenr les familles d'accueil, pour redomestiquer ces chats errants et pouvoir les stériliser pour réduire leur reproduction -une chatte peut avoir 4 portées par année !  Une telle politique ne semble même pas traverser l'esprit de nos dirigeants.  Voici l'histoire de la redomestication de Manou.

 

 Encore aujourd'hui, après un an d'apprivoisement, la première réaction de Manou quand je l'approche, c'est la crainte.  Elle a certes apprise que ma main n'est que caresse mais elle a besoin de quelques secondes pour s'en persuader.  Son histoire est celle d'une chatte maltraitée puis abandonnée.  Notez la sévérité de son regard.

 

L'histoire commence l'hiver passé.  J'avais collé une sorte de petite serre contre ma porte patio pour les quelques chats errants à la recherche de nourriture et de chaleur.  Manou est apparue un soir, plutôt froid, gardant ses distances et me surveillant à travers la porte patio.  Puis, pour combattre le froid, j'apportai à la petite troupe une assiette de viande à chat.  Manou faillit fuir...mais l'odeur de la viande l'a retenue le temps que je ferme la porte patio et se jeta littéralement sur cette manne.  Puis, contrairement à d'autres chats, passa la nuit dans cet abri de fortune, profitant de la lampe chauffante un bon moment avant de se réfugier dans l'une des petites cabanes.  Ainsi se passa l'hiver pour elle, toujours aussi méfiante à mon endroit et à celui des autres chats qu'elle n'hésitait pas à gifler.  Je lui donnai temporairement le nom de La Grise !

 

Le printemps venu, elle disparaissait des jours entiers et je m'aperçus qu'elle nichait dans le haut du garage, l'ayant aperçue y entrer par le...toit, dont les bords n'étaient pas encore fermés avec le mur.  Elle grimpait sur une barrière collée au garage, sorte de faux mur assez haut, et se glissait sous le toit, pour nicher dans des boites de carton déposées entre les fermes de toit.  Et pour cause ai-je rapidement découvert : elle se cherchait une tanière...Ciel ! oui, elle était bien enceinte !

 

Elle fut une mère exceptionnelle mais quelle histoire !  Je me demandai pendant au moins une semaine, quand elle perdit son gros ventre, où étaient ses chatons.  C'est mon chat Jules qui les trouva, au fond du garage, derrière une boite, à côté de pneus rangés sous une tablette.  Craignant qu'elle déménage ses petits, je ne déposai qu'une vieille couverture de laine repliée près de la boite pour les chatons.  Ce ne fut pas long avant que je les vois couchés sur la couverture...

 

C'est à ce moment que commença vraiment la domestication.  Comme je lui apportais de la viande à chat, restant à mi-chemin entre ses chatons et la porte d'entrée -autrement elle fuyait, elle acceptait de plus en plus ma présence...à distance.  Les chatons avaient un mois quand je commençai à leur donner des graines mouillées selon les recommandations du vétérinaire.  Il y avait de quoi, la chatte maigrissait, trop même.  C'est alors que je lui servai de la viande hachée à volonté.  Cela sembla faire tomber une partie de sa méfiance, car elle acceptait ma présence près des chatons.  Mais si j'avançais la main, c'était la panique !  

 

Les chatons avaient deux mois, allaient dans la litière mais cherchaient à sortir.  J'ai alors construit un petit enclos temporaire en broche de poules à l'extérieur.  Cela me permit de commencer à les apprivoiser en jouant avec eux.  Mais le troisième mois, les chatons avaient découvert comment sortir par le toit...La chatte veillait, les appelait mais me laissait jouer avec eux, osant même tourner autour de moi.  Cela prit un mois avant qu'elle accepte d'être caressée...un peu !

 

Aujourd'hui je peux la prendre dans mes bras...quelques instants, sans plus. Personne d'autres ne peut l'approcher et la caresser.  Elle accepte la présence de ma conjointe si je suis entre les deux...Elle reste marquée par la maltraitance.  Stérilisée, elle partage sa vie avec sa fille, toute petite mais si mignonne et placotteuse, et moi !  Si la fille est adoptable, Manou, elle, ne le sera jamais.  Si ce n'eut été du soin que j'ai donné à ses chatons, je ne crois pas qu'elle aurait accepté quelque proximité que ce soit avec un humain.

 

Une histoire parmi des milliers d'histoires de maltraitance et d'abandon au Québec.  Je ne suis pas le seul à avoir accueilli une chatte en détresse.  Je pourrais écrire un livre juste sur les cas qui me sont rapportés dans ma seule petite région, cas autant de maltraitance que d'accueil de chats errants.  Oui, il y a beaucoup de personnes généreuses mais laissées à elles-mêmes, elles n'ont pas toutes les ressources dont elles auraient besoin pour mettre fin à ce qui est devenu un fléau.  Il nous faut subventionenr les familles d'accueil, pour redomestiquer ces chats errants et pouvoir les stériliser pour réduire leur reproduction -une chatte peut avoir 4 portées par année !  Une telle politique ne semble même pas traverser l'esprit de nos dirigeants.

 

Cependant, je note une sensibilisation à la maltraitance et à l'abandon sur les réseaux sociaux.  Il faut en parler, il faut appuyer les pétitions, comme celle demandant des unités mobiles de stérilisation au Québec,  dénoncer la maltraitance (c'est confidentiel), faire des pressions sur les municipalités - beaucoup trop de municipalités ne veulent même pas passer une entente de services avec leur SPCA ! C'est le cas de ma MRC - un maire a déjà répondu que c'était là sa dernière préoccupation...Un Québec malade de ses animaux !

 

Je viens de perdre un chat exceptionnel, un chat zen, oui vraiment zen, âgé seulement de 9 mois, chat errant victime d'une maladie probablement due, selon le vétérinaire, à la consanguinité caractéristique des bandes  de chats errants.  J'étais chagriné car j'avais une belle relation avec ce chat, mais aussi en colère.  En colère contre ces barbares qui maltraitent les animaux mais aussi contre nos élus qui s'en lavent les mains, complices au terme de la loi qui déclare criminelle la maltraitance !

 

Je n'accepte plus qu'on me dise qu'un chat n'est qu'un chat !

 

Marcel Plamondon, MAP 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:10

Dès les premiers jours au pouvoir, le PQ reculait sur l'augmentation des impôts des plus riches et n'abolissait pas la taxe santé. Puis refusait de remettre la taxe sur le capital financier et de geler les droits de scolarité. Et maintenant, le PQ coupe chez les plus démunis pour équilibrer son budget ou...« en prévision » des coupures dans l'assurance-emploi ? On se croirait en politique fiction ou dans un téléroman ou...chez Harper! Les libéraux n'auraient même pas osé aller aussi loin dans la discrimination, pour ne pas parler d'écrasement de ceux et celles qui ne peuvent se payer des lobbyistes...

 

Odieux, pour paraphraser Charest! Réduire le traitement des « dépendants » (narcomanes surtout) pour les mettre à l'emploi?  Le comble de l'irréalisme ou du décrochage de la réalité (1). Espérer qu'une femme monoparentale va trouver une place dans une garderie alors que même celles qui sont prêtes à « acheter une place » ne le peuvent même pas? Avec quelques dix dollars en réserve après avoir payer le loyer, l'hydro, le téléphone, le câble et nourri (!) la famille (parfois en ayant recours aux banques alimentaires, quand il y a de la nourriture...), ces gens vont payer 5.50$ en transport pour chaque rencontre d'emploi quand les témoignages fusent du refus des employeurs à engager des <<BS>>!

 

Pire, le directeur de la santé publique de Montréal se dit «vraiment inquiet» sur les conséquences de ces coupures sur la santé des assistés sociaux, dont un bon nombre sont déjà fragilisés par la pauvreté si ce n'est sur l'assistance sociale à cause d'incapacités « invisibles » comme la fatigue chronique, la dépression, etc.

 

Je suis de ceux qui souhaitent que tous et toutes puissent avoir accès à un emploi valorisant et ne traînent pas avec eux le stigmate du « BS », trop souvent synonyme de paresseux et d'abuseurs. Mais ce n'est pas en forçant des épargnes exigées par l'équilibre budgétaire que nous y arriverons. Nous allons tout bêtement augmenter les coûts de la santé et de l'itinérance mais probablement aussi pousser une minorité dans la criminalité (travail au noir, vol, prostitution, drogue).

 

Et si au lieu de couper la ministre exigeait que les hommes qui ont largué la gentille petite femme qui a eu le malheur de tomber enceinte paient la facture? Que les ex-employeurs qui ont poussé certains employés au bout de leur force paient la facture? Que le fédéral cesse de couper dans ses transferts, notamment dans l'assurance-emploi, et assume ses responsabilités plutôt que d'engranger pour acheter ses avions de guerre et subventionner les riches pétrolières?

 

Le PQ atteint un sommet d'irresponsabilité, pour ne pas parler de mépris, avec ces coupures « surprises » dans l'aide sociale, au moment même où le fédéral annonce les siennes en assurance-emploi, d'autant qu'il ne cesse de flirter avec les chambres de commerce (pétrole, plan nord...) et les agences de notation en répétant « déficit zéro » comme un mantra (rappelons-nous la catastrophe de Bouchard en santé et éducation).

 

Quand la ministre Maltais avait tendu la main (selon son expression) à la ministre Finley de l'assurance-emploi, j'avais dit qu'elle avait serré la main du diable. Je n'en doute plus!

 

(1) Lettre d'un médecin traitant des assistés sociaux en toxicomanie    

 

Extrait du blogue de Josée Legault sur le sujet : "Que ce soit pour le loyer, la nourriture, l’hydro, le téléphone, la passe d’autobus -, la base, quoi -, être sur l’aide sociale, dans les faits, est une véritable impossibilité mathématique".  Ce qui nous laisse croire qu'il faudrait augmenter le montant des prestations...

 

L’aide sociale a un visage Derrière les chiffres, il y a des humains. Qui sont ces gens visés par les changements à l’aide sociale?

 

Marcel Plamondon, MAP

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:16

Je n'avais plus l'intention d'écrire un blogue sur ce sommet sur l'enseignement supérieur après avoir lu la chronique de Vincent Marissal de La Presse, chronique que je partage sans trop de difficultés. On la retrouve ici.

 

Mais j'ai trouvé que Marissal s'était montré peut-être un peu trop politically correct. J'aurais dit : les dés étaient pipés à ce sommet, les décisions déjà prises, un simple exercice de relations publiques, d'une part sur la base d'un sondage montrant que la population était pour l'indexation des droits de scolarité et d'autre part, du constat de l'essoufflement de la crise étudiante. Disons que le discours de clôture de Marois qui annonçait des chantiers me faisait penser à l'annonce du Plan Nord de Charest, qui avait du plan le vernis des slogans électoraux.

 

Mais rendons à César ce qui e t à César, Marois et Duchesne ont bien tiré leur épingle du jeu (sans jeu de mots!). Il aurait fallu être malhabile en...Charest pour rater ce sommet, ou plutôt cette rencontre (sociale?) au sommet ! Mais c'est loin d'être du gagnant-gagnant quand tout le monde perd un peu sans trop gagner.

 

Des sujets d'importance n'ont pas été abordés ou à peine effleurés pour certains. Il n'est pas assuré que les 5 chantiers aborderont certains de ces sujets, sauf bien sûr le financement qui a pris presque toute la place. Lire cet article du Devoir : Sommet sur l’enseignement supérieur - Les sujets négligés(1. Les différents modèles universitaires, 2. Les dépenses fiscales en éducation postsecondaire, 3. L’inflation des notes, 4. Les nouvelles populations étudiantes, 5. La croissance prévue des effectifs, 6. Les cégeps, 7. La politique de financement des universités, 8. Les effets néfastes de la crise étudiante).

 

Les problèmes de fond actuels de l'enseignement supérieur demeurent, sans perspectives de solution sauf en chantiers à venir, si des élections ne viennent pas chambarder l'agenda. Les universités anglophones continueront de toucher la part du lion du financement, les recteurs à étendre leurs campus sur le terrain des autres recteurs dans l'espoir d'augmenter les têtes de pipes du financement, les étudiants à s'endetter, tout en travaillant au salaire minimum plutôt que d'étudier, donc à enrichir les banques (plutôt que l'état qui ne prête pas), la recherche à se plonger dans l'affairisme des subventions du privé, les professeurs à déléguer l'enseignement à des chargés de cours, et, finalement, les étudiants à abandonner en nombre record avant l'obtention du bac.

 

Soyons positif : le Québec a enfin parlé d'enseignement supérieur. Ce n'est quand même pas rien à une époque où les ressources naturelles, mines et pétrole, retiennent quasiment toute l'attention, sans oublier les frasques des bouffons d'Ottawa en train de démolir le pays et d'écraser tout ce qui ressemble à un chômeur et à un militant social !

 

Ajoutons que ce fut un tour de force d'amener les médias à parler d'autres choses que du dopage dans les sports et de la corruption de fonctionnaires, sur fond de télé réalité. Le savoir, finalement, c'est ce qui nous distingue de la bête et, pour donner libre cours à une de mes obsessions, des Jesus Freaks du Reform Party!

 

Un article à lire : Les chantiers de Mme Marois.

 

Référence : Les 5 chantiers

 

Marcel Plamondon, MAP

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 17:26

baroncouvert9.jpg

 

Un conte de Noël, sans prétention, écrit pour remercier le travail de jeunes enfants du primaire, s'initiant au théâtre.  Chacun a reçu une copie-papier sous forme de petit livre, pour lecture du temps des fêtes.  

 

Suivre ce lien pour lire le conte.

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:56

La pauvreté des enfants est en hausse au Canada, un enfant sur 7 vit dans la pauvreté (http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/07/onu-canada-pauvrete-enfants_n_2258618.html). On reste incrédule et pour cause : comment est-ce possible dans un pays riche comme le Canada, où par ailleurs, pétrolières et banques font des profits annuels par milliards de dollars, où un gouvernement national a le front de dépenser un milliard de dollars pour assurer la sécurité à un sommet des grands de ce monde, tout en salivant à l'achat d'avions de guerre de 40 milliards et plus de dollars? Cela dit, regardons vivre les enfants pauvres.

 

La pauvreté, c'est d'abord des logements insalubres, au mieux trop petits, et souvent situés en milieux peu recommandables ou isolés. Des logements insalubres sont des logements dangereux pour la santé, soit à cause des contaminations, on pense aux moisissures et à certaines bestioles tels punaises de lit et coquerelles, si ce n'est la vermine, mais aussi au confort douteux dû à l'âge des bâtiments et/ou l'absence d'entretien. Les hivers ne sont pas toujours chauds dans ces logements. Par exemple, dans la MRC Papineau, parmi les plus pauvres au Québec, l'état des logements est parmi les pires au Québec, le taux de logements ayant besoin de réparations « majeures » dépassant largement la moyenne provinciale (http://petite-nation.qc.ca/social/recherches/logements_papineau2006.htm). C'est sans compter ici le prix des logements qui entame sérieusement le budget des plus démunis.

 

J'aurais peut-être dû commencer par dire que la pauvreté c'est d'abord la faim. Le nombre de banques alimentaires ne cesse d'augmenter de même que les usagers, de plus en plus jeunes, et vieux, d'ailleurs. La faim est un supplice quasi quotidien pour des centaines de milliers de canadiens. « Sur les quelque 1,5 million d'enfants pauvres au pays, 250 000 dépendent de la charité pour manger à leur faim. » (http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/00-10/pauvrete.html). Ces enfants ne doivent certainement pas être des plus attentifs en classe, ni participer aux activités parascolaires!Au-delà de cet aspect social, il faut penser à la torture du corps et de l'esprit, aux effets sur la santé (système immunitaire entre autres) et la santé mentale. Quelle est donc la qualité de vie de famille de ces enfants? Quel est le parcours de leur développement, pour ne pas utiliser le mot épanouissement?

 

Nous pourrions écrire tout un livre sur la vie des enfants pauvres et leur avenir. Qu'on pense encore à l'habillement et aux rigueurs de l'hiver, à l'analphabétisme et à ses conséquences sur l'apprentissage scolaire et la simple lecture, de livres certes mais aussi des mises en garde sur les produits et leur utilisation. Je vous laisse imaginer le reste...

 

Et sur ce constat : (http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/00-10/pauvrete.html)

 

Quelques chiffres concernant les enfants pauvres:

-

1 enfant sur 2 a une santé fragile

-

1 enfant sur 2 vit avec un fumeur

-

1 enfant sur 4 vit avec un parent dépressif

-

1 enfant sur 3 habite un logement malsain

-

2 enfants sur 5 accusent un retard de développement du langage

-

il y a 3 fois plus de délinquance parmi les enfants pauvres

 

Vous trouverez en visitant ce dernier lien de Radio-Canada des références à divers organismes impliqués dans la lutte à la pauvreté des enfants ainsi que des données sociologiques.

Nous convenons que la pauvreté des enfants est un scandale dans un pays riche, d'autant si la corruption politique enrichit des bandits et des voyous. Mais c'est aussi un scandale planétaire, plus d'un milliard d'humains souffrent de la faim. Et pendant ce temps, des gouvernements subventionnent des agriculteurs  pour produire...du biocarburant!

 

Les enfants à faible revenu au Canada : http://www.statcan.gc.ca/pub/75-001-x/2008105/article/10578-fra.htm

 

Marcel Plamondon, MAP

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 10:18

 colombe-turpin-couverture.jpg

 colombe_turpin@hotmail.com  /  819-428-7158

 

  Un roman à la fois histoire d'amour et de trahisons, roman policier,

 drame de moeurs et saga familial.


"J'ai voulu, dans ce livre, rendre hommage à la grand-mère paternelle de mes quatre filles... J'ai voulu la rendre fière de ses origines autohtones...C'est un livre plein de métaphores et d'allégories qui explore aussi la relation père-fille" 


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Un roman, c'est avant tout un texte, certes, mais quand en le lisant il se transforme « aisément » en film dans la tête du lecteur, c'est que le texte est non seulement fluide mais comporte des éléments propres à un scénario de film. Et c'est plus que le cas avec ce roman. Les détails foisonnent, comme les descriptions, mais grâce au talent d'écrivaine de l'auteure, ces éléments n'alourdissent pas le texte. Certes en raison du vocabulaire qui est riche, bien que non recherché, ce qui permet de placer le mot qui convient à une lecture qui coule d'elle-même. Mais aussi au style de l'auteure, à son phrasé digne de la langue française. Finalement grâce aux rebondissements de l'intrigue, l'un n'attendant pas l'autre, contribuant à développer et à enrichir l'intrigue. L'intérêt ainsi soutenu me semble contribuer à cette fluidité du texte. L'auteure se révèle comme une écrivaine de grand talent.

 

Au-delà de l'histoire qu'il présente, ce roman surprend par sa profondeur philosophique.  On n'est pas dans l'harlequin ni dans le réductionnisme du bon et du méchant.  Que l'auteure en soit consciente ou non, elle laisse la marque d'une profondeur de vie et de réalisme de la vie humaine. Ses personnages, tout aussi fictifs qu'ils puissent être, sont à hauteur humaine, dans toute leur grandeur et petitesse, fidélité et trahison, amour et haine, au-delà du convenu, du normal et même de la justice. Ils sont grands parce que véridiques dans leurs déchirements entre le bien et le mal, le pardon et la vengeance, le regret et l'oubli, le secret, la manipulation, l'aveu et même le sacrifice expiatoire ou la déchéance dans le mal. Aucun surhomme ni insignifiant de la fiction marketing d'un certain cinéma. Ils sont grands parce que forts et faibles à la fois face aux autres, face au déroulement implacable de la vie avec ses imprévus, ses bienfaits comme ses malheurs. Comme quoi une saga familiale peut nous en apprendre beaucoup sur nous-mêmes, dans une sorte de confrontation en miroir entre le lecteur et les personnages.


Une autre dimension du roman nous interpelle. Je le qualifierais de mythe des mondes parallèles. Qui a-t-il de plus hermétique qu'un monde composé d'un petit village rural du Québec du début du XXe siècle, d'une ville millénaire de France avec sa noblesse et ses châteaux et d'un territoire amérindien isolé dans des montagnes impénétrables ?  Le roman fait rencontrer ces mondes, qui pour diverses raisons ne peuvent refuser les relations qui se tissent avec le temps, les changeant parfois en profondeur. La vie est ainsi faite, elle n'est pas figée et cherche à abattre les frontières qui bloquent les rêves ou les figent. Des conflits peuvent éclater, certes, mais des alliances se font. Ce roman nous fait réfléchir sur notre monde actuel qu'on divise  en mondes hermétiques du bien et du mal, le « 1% - 99% », pays riches vs pays pauvres, chrétiens vs musulmans, empire du bien vs empire du mal et que sais-je.   Ce roman est hors temps et sur ce plan est aussi à hauteur humaine.

 

Bonne lecture !

 

Un sang d'encre...et de mots http://bit.ly/QTelLX

 

Marcel Plamondon, MAP

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:30

On ne peut pas ne pas se poser cette question à additionner les faits et usages du français au Québec et surtout dans la grande région de Montréal.  L'affichage unilingue anglais des commerces ne cesse de prendre de l'ampleur, les immigrants parlant français ne trouvent pas d'emploi parce qu'ils ne parlent pas anglais, les écoles passerelles permettent de carrément acheter un droit (comme si un droit avait un prix plutôt qu'une valeur !), Charest veut imposer l'apprentuissage intensif de l'anglais dès la sixième année du primaire, des PDGs d'entreprises francophones sont unilingues anglais, même dans le public ! et les HEC, fleuron universitaire francophone, offre maintenant une maîtrîse toute en anglais !  

 

Dois-je passer sous silence qu'un ministre conservateur déclarait que de toutes façons, le Canada est bilingue ? Personnellement, je n'ai pas souvenance qu'un unilingue francophone ait été nommé PDG aux services d'immigration de Toronto...que la ministre Beauchamp déclarait à propos de la maîtrîse toute en anglais des HEC que la présence d'anglophones aux HEC lui donnait du prestige...que le patron de la caisse de dépôt justifiait son PDG unilingue anglophone en disant : mais le personnel "subalterne" est francophone, ce qui, dans ce dernier cas, est vraiment ajouter l'insulte à l'injure ! que finalement, l'entraîneur du club de hockey des Canadiens de Montréal est unilingue anglais.

 

Je ne me souviens pas que le français ait été aussi menacé dans l'histoire du Québec - les historiens me corrigeront si nécessaire.  L'origine des assauts actuels est bel et bien la Charte des droits et libertés de Trudeau, charte qui rayait les droits collectifs du droit canadien.  La Cour Suprême l'a prouvé sans l'ombre d'un doute.  Trudeau, en voulant paralyser la marche des indépendantistes, qu'il appelait séparatistes avec mépris, signait un arrêt de mort potentiel du français au Canada.  Que valait donc sa politique de bilinguisme ? 

 

Ou le Québec veut garder sa langue, et donc aussi son identité, ou il laisse aller les choses, advienne que pourra, ce qui sera synonyme d'anglicisation continue.  Il ne faut certes pas compter sur le gouvernement Charest pour redresser cette situation, obsédé par ses bases électorales anglophone et allophone, les seules qui lui soient encore fidèles...Et il n'est pas écrit dans le ciel que le PQ gagnera la prochaine élection.  Alors ?  Peut-on espérer une mobilisation de la population ?  A l'heure actuelle, poser la question c'est y répondre !

 

Triste constat, c'est l'identité même de tout un peuple qui est en jeu.  Mais il semble bien que la majorité ne le voit pas, insuffisamment éduqué à l'histoire, si ce n'est éduqué tout court.  Si l'anglais peut permettre d'avoir un emploi... 

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:40

(J'entends le mot "parlement" ici dans le sens que lui donne Harper, soit le parti conservateur uniquement (le gouvernement Harper...).  L'opposition est pour Harper une vue de l'esprit, tout au plus un agacement. Son comportement en chambre est très clair sur ce plan.)

 

Stephen Harper et Stockwell Day, candidats tous les deux à la chefferie du nouveau parti conservateur résultant de la fusion du Reform Party et du Partie Progressistes Conservateurs, Stephen Harper, pourtant vainqueur de cette course à la chefferie, n'est pas le seul chef. Contre toute attente, les deux forment, dans les faits, une chefferie bicéphale à la tête du PC.

 

Harper n'avait pas le choix : Stockwell Day est le « gourou » de ces « fourmis religieuses » qui, jour après jour, de porte à porte, allaient le faire élire. Il leur a même ouvert les portes du Parlement qu'ils arpentent sans restriction aucune, comme s'ils/elles étaient à la maison (!).

 

Mais qui sont donc ces « fourmis religieuses »? La journaliste Marci Mcdonald les appellent les « chrétiens sociaux » dans son livre « Le facteur Armageddon ». Ce sont principalement des évangélistes fondamentalistes, qui rêvent d'un Canada chrétien (!) en attendant le retour du Christ, en fait quand Israël sera bien établi comme pays hôte, au moment même de l'apocalypse (proche...) ! Pour eux/elles, le Canada a une mission divine (sic) que doit réaliser le pouvoir politique. Ces chrétiens sociaux comptent aussi dans leur rang les autres tenants du créationnisme et les pro-vie.

 

C'est le côté « Dieu » de la chefferie conservatrice. On peut juger cette tête farfelue, risible si ce n'est névrotique, mais on ne peut la négliger. C'est elle qui pousse le dossier anti-avortement entre autres, qui finance la formation de « juristes chrétiens » dont la mission serait de remplacer le droit canadien par la Bible, qui applaudit au renforcement de la loi et de l'ordre, qui continue de militer sur le terrain, de recruter, de vendre le parti conservateur. Une véritable armée en croisade, dont les « colonels » mangent à la table de Harper !

 

Et il y a le côté public, officiel, le côté « Reine », le côté royal ! des membres et supporters conservateurs sur le plan politique mais qui comprend aussi des libertariens, des sympathisants du Tea Party américain et du Wild Rose albertain. l'extrême-droite quoi ! Et parmi les sympathisants « officieux » ou plutôt opportunistes, une bonne partie de la haute finance, notamment dans le secteur des ressources, non sans négliger les autres secteurs, en particulier ceux des spéculateurs ! Ces derniers n'ont-ils pas réussi à faire abaisser le taux d'impôts aux entreprises (le plus bas au monde!), à maintenir les grasses subventions au pétrole et à compliquer la gestion du calcul d'impôts des actionnaires au point qu'il sera encore plus facile d'échapper au fisc ?

 

Quand ces deux larons élaborent ensemble des politiques publiques, cela donne le récent budget Flaherty : démantèlement de l'État, état providence surtout, et soutien financier aux entreprises! Il faut comprendre ici que pour les « chrétiens sociaux », les services publics à la population sont du domaine privé (religieux!), soit de la famille et des communautés locales (religieuses). Ainsi est contrôlée la morale (surtout les péchés de fesses...) et les méchants punis (même si ce sont encore des enfants). Cela justifie aussi l'élimination des études sociales de Statistique Canada. Quant au soutien financier aux entreprises, c'est bien connu, notamment les grasses subventions aux riches pétrolières.

 

Harper le comptable, qui ne parle que d'économie (en fait, faudrait inventer le terme « d'économisme », un régime d'état uniquement centré sur la production capitaliste); Day le prédicateur, docteur de la loi divine de la société. Entre ces deux pôles, le vide!

 

Hors la Reine et Dieu point de salut ! Toutes les autres « têtes » sont qualifiées d'ennemis de l'État, au premier plan les écologistes suivis des scientifiques et militants communautaires, surtout du côté du droit des femmes, auxquels s'ajoutent maintenant les internautes !

 

« God Save the Queen » n'aura jamais été aussi percutant!

 

 

Gouvernement conservateur : après la reine, Dieu?

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue   

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:06

Le ministre québécois de la justice, Fournier, semble l'avoir compris quand il déclare que les conservateurs avec C-10 remplacent les juges par les députés, surtout avec les peines minimales obligatoires.  Car le rôle des juges, maintenant évacué, est d'évaluer les circonstances et la responsabilité des accusés pour déterminer une sentence juste (1).  Mais en quoi cela amène un remplacement à terme de l'état de droit par l'état chrétien ?

 

Il faut s'en référer au "programme politique" de la base électorale la plus importante de Harper, les évangélistes fondamentalistes ou chrétiens sociaux comme les nomme la journaliste Marci Mcdonald. Dans son livre "Le facteur Armageddon", Marci Mcdonald montre l'ampleur de ce phénomène d'une justice basée sur la Bible plutôt que sur le Droit et la Charte canadienne des droits et libertés.  Les chrétiens sociaux possèdent des universités qui forment des "juristes chrétiens" dans le but de remplacer les juristes canadiens du droit, incluant les juges et les tribunaux.  Farfelue ? Pas du tout, c'est, comme disent les anglais, "from the horse's mouth" : conférences diverses, écrits dans certains journaux, sites internet, campagnes politiques.

 

Sans qu'on s'en soit rendu compte, cette transformation est commencée : Harper place ses pions juristes un peu partout !

 

C-10 est comme la petite porte arrière par lequel ce changement prend place.  Et ce n'est qu'un début.  Par exemple, du côté avortement, Harper cherchera à faire définir, par le Parlement, le statut de "personne humaine" du foetus. Il couperait ainsi l'herbe sous les pieds de la Cour Suprême ! Tout en contournant la Charte.  

 

Tout sera fait par contournement grâce au pouvoir majoritaire de Harper. La stratégie présumée des fameux robocalls quoi ! Et lentement, par le remplacement des juges et des procureurs de la couronne. 

 

Oui, le but ultime des Reform est l'instauration d'un état chrétien au Canada et ils sont en marche, au coeur même d'un pouvoir politique absolu à Ottawa !

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

 

(1) "La question qui se pose est la suivante, selon l'avocat: est-il approprié que le pouvoir législatif, en adoptant une loi, envoie le signal qu'on ne peut pas faire confiance aux juges et au système de justice? La loi C-10 porterait ainsi atteinte à l'indépendance des tribunaux et ferait entorse au principe de la division des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) propre à une société de droit."    http://www.ledevoir.com/politique/canada/345099/les-criminalistes-du-quebec-vont-contester-c-10 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:59

On entend toutes sortes d'arguments en faveur ou contre l'augmentation des frais de scolarité (on devrait dire droits de scolarité).  Comment départager les faits de l'idéologie ou d ela propagande ?  Les étudiants doivent-ils, comme le prétend Charest, faire leur part ?  Est-ce scientifique ou politique pour ne pas dire démagogique ?  Voici les études sur lesquelles s'appuyer (des études scientifiques, pas des études bonhomme-sept-heures de la droite), dont celles du gouvernement lui-même.  Elles vont toutes dans le même sens, augmenter les frais de scolarité réduit l'accessibilité aux études !  La palisse n'aurait pas dit mieux...De toutes façons, le Québec a le devoir, par convention internatioanle signée par le Canada, de viser la gratuité scolaire (voir à la fin de cet article).

 

Étude de l'IRIS (Institut de recherche et d'informations socio-économqiues)

http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/la-hausse-des-frais-de-scolarite-reduira-la-frequentation-universitaire/

 

8 arguments trompeurs sur la hausse des frais de scolarité

http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2011/11/brochure-faut-il-vraiment-augmenter.pdf

 

Déjà, en septembre dernier, un comité gouvernemental venait contredire cette affirmation, à savoir que la hausse des frais de scolarité n'aurait pas d'effet sur l'accessibilité aux études, soulignant qu’au moins 7000 étudiant-es n’auraient plus accès à l’université à cause de la hausse annoncée. Voir : Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études

http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/ccafe/50-1123.pdf

 

Étude du ministère de l'éducation du Québec

http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CCYQFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.mels.gouv.qc.ca%2Fsections%2FmodesFinancement%2Fpdf%2Fdroits_scolarite.pdf&ei=_uS3TvmKLo3pggfIzbibBg&usg=AFQjCNHcmaWTxnI9Q35DwR8zu7qZE2uWSA&sig2=uDQ6jXNtKqYp9ZmS9ai5jw

 

Par ailleurs, une étude de  l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) montre que l'élimination des droits de scolarité universitaires permettrait au gouvernement du Québec d'économiser de l'argent.  

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/01/20120123-181559.html

 

Il faut aussi considérer la dimension sociologique des droits de scolarité : "Quand une génération se sent soutenue par les siens, elle se souvient longtemps et développe le sens de la dette envers cette même communauté. Quand elle a le sentiment de ne pas être soutenue par sa communauté, c'est tout le contraire: elle la rejette et s'inscrit peu à peu, mais très sûrement, sur le chemin du chacun pour soi."

http://quebec.huffingtonpost.ca/maka-kotto/leducation-greve-manifestation_b_1319714.html?ref=canada-quebec

 

Finalement, le Québec a le devoir, par convention internatioanle signée par le Canada, de viser la gratuité scolaire. 

Le Canada a signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du haut-commissariat des Nations Unis aux droits de l'homme qui stipule que : "L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité; " A ce que je vois, en bon conservateur, Charest renie l'engagement formel du Parlement voté par des élus, comme Harper pour Kyoto. C'est quoi ces visages à deux faces en pleine illégalité pour ne pas dire de crime de lèse-majesté ? Charest doit au préalable demander à Harper de désengager le Canada...sinon, il est constitutionnellement obligé de viser la gratuité scolaire. Point.

http://www2.ohchr.org/french/law/cescr.htm

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 19:38

Les Témoins de Jéhovah sont passés ce matin et ont laissé leur petit fascicule sur l'imminence de l'apocalypse (!). Thème majeur actuellement chez les chrétiens évangéliques. Dieu ne cesse, semble-t-il, d'envoyer des signes.

 

Il y a certes l'horloge du Parlement qui s'est arrêtée à 7 h. 28 m., chiffres qui correspondent au Psaume inscrit sur la Tour de la Paix lors de la fondation du Canada : «  Il dominera d’une mer à l’autre, Et du fleuve aux extrémités de la terre » (Psaume 72 verset 8). Dieu aurait donné une mission divine (!) au Canada, celle de préparer le retour du Christ, ce retour devant se produire en Israël, d'où le soutien inconditionnel d'Israël des Reform-Conservateurs.

 

Il y a aussi d'autres signes. Parlons de la baisse de la moralité : avortement, homosexualité, mariage gai. L'action de l'antéchrist qui doit procéder l'apocalypse? En tout cas, une conséquence du « socialisme », de l'État envahisseur et d'un état « athée » surtout. On se demande si le démantèlement de l'état par le gouvernement Harper ne s'inspire pas de cette vision.

 

Mais de nouveaux signes marqueraient l'imminence de l'apocalypse : les catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses. C'est dans la Bible. Il serait même « sacrilège » d'accuser l'humain d'être responsable du réchauffement climatique. Commode pour justifier la non-intervention environnementale, ce dont le gouvernement Harper ne se prive pas!

 

Et c'est là que les prédateurs économiques salivent et envahissent l'espace politique et social. Le mouvement est parti des États-unis où les évangéliques ont porté au pouvoir les Républicains, surtout Bush. Ce fut la dérèglementation totale du monde financier. Et la crise! Le Canada n'était pas en reste, juste en retard, retard rattrapé par le Reform Party qui avala le parti progressiste-conseravteur. Et Harper fut élu.

 

La crise économique vit les banques grassement supportées par les fonds publics, les PDG empochant les millions en primes! Et les coupures dans l'état devenir majeures, au point de le paralyser de plus en plus. On s'en va vers l'universalité de l'utilisateur-payeur! La réduction des transferts en santé et les baisses envisagées dans les pensions forceront le recours au privé, donc au monde financier.

 

La fusion église-état a provoqué un transfert du pouvoir politique au monde financier. Dorénavant, c'est dans la rue que s'exprime la démocratie. Occupy Wall Street!

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 20:49

C'est l'hiver. Dehors, un chat hurle sa faim et sa douleur. Il est blessé. Il essaie de gruger ce qu'il peut au travers de ma boite à composter. Je me dis qu'il va être plus malade que nourri s'il mange cela. Je prépare un bol de graines mais le chat a peur de moi et s'enfuit. Je le suis...découvre ce qui est probablement son refuge derrière une vieille fenêtre posée contre un mur. Je dépose le bol tout près. Quelques heures plus tard, le bol est vide ! Je recommence le lendemain et le surlendemain, tout en l'appelant, et j'ajoute un peu de viande.

Le chat a moins peur, ose se montrer à mes appels mais n'approche pas trop. Il me semble blessé à la base de la queue et je vois une boule de chair qui pend sous une cuisse. Mais bientôt il me suit...pour la bouffe. Je lui construis une niche de fortune mais bien isolée -je ne peux l'héberger car j'ai déjà chien et chats. Il y prend finalement résidence...ne fait que manger et dormir pendant 7 jours. Mais je crains pour sa vie car les nuits sont très froides. Mais il survit, couché en boule dans la paille. Il se laisse maintenant cajolé...Il est clair que je dois l'amener chez un vétérinaire, surtout pour la poche de chair sous la cuisse.

Le chat a dû passer la nuit chez le vétérinaire et devra porter un collier "Élizabeth" pour éviter qu'il enlève les points de souture sous la cuisse! Je n'ai d'autres choix que de l'héberger au sous-sol...porte de l'escalier fermée pour éviter quelque bataille que ce soit avec mon chien et les chats, surtout la petite chatte noire, très dominatrice! Cela dure 10 jours...

Le vétérinaire m'a informé que ce chat avait été "opéré" (stérilisé). C'est donc un chat domestique...et de fait, il semble très à l'aise dans une maison! Entre temps, nous lui trouvons un nom : Charlot. Il sera finalement adopté par une jeune femme et mène aujourd'hui une vie de "pacha" chez elle.

Morale : d'abord, pourquoi aurais-je laissé ce chat mourrir de froid, affamé et blessé ? C'eut été de la cruauté. Ensuite, c'est de la colère et même du mépris que je sens pour tous ces villégiateurs, trop nombreux, qui, la saison estivale terminée, abandonnent leur animal sur le bord de nos routes -chats, chiens, furets et que sais-je ! Car tel est l'histoire de Charlot : nous avons découvert qu'il avait été "obèse"...ce n'est certainement pas lui qui a décidé de quitter son douillet domicile! En plus, ce n'est guère faire preuve d'amour avec ses enfants que de les priver de leur minet ou puppy à la fin de l'été.

Ce que je pense des gens qui abandonnent leurs animaux et/ou les maltraitent ? Ils me font peur. En quelque part, me dis-je, leur inconscient, voire leur conscient ? doit me traiter de la même façon!

Marcel Plamondon, MAP

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 18:15

Crise financière mondiale –plus de 30,000 milliards de dollars envolés en fumée ! (au 24 octobre 2008), crise du crédit, dépression économique qui se mondialise et risque d’être très sévère, des milliers d’Américains qui ont perdu leur maison, des milliers de mises à pied chaque jour sur la planète, perte importante des épargnant (à la retraite !), endettement qui dépasse les capacités de rembourser, etc. Le tableau est sombre ! Et rien ne semble indiquer qu’il ne sera plus sombre. Que se passe-t-il donc ?

 

 

On connaît le point de départ, disons officiel : les « subprimes » immobilières. Les banques prêtaient sur la valeur escomptée des maisons et non sur la capacité de payer des emprunteurs. Trop de subprimes sans les augmentations de valeur des maisons escomptées, crise de liquidité des banques et des assureurs, faillite de grandes banques et assureurs américains, la bourse a plongé, les investisseurs ont paniqué. Le crédit se resserre dramatiquement, les consommateurs réduisent leurs achats de façon substantielle, c’est la dépression.

 

 

Explication : en fait, c’est la bulle des spéculateurs qui s’est dégonflée, bulle de produits financiers sans attache au monde réel de l’économie. En fait, faut-il davantage préciser, la limite d’une consommation effrénée, quasi schizophrénique, détachée des besoins réels des capacités et des individus et des sociétés et des environnements. En fait, faut-il enfin le dire, la fin de la primauté du monde financier sur les autres secteurs de la société. « La société tout à l’argent » vient de rendre l’âme. Les humanistes peuvent-ils crier victoire ? Pas tant que le nombre considérable de perdants n’aura pas pansé ses blessures et que les gouvernements n’auront pas pris le virage qui s’impose, soit d’encadrer le système financier.

 

 

A moins que la crise soit plus profonde, soit la perte de confiance dans le système sociopolitique lui-même. Tout est alors possible. Tout dans le sens d’une descente aux enfers! Alarmiste ? C’est pourtant ce qui s’est produit…en Russie, non ? Qui aurait pensé que le communisme s’effondrerait comme un château de cartes ? Je ne vois pas que le capitalisme libre marché soit immunisé. C’est ce capitalisme qui craque de toutes parts actuellement. Une simple étincelle peut mettre le feu aux poudres. Le problème c’est que personne ne sait s’il y aura une telle étincelle et d’où elle pourrait venir. Le système se fragilise de jours en jours –les états sont impuissants à rétablir la confiance.

 

 

Pour le moment, le seul point positif est du côté de l’environnement : le ralentissement économique lui permettra de reprendre un peu sa respiration !

 

 

Marcel Plamondon, MAP

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:17

Je ne pensais pas de mon vivant vivre une crise économique d’envergure mondiale. Pas plus que j’aurais cru voir le communisme tomber comme un château de cartes. Et maintenant, au tour du capitalisme « libre-marché mondial » de s’effondrer !

 

 

Nous avons tous mis le doigt dans l’engrenage. Financiers à la recherche de profits vite faits, inventant des produits financiers purement virtuels –si ce n’est fictifs ? et exigeant le moins de contraintes possibles au nom de l’efficacité du marché; consommateurs frivoles s’endettant comme jamais, cartes de crédit sur cartes de crédit, comblant par le crédit des salaires stationnaires (1); politiciens complaisants rivés à leur échéance électorale ou simplement sans vision, qui ont déréglementé le marché par conviction idéologique. Pourtant l’alarme avait été sonnée, plusieurs fois, mais qui voulait entendre ces scénarios alarmistes ? Le capitalisme n’était-il pas le seul système financier qui avait triomphé et réussi à mondialiser les économies ?

 

 

Mais la crise n’était pas suffisante : il fallait ajouter de gigantesques fraudes financières ! Madoff après El-Ron. Il y en a sûrement d’autres à venir, en surplus des innombrables fraudes par internet et le vol d’identité devenu le sport des crapules. Cupidité et naïveté conjuguées. Un monde à l’argent.

 

 

« Cette affaire (Madoff) est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/12/16/111007.shtml) ». Malheureuse cupidité ? Plutôt stupide, bête et méchante !

 

 

Oui, il faut parler de cette crise alimentaire qui se mondialise, crise crée par la conversion de l’agriculture en substituts du pétrole (production d’éthanol à partir du grain): « La tourmente financière éclipse les signes avant-coureurs d’une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %. (http://planete.qc.ca/mailing/mailing-20081211-2435.html ) ».

 

 

Pouvons-nous être optimistes ? « Yes, we can » ? Au sortir de ces crises –il y aura de grands dommages sociaux, allons-nous nous souvenir ?

 

 

(1) Les écarts de revenus n’ont cessé d’augmenter au cours des dix dernières années surtout en faveur des plus riches, obligeant le consommateur moyen à utiliser le crédit. Les dépenses des ménages ne peuvent donc plus relancer l’économie (ces dépenses représentant 70 % de l’activité économique, l;es gouvernements doivent prendre la relève pour relancer l’économie).

 

 

Marcel Plamondon, MAP

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 09:54

Le Pape persiste et signe : les homosexuels sont une menace pour l'avenir de l'humanité ! Ouf ! Moi qui croyait que c'était plutôt les hétérosexuels qui se reproduisent comme des lapins, créant une surpopulation devenue intenable sur le plan écologique, épuisant les ressources de la seule planète que nous avons, empiétant sur les habitats naturels des animaux et empoisonnant littéralement l'environnement. Il y a de quoi être surpris par la déclaration du Pape, non ?

En fait, le Pape profite de son statut pour contrecarrer la politique de l'ONU de dépénalisation universelle de l'homosexualité lancé le 18 décembre et signée par 66 pays. Faut le faire. La rationalisation ? La sacro-sainte "loi naturelle" qui aurait préséance sur "la théorie du genre" qui établit une distinction entre l'appartenance biologique à tel ou tel sexe et l'identité réelle de la personne. . Si cette loi naturelle dit que la sexualité c'est la reproduction (la famille dirait le Pape)...alors bienvenue dans le monde des lapins ! A ce que je sache, quand les gens font l'amour...ils font l'amour justement ! Rien à voir avec la reproduction dans la grande majorité des cas. Sauf pour quelques fondamentalistes religieux réellement authentiques pour ne pas dire fanatiques.

La morale vaticane a un grand besoin de s'étendre sur le divan du psy, préférablement un psy freudien et très freudien. Cette morale tourne presque exclusivement autour de la sexualité. Explication ? Une personne, tout à fait dans la bonne moyenne des gens, me disait que l'Église avait besoin d'un pape...jeune ! Autrement dit, l'Église est dirigée par une gang de vieux célibataires qui ont passé leur vie dans des sacristies. Envoyons la religieuse sexologue Ross au Vatican, vous savez, celle qui est passée à "Tout le monde en parle" à l'automne 2008 !

C'est la prochaine révolution culturelle : sortir les églises des chambres à coucher. Je parle d'églises au pluriel car la plupart accorde une importance démesurée à la morale sexuelle. Si ces morales incluaient au moins une éducation sexuelle des fidèles, et une éducation faisant appel aux sciences humaines. Mais surtout ces morales devraient rester dans leur champs de juridiction et cesser de faire la morale aux sociétés civiles. Un exemple scandaleux de cette attitude de dictature des consciences est le refus par le Vatican de proposer l'usage du condom pour lutter contre le sida en Afrique avec pour conséquence que des milliers d'enfants viennent au monde avec le sida. Bel humanisme, beau christianisme !

Et puis, Benoit, l'Évangile, est-ce toujours l'amour du prochain ?

Marcel Plamondon, MAP

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Published by marcelp7 - dans Société
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