Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:07

Il n'y a plus de doute possible : les humains sont responsables du réchauffement climatique.  Oubliez l'origine solaire  : "L'activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période." (http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2569_academie_sciences_rechauffement_climatique.php). Nous avons le rapport de l'ONU, celui du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) (http://www.greenfacts.org/fr/changement-climatique-re4/index.htm), celui de l'Académie européenne des sciences (le changement climatique de l'Académie des sciences (http://www.academie-sciences.fr/publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf) et, dernièrement, la position d'un groupe de scientifiques australiens (http://www.care2.com/causes/%E2%80%9Cclimate-change-is-real-we-are-causing-it-coverage-botched-australian-report.html).

 

Mais ces faits irréfutables ont leurs opposants, appelés climatosceptiques.  Oublions les rigolos comme le député  Maxime Bernier qui prétend (sur quelle base scientifique ?) que le réchauffement est dû au soleil, pour nous concentrer sur des climatosceptiques scientifiques ou journalistes se référant à des études scientifiques.  D'abord, 

"si l'on observe plus précisément la liste des articles (climatologiques), on constate qu'une bonne proportion de celle-ci est en fait le fruit d'un petit réseau d'individus qui co-écrivent les articles. Ces divers auteurs peuvent facilement être liés à l'industrie pétrolière." dont ExxonMobile et Koch. (http://www.slate.fr/lien/37119/etude-climatosceptique-exxonmobil-climat).  C'est déjà suspecte, non ? Lire cet article sur la "valeur scientifique" (!) des climatosceptiques reconnus : http://www.slate.fr/story/18809/qui-sont-les-climatosceptiques-giec-allegre-courtillot- . On parle plus dans leur cas de positions idéologiques ou de scientifiques se prononçant dans un domaine de science qui n'est pas le leur. 

 

Ensuite, il y a ceux et celles qui se font les propagandistes de ce scepticisme, soit par intérêt personnel (visibilité) soit comme propagandistes d'un parti politique ou de groupes industriels soit comme des ignorants.  Ce sont ces gens qui avaient fait tout un plat de quelques courriels au GIEC montrant certaines lacunes dans l'évaluation de certains phénomènes, comme la fonte des glaciers de l'Himalaya.  Les vérifications scientifiques de rigueur n'avaient pas été faites.  (http://www.slate.fr/story/16231/climat-climategate-climatosceptiques-copenhague-giec-science).  

 

Parmi ces climatosceptiques non-scientifiques, il y a ceux qui parlent de complot du groupe GIEC de l'ONU.  Là, ici, on déraille : comment pourrait-on faire taire des milliers de scientifiques, qui seraient complices d'une supercherie, dont certains de haut niveau et reconnus pour leur intégrité ? Quand même...

 

Les climatosceptiques, comme les propagandistes de la droite politique, jouissent d'une grande couverture de presse.  On serait tenté de parler de presse à sensations qui recherchent avant tout à augmenter le tirage.  Certains sont financés par des groupes industriels qui ont tout intérêt à ce que les gouvernements ne les contraignent pas dans leur maximalisation du profit.

 

Les conséquences de cette croisade contre le réchauffement climatique sont catastrophiques car ils empêchent les gouvernements d'agir et d'assurer notre survie.  On se demande même s'il n'est pas trop tard à constater les  changements brutaux du climat, de plus en plus fréquents.  Est-on au seuil de l'emballement des changements climatiques ? On se croise les doigts mais avec angoisse.

 

Le réseau social Facebook est de plus en plus envahi par des climatosceptiques.  Ces gens affirment leur scepticisme mais refusent même de discuter "raisonnablement" de la position inverse.  Ils citent toutes sortes d'études prétendument scientifiques dont certaines restent introuvables (!).  Leurs arguments résistent peu à l'analyse rigoureuse mais ils ont l'influence de ceux et elles qui affirment avec force et conviction, comme les fondamentalistes religieux !  Leur succès repose sur le nombre de faibles d'esprit et d'ignorants. Sur Facebook : Trucs pour réfuter les arguments des climatosceptiques (https://www.facebook.com/note.php?note_id=118180794917766&id=100001486067647)

 

Je risque fort de me "faire descendre" comme on dit, de me faire traiter de tous les noms.  Mais je n'y peux rien, la science étant la science !  

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

 

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 14:27

 

Le budget 2011 des conservateurs-réformistes canadiens ne contient plus aucun programme environnemental. C'est la fin de ce secteur d'activités des politiques canadiennes, surtout depuis que le nouveau ministre de l'environnement se réjouissait que le Canada offrait un «  pétrole éthique »  (sic) ! L'argent ainsi épargné ira d'une part aux baisses d'impôts des entreprises -on sait que ces baisses prennent le chemin des paradis fiscaux, et d,autre part, au maintien des crédits d'impôts et subventions à la recherche des pétrolières. L'exploitation des sables bitumineux ne fera qu'augmenter et si besoin est, le fédéral subventionnera une usine à énergie nucléaire pour pallier à l'épuisement du gaz naturel nécessaire pour chauffer l'eau d'extraction du bitume. Et si l'eau venait à manquer, le fleuve Athabaska s'épuise, un pipeline pourrait la puiser dans l'océan arctique qui ne cesse de fondre.

 

Le portrait n'est guère mieux aux États-unis. Après le retentissant échec de Copenhague et malgré la marée noire du Golfe du Mexique, les Républicains se préparent au lancement des forages en mer tout azimut et à la généralisation des forages des gaz de schistes, quitte à « forcer » les états et municipalités récalcitrantes ou qui ont déjà décrété un moratoire. Les Républicains ont laissé savoir qu'ils avaient l'intention de démanteler l'Environmental Protection Agency (EPA). Sur le plan environnementale, La Chine devance déjà les Américains ! Qui plus est, la faillite budgétaire technique de la majorité des états les amène à délaisser au privé, et aux citoyens, les activités de cueillette des ordures, du recyclage, etc. Il n'y aura pas plus d'accord d'Après-Kyoto aux États-unis qu'il n'y eut d'Accord de Kyoto !

 

Qu'en est-il au Québec ? Pour le moment, un imbroglio dû à la découverte par les citoyens et municipalités des permis accordés en secret aux gazières et aux audiences du BAPE dont le rapport, bien que financé par des fonds publics, restera confidentiel jusqu'au début mai. Mais les gazières avaient prévu le coup et ont nommé le meilleur (!) négociateur en la personne de Lucien Bouchard, qui ajoute à l'imbroglio en déclarant agir dans les intérêts supérieurs du Québec tout en se présentant comme l'avocat de Talisman, une gazière ! Fort de la loi des mines qui confère la propriété du sous-sol à l'état, donc aux minières en pratique, il faut s'attendre au développement de la filière gaz de schiste, même si les forages se feront sur les terres agricoles du Québec. Par ailleurs, les libéraux ont changé le zonage de l'île d'Anticosti et transféré la filière pétrolière d'Hydro-Québec à Talisman pour extraire le pétrole de cet île. Ils se prépare aussi à devenir partenaire de Terre-Neuve dans le forage des réserves pétrolières du Old Harry dans le Golfe St-Laurent. Fin donc de la filière des énergies renouvelables au Québec.

 

Au moment même où le réchauffement climatique laisse entrevoir des catastrophes, on met plein gaz sur les énergies fossiles ! Le capitalisme financier a faim, d'autant que comme les écureuils, il fait des réserves, dans différents paradis fiscaux, dans l'or, dans l'immobilier, dans le foncier des terres arabes, dans la sécurité, pour les jours sombres qui s'en viennent. Le peuple se débrouillera comme il pourra.

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

 

 

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:22

Je voudrais de toutes mes forces croire que Cancun a été un succès, du moins un nouvel élan pour relancer la lutte aux changements climatiques. Je voudrais croire que " l'entente pour s'entendre l'an prochain " (!) n'est pas un leurre.

 

Cancun n'est pas l'échec noir de Copenhague, écoutons Steven Guilbeault, d'Équiterre : « D’importantes décisions ont été prises ici à Cancun quant à la réduction de le déforestation, le financement et le transfert de technologies. Malgré certaines faiblesses, cet accord va permettre au Protocole de Kyoto et à nos efforts collectifs de poursuivre la lutte contre les changements climatiques, et d’atteindre un accord juste, ambitieux et contraignant en 2011. Cela étant dit, cette entente est silencieuse sur le fossé important qui sépare les engagements pris par les pays et ce que la science exige en matière de protection du climat. Il s’agit d’un défi qui demandera un niveau sans précédant de volonté politique qui doit commencer par l’action au niveau national, une chose que le gouvernement Harper n’a pas encore réussi à démontrer. »

 

Je crois que la reforestation est une stratégie très prometteuse, c'est comme passer par la porte arrière quand la grande porte est fermée. Mais, car il y a un gros mais, n'est-ce pas éteindre des feux que nous allumons constamment par notre mode de vie ? Planterons-nous assez d'arbres pour siphonner tout le carbone que nous émettons en quantités grandissantes ?

 

Voilà la question de fond qu'aucun pays, sauf la Bolivie ? ne veut pas voir : notre modèle de développement basé sur le progrès économique comme valeur première, sur la consommation, sur le niveau de vie.

 

"...il n’est pas possible de régler la question climatique sans transformer profondément notre modèle de production et de développement : de véritables réductions d’émissions de GES des pays du Nord, la reconnaissance des droits des populations indigènes et paysannes dans la protection des forêts et le rejet du dispositif REDD actuellement en cours de négociation ( http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&ArticleID=5930&l=fr) , l’arrêt de la marchandisation des ressources naturelles, le transfert hors marché de technologies propres et de financements conséquents vers les pays pauvres, la fin des traités de libre-échange agricoles détruisant l’agriculture paysanne et les marchés locaux, la relocalisation des activités de production, un moratoire sur l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères, etc..." ( http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique/article/cancun-exclus-des-negociations )

 

Dois-je ajouter autre chose ? Peut-être que réagirons-nous dans le bon sens...quand il sera trop tard !

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

 

 

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:32

Préparez-vous à avoir un choc...

 

‎" D'après les données, incomplètes, dont on dispose, les paradis fiscaux représentent la moitié des activités internationales des banques (environ la moitié des dépôts et des crédits internationaux reçus et effectués parles banques proviennent et vont dans des paradis fiscaux) et concentrent un tiers des investissements directs à l'étranger des firmes, ce qui donne une image un peu bizarre de l'économie mondiale. Par exemple, les Bermudes reçoivent plus d'investissements des multinationales états-uniennes que la Chine, ou bien les résidents des Iles vierges britanniques investissent plus en Chine que les États-uniens et les Européens ! "

 

Un texte extrait du Livre de Jean-François Lisée et Éric Montpetit : " Imaginer l'après-crise " page 205

 

Je n'ajoute rien pour le moment...

 

Marcel Plamondon. MAP

sociologue.

http://www.facebook.com/marcel.plamondon

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:33

A Tout le monde en parle le dimanche 10 octobre 2010, tout le Québec a pu voir la ministre Normandeau se donner des airs de <<Maîtres chez nous>> à la Jean Lesage, en évoquant la richesse du gaz qui dort dans notre sous-sol. En laissant de côté sa petite mise en scène de campagne à la chefferie, ça crevait l'écran ! que doit-on en penser ?

D'abord, ça crevait aussi l'écran, la décision est prise : le Québec va exploiter ce gaz de schiste.  C'est écrit dans le ciel. Mais comme le monde a chialé assez fort (la Normandeau n'a cependant pas aimé le " criage" des assemblée de caillé ! quel manque de civisme, non ?) elle a demandé (enfin pour une fois -rappelons-nous le projet du pipeline de l'Alberta devant passer sur les terres agricoles de l'Estrie ! ) a donc demandé au BAPE de faire une évaluation environnementale. On s'entend ici : une évaluation environnementale, pas industrielle car on sait (!) que ce sera payant pour le Québec, non ? Elle l'a dit clairement mais ai-je bien entendu : 350 millions $ l'an en redevances ? Qu'on me corrige SVP mais si c'est ce que j'ai entendu, qu'est-ce que 350 M$ sur le 60 milliards $ de budget québécois ? Me semble que Loto-Québec rapporte plus sans aucun risque (sauf les dommages collatéraux en santé...), la SAQ ? Et Hydro, Hydro...la vache à lait du Québec. Disons que je serai bon garçon, 350 M$ c'est mieux que rien.

Mais ces redevances seront-elles " nettes" -dans le sens comptable ici...le BAPE saura-t-il nous donner une idée assez juste des coûts des <<dommages collatéraux>> du genre contamination de la source d'eau d'une municipalité, explosion d'une résidence (espérons que ce ne sera pas du genre centre d'accueil ou garderie -ne me jetez pas de pierres tout de suite car aux États-unis, en Floride je crois, on fait du forage sous une école, oui une école !).

L'expérience américaine présente des cas d'horreur du forage au gaz de schsite.  Ce sera différent au Québec ? Peut-être à cause de la protection que nous apportera notre nouveau saint homme le Frère André ? Allons tous monter les marches de l'Oratoire sur les genoux...

En écoutant la Normandeau, elle parle bien, non ? je ne pouvais m'empêcher de me rappeler la fable de La Fontaine, populairement renommée Perrette et le pot au lait (La laitière et le pot au lait). Et ici La Fontaine a été prophétique, du moins pour le Québec, car le gaz est sous des terres agricoles : "...adieu veau, vache, cochon, couvée ; La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri, Sa fortune ainsi répandue..."
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Laiti%C3%A8re_et_le_Pot_au_lait_%28Collinet%29

Marcel Plamondon, MAP
Sociologue

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:44

L'histoire se répète : un autre chat vient de trouver refuge chez moi (voir mon blog plus avant : L'histoire de Charlot...le chat).  Chat errant ? Chat abandonné ? Tout ce que je sais, c'est qu'il (elle?) n'est pas un chat sauvage.  Il a des allures de chat de gouttière ! Et il a très peur...il sait que je lui apporte de la nourriture quand je vais vers lui mais ne se montre le bout du nez que lorsqu'il ne me voit plus.  Un chat maltraité ?

Histoire "banale" de nos sociétés.  Il ne faudrait pas en faire tout un plat ?  Après tout, un chat est un chat ? Hé bien, non ! Un chat, c'est aussi le symbole, vivant, du monde animal, comme le sont le chien, le furet, le rat.  Traiter un chat comme un divertissement dont on se débarrasse quand on n'en veut plus, ou dont on ne s'occupe plus, c'est traiter la nature comme une simple utilité, un amusement, voire une nuisance quand elle devient exigeante et, finalement, notre dépotoir ! 

Mais d'où vient donc une telle attitude ?  Inconscience ?  Imbécilité ?  Il me semble que c'est plus profond dans notre psyché. Nous avons adopté des modes de vie qui excluent souvent une harmonisation avec la nature et avec notre propre nature animale au surplus ! Comme si ne ne dépendions pas de la nature, pire, comme si nous devions exclure toute harmonisation avec la nature pour nous réaliser comme humains.  Nous vivons dans le béton et l'alphaste, brûlons les routes de déglaçant l'hiver, consommons de façon frivole, emplissons dépotoirs sur dépotoirs, intoxiquons tout ce que nous touchons, vidons les océans de toute vie, vicions l'air que nous respirons...tout en continuant à nous reproduire comme des lapins, envahissant tous les habitats naturels.  Étrange et inquiétant pour un animal...raisonnable !

Des experts de tout acabit se sont penchés sur cette attitude disons-le clairement, suicidaire.  Mais qu'avons-nous contre la nature et les animaux ? Il semble qu'il faille remonter loin dans la préhistoire, en fait au néolithique, il y aurait 10,000 ans.  On assiste à la fonte des glaces de la dernière glaciation.  Les habitats naturels s'étendent, les animaux émigrent, au point où chasser ne suffit plus à nourrir sa tribu.  L'humain devient agriculteur et éleveur.  Les spécialistes notent à cette époque un changement radical des "légendes religieuses" qui indiquent une sorte de sortie du...paradis terrestre.  On passe de religions matriarcales, de "Terre-Mère" où règne l'harmonie avec la nature, à des religions patriarcales qui font violence à tout ce qui est naturel, (lire la dogmatique catholique),   probablement dû au pouvoir que prennent les "mâles", seuls capables de la force physique qu'exige l'agriculture.  L'être humain a subit tout un choc quand sa survie a été menacée "par une nature devenue hostile".  ...On situe aussi la prise de conscience de l'individualité à cette époque : l'être 'humain ne se voit plus comme un animal, comme un être de nature (1).

Il faudra bien faire marche arrière un jour et le plus tôt sera le mieux, en espérant qu'il ne soit pas trop tard...A force de ne voir que soi-même, on prend les allures "d'un être évoluant dans le néant" et quelque chose me dit que c'est le néant qui va l'emporter ! Une sorte de solitude ontologique qu'on essaie de surmonter par les moyens du bord, souvent illusoires, dont des applications web tels Facebook et Twitter, incluant, bien sûr, les sites de rencontres virtuelles.  Peut-on être plus coupé de la réalité et de la nature ?

Marcel Plamondon, MAP

(1) L'explication la plus crédible de l'effet de ce passage du paléolithique au néolithique est dans un ouvrage du spychanalyste-théologien Eugen Drewermann : Fonctionnaires de Dieu, pages 310-311 et suivantes, Albin-Michel.

Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:35
Ottawa et l'Alberta vont poursuivre Syncrude pour la mort de 500 canards sur ses lacs de décantation où sont stockés les eaux de traitement des sables bitumineux.  Les sifflets qui éloignent les oiseaux de ces lacs ne fonctionnaient pas !  Bien, direz-vous. Mais d'abord les pénalités sont symboliques pour Syncrude : 500,000$ et 300,000$, c'est comme si vous receviez, vous le canadien moyen, une contravention de 5$ pour avoir passer sur un feu rouge !  Ensuite, le problème ce ne sont pas les canards attirés par l'eau, on s'entend, non ? ce sont ces lacs de décantation d'une toxicité extrème (un canard qui se pose sur ces eaux meurt sur le coup !).  Pire, ces compagnies utilisent 1,8 milliards de litres d'eau par jour pour traiter ces sables bitumineux ! Surréaliste !  Tout ça pour produire du pétrole...et des gaz à effet de serre.  Nous pourrions facilement nous passer de ce pétrole sale en nous convertissant à l'énergie éolienne et solaire.

Les gouvernement Harper et de l'Alberta vont tout faire pour assurer l'exploitation des sables bitumineux, quelle que soit le prix à payer pour les Canadiens : pollution atmosphérique sans précédent, gaspillage de quantité énorme d'eau, risques de catastrophes environnementales si les bassins cèdent à la pression, maladies respiratoires et cancers, voire des morts !

Mais où est donc le monsieur Ignatieff ???

Marcel Plamondon, MAP
Repost 0
Published by Chroniqueur - dans Environnement
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Marcel Plamondon
  • Le blog de Marcel Plamondon
  • : Opinion générale sur des sujets d'intérêt
  • Contact

Profil

  • Chroniqueur
  • Retraité, ex-conseiller économique,
Fais de l'action communautaire, 
Membre d'un choeur de chant 
et d'une troupe de théâtre
  • Retraité, ex-conseiller économique, Fais de l'action communautaire, Membre d'un choeur de chant et d'une troupe de théâtre

Recherche