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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:51

 

(Texte original publié le 20 décembre 2008)

 

 

Je ne pensais pas de mon vivant vivre une crise économique d’envergure mondiale (2008). Pas plus que j’aurais cru voir le communisme tomber comme un château de cartes. Et maintenant, au tour du capitalisme « libre-marché mondial » de s’effondrer ! 

 

 

Nous avons tous mis le doigt dans l’engrenage. Financiers à la recherche de profits vite faits, inventant des produits financiers purement virtuels –si ce n’est fictifs ? et exigeant le moins de contraintes possibles au nom de l’efficacité du marché; consommateurs frivoles s’endettant comme jamais, cartes de crédit sur cartes de crédit, comblant par le crédit des salaires stationnaires (1); politiciens complaisants rivés à leur échéance électorale ou simplement sans vision, qui ont déréglementé le marché par conviction idéologique. Pourtant l’alarme avait été sonnée, plusieurs fois, mais qui voulait entendre ces scénarios alarmistes ? Le capitalisme n’était-il pas le seul système financier qui avait triomphé et réussi à mondialiser les économies ?

 

 

Mais la crise n’était pas suffisante : il fallait ajouter de gigantesques fraudes financières ! Madoff après El-Ron. Il y en a sûrement d’autres à venir, en surplus des innombrables fraudes par internet et le vol d’identité devenu le sport des crapules. Cupidité et naïveté conjuguées. Un monde à l’argent.

 

 

« Cette affaire (Madoff) est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/12/16/111007.shtml) ».Malheureuse cupidité ? Plutôt stupide, bête et méchante !

 

 

Oui, il faut parler de cette crise alimentaire qui se mondialise, crise crée par la conversion de l’agriculture en substituts du pétrole (production d’éthanol à partir du grain): « La tourmente financière éclipse les signes avant-coureurs d’une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %. (http://planete.qc.ca/mailing/mailing-20081211-2435.html ) ».

 

 

Pouvons-nous être optimistes ? « Yes, we can » ? Au sortir de ces crises –il y aura de grands dommages sociaux, allons-nous nous souvenir ?

 

 

(1) Les écarts de revenus n’ont cessé d’augmenter au cours des dix dernières années surtout en faveur des plus riches, obligeant le consommateur moyen à utiliser le crédit. Les dépenses des ménages ne peuvent donc plus relancer l’économie (ces dépenses représentant 70 % de l’activité économique, l;es gouvernements doivent prendre la relève pour relancer l’économie).

 

 

Marcel Plamondon, MAP

 
 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 07:39

Les effets néfastes de l'exploitation des sables bitumineux sur l'environnement sont multiples et parmi les plus grands générateurs de gaz à effet de serre. On trouvera une documentation dès plus complètes sur la page Facebook Ensemble contre les sables bitumineux. Cependant, on oublie des effets tout aussi néfastes sur l'économie : enfermement du « Canada dans un modèle de développement dépendant du carbone qui nuit à l’innovation, en plus d’échapper au contrôle de l’État » (Polaris), désintégration du secteur manufacturier canadien, augmentation des coûts des touristes canadiens à l'étranger, freinage des investissements, donc aussi de l'emploi, dans le secteur des énergies renouvelables, appauvrissement de la province productrice, l'Alberta, et du Canada, et, non des moindres, maintien d'un faible prix mondial du pétrole permettant d'augmenter le parc automobile et donc nécessitant la construction de nouvelles routes et une pression accrue sur l'entretien des infrastructures de transport déjà vieillies.

 

La désintégration du secteur manufacturier canadien est probablement l'effet économique négatif le plus senti et immédiat au cours des 10 dernières années. C'est ce qu'on appelle <<le mal hollandais>> : un dollar gonflé par l'offre et le prix du pétrole nuit aux exportations manufacturières devenues trop chères. On parle d'une perte autour de 500,000 emplois et des emplois bien payés (Pétrole : l'ouest ou pas l'ouest?). « il y a des liens importants entre le pétrole, le dollar et les emplois manufacturiers. Ainsi, les prix du pétrole ont bondi de 300 % depuis 10 ans, le dollar canadien, de 50 %, tandis que les emplois manufacturiers ont chuté de 30 %. » (Gérald Fillion).Les principales victimes ont été le Québec et l'Ontario. En plus, le secteur pétrolier ne comble pas le vide de l'emploi ainsi créé car c'est un secteur peu intensif au niveau de l'emploi (idem). 

 

Cette désintégration du secteur manufacturier n'est pas sans affecter la balance commerciale du Canada. Le NPD le faisait remarquer en avril 2013 en déclarant que « le déficit commercial du secteur manufacturier a presque quadruplé depuis 2006, s’établissant à un peu plus de 100 milliards $. »  Constat que fait le monde des affaires en février 2013 en mentionnant que le déficit canadien reste énorme. Voir le tableau de l'évolution de la balance commerciale canadienne entre 1960 et 2011.

 

Paradoxalement, l'Alberta, province productrice de ce pétrole issu des sables bitumineux, s'appauvrit. La province annonce un manque à gagner de 6 milliards $ pour 2012-2013 (Gérald Fillion). Certes, le prix du pétrole albertain est en-dessous du prix mondial en raison des difficultés d'exportation de ce pétrole (retard de la mise en place des oléoducs) mais il faut aussi souligner le caractère mono-industriel de l'économie de cette province qui ne table que sur le secteur des ressources. L'avenir s'annonce sombre pour l'Alberta, et pour le Canada, même avec un prix plus élevé du baril de pétrole : « La stratégie sur le bitume que suit actuellement le Canada ne fait pas qu’endommager l’environnement. Elle laisse notre économie très vulnérable à la contraction des marchés du bitume au moment où le monde se tourne vers des carburants moins polluants»(Polaris). Et ce constat ne semble pas tenir compte du coût de restauration des sites pétroliers ni des possibles intoxications des nappes phréatiques avoisinantes et même lointaines, sans oublier les problèmes de santé qui commencent à apparaître chez les travailleurs et ceux dénoncés chez les populations amérindiennes (cancer).

 

Comme si ce n'était pas assez, l'emphase mise sur le pétrole non conventionnel, en augmentant l'offre, va maintenir un prix du baril en bas de 100 $, retardant d'autant le développement d'énergies alternatives plus propres, avec toutes les conséquences environnementales et économiques que cela implique (Agence internationale de l'énergie). Le XXIe siècle énergétique risque de ressembler au XXe siècle mais avec une grosse hypothèque : un taux de GES qui a déjà fait augmenter la température de globe de 2 degrés C. limite au-delà de laquelle le climat va s'emballer, et des infrastructures de transport déjà à leur fin de vie. Doit-on dire « Bienvenue en enfer »?

 

"le Canada démontre de plus en plus deux des caractéristiques les plus néfastes des États pétroliers. Tout d'abord, le Canada démontre des signes inquiétants de syndrome hollandais avec un cœur manufacturier qui s'est contracté du tiers sous l'effet d'un dollar dopé par les revenus pétroliers. Le Canada est aussi devenu un cancre de l'innovation et de la productivité. Ensuite, les attaques systématiques contre les scientifiques et les groupes écologistes, le démantèlement des lois assurant la protection de l'environnement et de la santé humaine, et les atteintes aux droits fondamentaux des peuples autochtones ne sont que quelques exemples d'un pouvoir central qui fait tout pour écraser la dissidence. L'économie et la démocratie canadiennes se désagrègent au contact du pétrole. Le Canada ressemble de plus en plus à ces pays d'où nous provient ce pétrole qu'on qualifie de non-éthique." http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2013/04/notre-keystone/

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 09:52

L'honorable James M. Flaherty

député fédéral de la circonscription de Whitby–Oshawa

Ministre des finances du Canada

Chambre des communes
Ottawa, Ontario
K1A 0A6

 

Monsieur Flaherty,

 

En tant que canadien et payeur de taxes, je ne peux que vous encourager à poursuivre votre objectif d'atteinte de l'équilibre budgétaire du pays. C'est pourquoi je voudrais vous soumettre, bien humblement il va sans dire, une proposition qui me semble devoir contribuer à l'atteinte de votre objectif et, j'en suis persuadé, à celui de tous les canadiens et canadiennes.

 

Vous avez, à n'en pas douter, lu le livre de l'experte canadienne en fiscalité, Brigitte Alepin, « La crise fiscale qui vient ». Mais je comprends que votre emploi du temps ne vous a certainement pas permis de tirer toutes les conclusions de ce livre fort bien documenté, par ailleurs, sur tous les aspects de la fiscalité. Je ne veux pas entrer ici dans le labyrinthe des lois et règlements permettant aux entreprises la « double imposition » qui les autorise à déclarer leurs profits dans des pays à faible imposition si ce n'est à imposition nulle. Je laisse cela à vos fonctionnaires spécialistes.

 

Non, je ne veux que vous rapporter quelques chiffres, chiffres qui d'ailleurs viennent de votre gouvernement, ceux de l'évasion fiscale. Sans plus de verbiage -votre temps est précieux- voici ces chiffres :

 

Valeur de l'évasion fiscale au Canada (dollars allant dans les paradis fiscaux)

2003 : 88 milliards $
2009 : 146 milliards $
-------------------------------
2013 : 210 milliards $ (estimé)
2014 : 233  milliards $ (estimé)
2015 : 259  milliards $ (estimé)


Base de calcul : Brigitte Alepin, La crise fiscale qui vient, p.53 (avec les données fournies par le gouvernement fédéral)

 

Vous visez l'équilibre budgétaire pour l'élection de 2015. Vous disposeriez donc pour ce faire, en extrapolant les chiffres ci-avant rapportés, d'une somme potentielle approximative de : 259 milliards $CAN pour la seule année 2015 ! Et ce, sans augmenter les impôts de quiconque, entreprises compris! Vos fonctionnaires pourront refaire ces calculs pour plus de sûreté et précision mais l'important ici, même en tenant compte d'erreurs de précision de ma part, est de prendre note de l'ampleur de la marge de manœuvre dont vous disposez. On parle de centaines de milliards $CAN! Ce n'est pas rien, convenez-en. Mais, surtout, puissiez-vous y trouver les fonds dont nos services publics ont besoin, au lieu de devoir les réduire ou les abandonner.

 

Veuillez accepter mes sincères salutations,

 

Marcel Plamondon, MAP

St-André-Avellin, Québec

 

 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 17:41

extrait d'un article du quotidien Le Devoir, écrit par Gil Courtemanche le 4 janvier 2009
(http://www.ledevoir.com/2009/01/03/225523.html?fe=5781&fp=397070&fr=125513)

" Les gens qui gravitent autour des marchés financiers et boursiers se sont beaucoup amusés durant les dix dernières années. Copains, copains, les spécialistes, courtiers, investisseurs, économistes-conseil et commentateurs ont joué à la hausse, utilisé les «hedge funds» et jonglé avec les produits dérivés, ces chimères inventées par des ordinateurs. Et ils ont récolté. Jamais les revenus des plus riches n'avaient augmenté autant par rapport au revenu moyen que durant ces dix glorieuses pour les «gens de la finance». "

En 2007, 50 américains ont empoché...1,2 milliards en salaires ! 

Marcel Plamondon, MAP

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