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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:22

Je voudrais de toutes mes forces croire que Cancun a été un succès, du moins un nouvel élan pour relancer la lutte aux changements climatiques. Je voudrais croire que " l'entente pour s'entendre l'an prochain " (!) n'est pas un leurre.

 

Cancun n'est pas l'échec noir de Copenhague, écoutons Steven Guilbeault, d'Équiterre : « D’importantes décisions ont été prises ici à Cancun quant à la réduction de le déforestation, le financement et le transfert de technologies. Malgré certaines faiblesses, cet accord va permettre au Protocole de Kyoto et à nos efforts collectifs de poursuivre la lutte contre les changements climatiques, et d’atteindre un accord juste, ambitieux et contraignant en 2011. Cela étant dit, cette entente est silencieuse sur le fossé important qui sépare les engagements pris par les pays et ce que la science exige en matière de protection du climat. Il s’agit d’un défi qui demandera un niveau sans précédant de volonté politique qui doit commencer par l’action au niveau national, une chose que le gouvernement Harper n’a pas encore réussi à démontrer. »

 

Je crois que la reforestation est une stratégie très prometteuse, c'est comme passer par la porte arrière quand la grande porte est fermée. Mais, car il y a un gros mais, n'est-ce pas éteindre des feux que nous allumons constamment par notre mode de vie ? Planterons-nous assez d'arbres pour siphonner tout le carbone que nous émettons en quantités grandissantes ?

 

Voilà la question de fond qu'aucun pays, sauf la Bolivie ? ne veut pas voir : notre modèle de développement basé sur le progrès économique comme valeur première, sur la consommation, sur le niveau de vie.

 

"...il n’est pas possible de régler la question climatique sans transformer profondément notre modèle de production et de développement : de véritables réductions d’émissions de GES des pays du Nord, la reconnaissance des droits des populations indigènes et paysannes dans la protection des forêts et le rejet du dispositif REDD actuellement en cours de négociation ( http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=545&ArticleID=5930&l=fr) , l’arrêt de la marchandisation des ressources naturelles, le transfert hors marché de technologies propres et de financements conséquents vers les pays pauvres, la fin des traités de libre-échange agricoles détruisant l’agriculture paysanne et les marchés locaux, la relocalisation des activités de production, un moratoire sur l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères, etc..." ( http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique/article/cancun-exclus-des-negociations )

 

Dois-je ajouter autre chose ? Peut-être que réagirons-nous dans le bon sens...quand il sera trop tard !

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 13:17

On annonce aujourd'hui mercredi 8 décembre que Charest va couper un million de $ dans les soins à domicile. Pourtant ces soins sont sous-financés et permettent d'éviter des hospitalisations beaucoup plus chères. A mois que l'intention de Charest soit de forcer le recours à des agences privées, on en voit pas trop la justification.

On pourrait aligner la longue listes de coupures insensées et de surtaxes. Une qui vient à l'esprit est la rentable Recyl-Québec !  Un véritable cadeau au privé ! Au point où on commence à comprendre le sens des PPP : Privatisation, Privatisation, Privatisation !  Les rumeurs persistent sur la privatisation d'Hydro-Québec et même de la Caisse de dépôt et placement. En secret, on élabore la stratégie de la privatisation de Revenu Québec.  Suite logique à la privatisation des agences québoises du pétrole et du gaz.

Je n'ai rien, en principe, contre la privatisation.  Mais de là à vider les poches des contribuables et à donner nos ressources et nos joyaux, il y une ligne à ne pas franchir, non ? Et bien oui, Charest la franchit, sans gêne, sans retenue, au nom de...de quoi au juste ? Certes pas au nom des intérêts du peuple québécois, à part, bien sûr, des entrepreneurs privées.  Sa caisse électorale peut bien exploser !

En fait, au nom d'une idéologie, appelée néo-libéralisme, dont l'exemple le plus perfide est l'amérique de l'oncle Sam. Le libre marché érigé en dogme absolu.  Celui qui a provoqué la dernière crise et qui a fait tant de victimes, celui auquel se réfèrent les banques et Wall street, celui qui dit que le très riche mérite son argent et qu'on ne doit pas  taxer le...mérite -bien que la plupart des riches n'ont pas acquis leur fortune à la sueur de leur front ! celui qui ferme les yeux sur les paradis fiscaux, celui qui voit comme sacrilège la taxation des transactions bancaires, celui qui par ses lobbies lutte contre les mesures environnementales, etc.

Si le Canada sous Harper devient une église, au sens original de ce mot soit un ordre moral, le Québec devient un microcosme des États-unis.  C'est là le sens à donner au déclin de l'Amérique, à la fin d'un empire dont le Québec a fait et fait toujours partie, parfois malgré lui certes mais maintenant avec son accord.

Marcel Plamondon, MAP
Socilogue.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:47

Imaginez une région montagneuse, donc une région à <<obstacles>> pour la diffusion d'un signal numérique par la voie des airs.  Le bon sens dirait : mieux vaut utiliser le câble, non ? Et bien non, pas selon la MRC Papineau. Trop cher ! Entendez : une dépense municipale est une dépense de taxes et non un investissement collectif ! On va donc au moins cher, au cheap comme on dit. Le résultat ? Faut parfois, trop souvent, utiliser le bon vieux modem pour aller chercher ses courriels, retour à l'internet à pédales !

 

Pourtant, la Gaspésie utilise un système similaire de micro-ondes dans une région montagneuse similaire et ça fonctionne à des coûts bien comparables.  Pourquoi ? Le modèle coopératif ! Voici le lien : http://www.journalensemble.coop/article/52

 

La haute vitesse dans la MRC Papineau est un labyrinthe, pour ne pas dire un fouillis : le câble pour les <<urbains>> et encore, car ça exlut le nord de la région. La téléphonie pour ceux qui restent assez près d'une centrale, encore les urbains.  Les micros-ondes là où il y a des tours de diffusion (on en sait trop quels critères sont utilisés pour leur implantation).  Les autres qui sont prêts à payer le prix pour une connexion par satelite.  Récemment, pour ceux qui captent le signal du téléphone cellualire, le "Turbo".  Et puis les pédaleux à modem (quand le signal arrive à atteindre 28.8/31.2 bauds ! because les fils de téléphone sont vieux et corrodés).

 

On comprendra ici la stratégie municipale : ne pas augmenter les taxes (l'excommunication vaticane n'est rien à comparer à ce sacrilège). C'est la priorité des priorités. Que des entrepreneurs et des jeunes boudent la MRC, pouah ! ce ne sont que des <<étranges>> après tout. Fin de la séance municipale, on s'en va jouer aux cartes au club de l'âge d'or.

 

J'oubliais, La MRC s'est offerte un bel édifice tout neuf. Après tout, un maire, c'est un maire, non ?

Marcel Plamondon, MAP
Sociologue
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 10:49

" Fifi (un chimpanzé) savait tooujours quand je revenais. Il y a là quelque chose que la science ne peut expliquer. "

(Jane Goodall, primatologue de renommée mondiale, rapporté dans Le Sélection de novembre 2010, p.57).

 

Étrange, non ? Comment fifi savait-il ? Télépathie ? la science est impuissante ici, comme pour bien d'autres phénomènes d'ailleurs.  Je le rapporte pour relativiser un certain biologiste, Richard Dawkins, qui érige la science en paramètre universel de la vérité. Je ne m'en préoccuperais pas s'il n'influençait pas tant les jeunes esprits. C'est un pauvre type mais qui fait des ravages avec son livre "Pour en finir avec Dieu".  Et ici, pas besoin d'être croyant pour critiquer ce livre. Seulement avoir le souci de la vérité !

 

D'abord on se demande pourquoi un tel acharnement chez Dawkins à prouver la non-existence de Dieu. Bon, même s'il déborde dans un domaine qu'il ne semble pas maîtriser -il déborde aussi en sociologie et là il vient me chercher comme on dit ! accordons lui cette liberté. Tout scientifique qu'il puisse être ou prétendre -il est plutôt un scientiste (personne qui prétend que seule la science est vraie selon une idéologie du XIXe siècle), il ne convainct pas avec ses raisonnements en demi-vérités et faux-fuyants, avec de prétendues théories, dont celle des " mèmes " pour laquelle n'existe pas encore une seule démonstration expérimentale. Quand à la religion comme produit dérivé, on repassera.  Dawkins est un prestidigitateur ! L'art de rendre une chose vraie aux yeux des néophytes ou de ceux qui y croient déjà.

 

Mais revenons à nos singes. je cite Goodall : " Les chimpanzés comprennent des symboles abstraits, savent généraliser, sont capables d'apprendre au moins 400 gestes du langage des singes, planifient l'avenir immédiat, fabriquent des outils et les utilisent...Ils manifestent des émotions similaires à ce que nous nommons bonheur et tristesse, peur et désespoir, colère, et bien d'autres encore. Ils expriment leur chagrin, et il existe  des signes de dépression...ils ont un sens de l'humour, ils sont conscients d'eux-mêmes. " (idem, p. 60)

 

Je me suis mis à rire quand j'ai lu que les singes planifiaient l'avenir immédiat tout comme...les politiciens qui semblent incapables de vision à plus long terme !  Et aussi qu'ils sont capables d'apprendre 400 gestes du langage des singes car, on le sait, plusieurs humains peinent à se rendre à 50 mots de vocabulaire.  Mme Goodall a raison quand elle dit que la différence des humains avec les singes en est une de degré et non de nature.  C'est la capacité du langage qui a assuré le développement culturel des humains. Quant au reste...

 

Lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Goodall

 

Marcel Plamondon, MAP

sociologue.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:32

Préparez-vous à avoir un choc...

 

‎" D'après les données, incomplètes, dont on dispose, les paradis fiscaux représentent la moitié des activités internationales des banques (environ la moitié des dépôts et des crédits internationaux reçus et effectués parles banques proviennent et vont dans des paradis fiscaux) et concentrent un tiers des investissements directs à l'étranger des firmes, ce qui donne une image un peu bizarre de l'économie mondiale. Par exemple, les Bermudes reçoivent plus d'investissements des multinationales états-uniennes que la Chine, ou bien les résidents des Iles vierges britanniques investissent plus en Chine que les États-uniens et les Européens ! "

 

Un texte extrait du Livre de Jean-François Lisée et Éric Montpetit : " Imaginer l'après-crise " page 205

 

Je n'ajoute rien pour le moment...

 

Marcel Plamondon. MAP

sociologue.

http://www.facebook.com/marcel.plamondon

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:33

A Tout le monde en parle le dimanche 10 octobre 2010, tout le Québec a pu voir la ministre Normandeau se donner des airs de <<Maîtres chez nous>> à la Jean Lesage, en évoquant la richesse du gaz qui dort dans notre sous-sol. En laissant de côté sa petite mise en scène de campagne à la chefferie, ça crevait l'écran ! que doit-on en penser ?

D'abord, ça crevait aussi l'écran, la décision est prise : le Québec va exploiter ce gaz de schiste.  C'est écrit dans le ciel. Mais comme le monde a chialé assez fort (la Normandeau n'a cependant pas aimé le " criage" des assemblée de caillé ! quel manque de civisme, non ?) elle a demandé (enfin pour une fois -rappelons-nous le projet du pipeline de l'Alberta devant passer sur les terres agricoles de l'Estrie ! ) a donc demandé au BAPE de faire une évaluation environnementale. On s'entend ici : une évaluation environnementale, pas industrielle car on sait (!) que ce sera payant pour le Québec, non ? Elle l'a dit clairement mais ai-je bien entendu : 350 millions $ l'an en redevances ? Qu'on me corrige SVP mais si c'est ce que j'ai entendu, qu'est-ce que 350 M$ sur le 60 milliards $ de budget québécois ? Me semble que Loto-Québec rapporte plus sans aucun risque (sauf les dommages collatéraux en santé...), la SAQ ? Et Hydro, Hydro...la vache à lait du Québec. Disons que je serai bon garçon, 350 M$ c'est mieux que rien.

Mais ces redevances seront-elles " nettes" -dans le sens comptable ici...le BAPE saura-t-il nous donner une idée assez juste des coûts des <<dommages collatéraux>> du genre contamination de la source d'eau d'une municipalité, explosion d'une résidence (espérons que ce ne sera pas du genre centre d'accueil ou garderie -ne me jetez pas de pierres tout de suite car aux États-unis, en Floride je crois, on fait du forage sous une école, oui une école !).

L'expérience américaine présente des cas d'horreur du forage au gaz de schsite.  Ce sera différent au Québec ? Peut-être à cause de la protection que nous apportera notre nouveau saint homme le Frère André ? Allons tous monter les marches de l'Oratoire sur les genoux...

En écoutant la Normandeau, elle parle bien, non ? je ne pouvais m'empêcher de me rappeler la fable de La Fontaine, populairement renommée Perrette et le pot au lait (La laitière et le pot au lait). Et ici La Fontaine a été prophétique, du moins pour le Québec, car le gaz est sous des terres agricoles : "...adieu veau, vache, cochon, couvée ; La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri, Sa fortune ainsi répandue..."
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Laiti%C3%A8re_et_le_Pot_au_lait_%28Collinet%29

Marcel Plamondon, MAP
Sociologue

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 21:53

 

Une première "vraie" politique des libéraux : les "super-infirmières" ! Il aura fallu attendre la descente aux enfers des libéraux pour qu'ils se réveillent enfin aux réalités et besoins du Québec...pourtant bien connus de tous ! C'est ce qu'on appelle gouverner d'une élection à l'autre.

 

Pénuries d'infirmières, pénuries de médecins, pénuries de spécialistes, augmentation du temps d'attente aux urgences et j'en passe. Il y a longtemps que l'Ontario forme des infirmières praticiennes.  Que faisait donc Québec ? On ne viendra pas me faire croire que les libéraux ignoraient cette solution.

 

Le CHUM ! autre dossier de la santé qui traîne et traîne à n'en plus finir, avec ses coûts scandaleux en études sur études. Et, oh! surprise ! construction d'un CHUM...anglophone ! avant le CHUM francophone dans une province francophone. Cherchez l'erreur. Probablement la même que pour la loi 103 pour permettre aux anglophones de faire subventionner leurs écoles...anglophones ! Question d'assurer la continuité du financement électoral ? Probablement. Même raisonnement tout aussi probable avec les fameux accommodements raisonnables et les non moins fameuses garderies religieuses.

 

Quoi d'autres pendant que les libéraux n'étaient aucunement menacés au pouvoir ? Protection des forêts ? Pas fort...Protection de l'environnement ? Donnez-moi des exemples. Nationalisation de l'eau comme ressource startégique ?  Connais pas. N'importe qui peut embouteiller à sa guise, gratuitement. Protection de la propriété nationale des entreprises québécoises ? C'est la catastrophe sur ce plan. 

 

Le métro ! Ah ! le métro...quel cafouillis ! Les Chinois finiront-ils par avoir gain de cause ? C'est une possibilité. Pendant ce temps, la sécurité des usagers est remis en cause et pour cause compte tenu du vieillissement des équipements.

 

La lutte aux déficits ? les plus pauvres vont s'en occuper via les taxes santé. Quelle trouvaille pour un gouvernement qui doit assurer une équité fiscale de base. Les libéraux ne pouvaient quand même pas taxer ceux qui les financent.

 

Les dépassements scandaleux de coûts dans les infrastructures et les présumés (!) fraudes dans la construction. Connais pas.

 

Voilà le bilan d'un gouvernement qui avait les deux mains sur le volant. Ce qui n'est plus le cas.  Pire, les libéraux pourraient, ce n'est plus exclu, disparaître de la carte électorale, comme les conservateurs autrefois. Réveil brutal qui donne lieu, enfin (!) à de vrais politiques...à venir prochainement. Les libéraux ont deux ans pour remonter la pente. 

 

Jusqu'à quand allons-nous être dupes ? Quand allons-nous nous occuper vraiment de nos affaires ? Il ne faut plus permettre à un gouvernement de gouverner d'une élection à l'autre. C'est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu. Sommes-nous si inconscients que ça ? Semble...sauf pour sauver les Canadiens !

 

Lire l'article de Josée Legault : Le mystère est enfin élucidé! sur le bilan de Charest

http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2010/07/14/le-myst-232-re-est-enfin-233-lucid-233.aspx

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 20:38

L'attaque du nationalisme québécois venait autrefois de Trudeau.  Mais son multiculturalisme est devenu un cheval de Troie qui de l'intérieur du Québec tente d'achever son projet.  Je cite Frédéric Bastien - Chercheur associé à la Chaire du Canada en études québécoises et canadiennes de l'UQAM, Le Devoir, 10 octobre 2009 : http://www.ledevoir.com/politique/canada/273787/diversite-culturelle-de-trudeau-a-charest-meme-combat

"...on assiste depuis quelques années à une entreprise de banalisation des valeurs québécoises à l'intérieur même du Québec. Celui-ci n'est plus le foyer national d'un des peuples fondateurs du Canada, mais une province où divers groupes cohabitent en vertu de diverses valeurs, règles et cultures.

C'est exactement ce que souhaitait faire Pierre Trudeau en 1971, quand il a fait voter la Loi sur le multiculturalisme canadien, dont le but premier était de banaliser le statut de la culture québécoise au Canada. Le couronnement de cette opération est venu en 1982, lorsque la Charte des droits a été enchâssée dans la Constitution, avec ses dispositions renforçant le multiculturalisme. Au fil des années, la Charte canadienne a permis une attaque sournoise contre deux valeurs fondamentales dans l'identité du Québec moderne: le fait français et la laïcité."

Le multiculturalisme efface, dans les faits, la séparation de l'église et de l'état, car il reconnait le droit pour tout groupe ethnique au respect de ses valeurs, fussent-elles religieuses.  En clair, cela implique en sous-entendu la primauté de  l'église sur l'État. Le Québec ne peut accepter une telle situation car c'est le fait français qui disparaîtrait à terme.  La laïcité est la garantie du fait français, ce qui n'est pas le cas au Canada anglais en raison de l'écrasante domination du fait anglo-saxon.

Depuis quelques temps, des commentateurs et des citoyens accusent les québécois nationalistes de racistes s'ils s'opposent à l'égalité des valeurs garanties par le multiculturalisme canadien (voir la page Facebook :  http://www.facebook.com/group.php?gid=104182069625386#!/group.php?gid=104182069625386&v=info ).  On doit dire au départ qu'on ne peut accuser les québécois de se comporter comme membres d'une nation majoritaire et, faut-il le rappeler, comme l'un des deux peuples fondateurs du canada.  C'est quand même historique et cela fonde une reconnaissance si ce n'est un droit de fait.

Évidemment, cela ne fait pas l'affaire de la "super-nation" anglo-saxonne dont les valeurs collectives sont assurées par le nombre et la proximité des cousins américains.  Le ROC peut donc se contenter d'une charte des droits individuels.  Pas le Québec dans cet océan anglophone, à moins d'y perdre son âme. La loi 101 est essentielle, de même qu'une loi à venir sur la laïcité.

" M. Trudeau n'a pu empêcher l'inclusion dans la Constitution d'une clause nonobstant. Sous certaines conditions, celle-ci permet au législateur de se soustraire aux diktats des tribunaux et de sauvegarder ce principe fondamental qu'est la souveraineté du Parlement." ((Le Devoir, 10 octobre 2009).  Voilà le droit fondamental d'un peuple, la souveraineté du Parlement. Surtout si ce Parlement a adopté une charte des droits et libertés.

Le Québec doit résister à ce remplacement du nationalisme par un multiculturalisme qui ne peut s'appliquer à sa situation historique comme peuple.

Marcel Plamondon, MAP
sociologue



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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:54
On commence à comprendre l'aggressivité de l'Alberta envers le Québec et sa sourde révolte contre la péréquation telle qu'appliquée actuellement, en fait, contre le principe même du partage "sans condition" de la richesse entre les provinces. Surtout que l'Alberta a son "ti-gars" à Ottawa à la tête du gouvernement "central". Harper a déjà commencé à changer les règles du jeu -Québec reçoit un milliard de moins par année.  Jean-Marie Bergeron, du journal Le Droit (9 février 2010), d'écrire : "Une sorte de «péréquation carbonique» annuelle qui devrait s'élever à 15 milliards de dollars (1% du PIB) et distribuée aux provinces ayant des projets à forte réduction de GES."

On sentait cela venir depuis un certain temps, mais sans trop vouloir le croire tellement un tel plan apparaissait diabolique :  le Canada réduirait ses émissions de GES sans arrêter les progrès de l'exploitation des sables bitumineux si les autres provinces réduisaient "significativement" leurs propres émissions de GES.  Mathématique pure !  Évidemment, ces provinces seraient "encouragées" par une nouvelle redistribution de la richesse générée par le pétrole albertain. 

Politique fiction ? Pas si je me fis aux récentes prises de bec de Charest avec Harper.  Charest exige que le Québec, et LOntario, ne soit pas la seule province à chercher à réduire ses GES.  On a compris pourquoi lors de ses déclarations "surprenantes" à Copenhague. Charest est très conscient des possibles représailles européennes envers les pays environnementalement voyous, surtout qu'il serait surprenant que le Québec puisse jouir d'un traitement de faveur de l'Union européenne -Charest le pense peut-être ?  Une telle pénalité serait catastrophique pour Bombarbier par exemple (la fiction serait de croire que Harper et Charest sont de connivance, qu'ils mènent un guéguerre de façade pour satisfaire leur base électorale, que Charest n'a pas le choix "d'imposer" l'oléoduc de l'ouest s'il veut de l'argent pour développer son "or bleu" pour l'exportation).

Si ce n'était qu'une question d'émissions de GES, un compromis ne rencontrerait qu'une résistance relative dans la population si, au total, le Canada faisait bonne figure sur ce plan. Mais il ya plus, beaucoup plus : destruction de milliers d'hectares de la forêt boréale dont la repousse est très lente à cette lattitude, perte donc massive des habitats naturels et de la rétention d'eau (désertification), empoisonnement du sol et des nappes phréatiques, atteinte à la santé des peuples autochtones et des populations avoisinantes. Ajoutons les effets pervers d'un dollar inflationniste sur les industries manufacturières exportatrices, principalement en Ontario et au Québec où les pertes d'emplois s'additionnent par dizaines de milliers depuis 5 ans...et pour un bon 25 ans encore (Jean-François Lisée : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/petrole-14-milliards-de-dollars-quebecois-plus-tard/1760/#more-1760).

Comme remède, cette étrange banque de carbone risque d'être pire que la "maladie", entendons ici par maladie la perte des pétro-dollars dans un arrêt hypothétique de l'exploitation des sables bitumineux. Car le remède est à peine un diachylon qu'on plaquerait sur un membre gangréneux quand on additionne les "pertes collatérales".

C'est carrément signer un pacte avec le diable. Voilà pour le "plan vert" de Harper. Une victoire à l'assommoir à force de passivité silencieuse...Harper pourra quitter la vie politique la tête haute (!) et se voir offrir un poste de PDG dans une pétrolière offrant de généreux bonus annuels.  Et pour Charest : échanger son droit d'aînesse pour un plat de lentilles ?

Marcel Plamondon, MAP
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 22:37
Au-delà des études environnementales, les études économiques, fiscales, comptables et, non moins importantes, socio-économiques s'accumulent. On commence à y voir plus clair. Sur ce plan, c'est aussi inquiétant que sur le plan environnemental. Et une question se pose : qui empoche au juste ?

Je ne reprendrai pas ici les excellents reportages de Jean-François Lisée et de Greenpeace Canada. Je tire seulement les conclusions et élargis le débat. Voici d'abord les liens web de ces études, c'est à lire :

Lisée : Pétrole: 14 milliards de dollars québécois plus tard :
http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/petrole-14-milliards-de-dollars-quebecois-plus-tard/1760/#more-1760

Greenpeace : Les coûts sociaux
http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/sables-bitumineux/dangers/couts-sociaux

Le Québec et l'Ontario sont perdants. La stimulation économique de l'exploitation des sables bitumineux augmente la valeur de la devise canadienne avec pour conséquence première de freiner les exportations manufacturières, donc des pertes d'emplois par milliers -Lisée mentionne le chiffre de 55,000 emplois perdus entre 2002 et 2007 juste au Québec. Imaginons ce qu'il advient de tous ces chômeurs-du-pétrole et de leurs familles. Faut donc ajouter des coûts sociaux supplémentaires, incluant les coûts de santé. C'est sans compter tous les emplois qui ne seront jamais créés à cause de la ponction des fonds publics pour soutenir l'industrie du pétrole (les économistes appelent ces coûts des coûts d'opportunité) : on parle de 70 milliards entre 1970 et 2000. Ce montant représente combien d'emplois ? On n'ose l'imaginer.

La péréquation compense-t-elle ? L'Alberta se pète les bretelles et rage d'entretenir les pauvres du Québec et de l'Ontario, pauvres qu'elle a elle-même créés en partie. Mais la péréquation ne peut aucunement compenser compte tenu des sommes d'argent considérables perdues. C'est comme si nous disions que l'assurance-chômage compense pour la perte d'un emploi alors qu'elle n'est qu'un pansement sur une blessure infectée.

Mais l'Alberta elle-même est perdante. Le boom pétrolier augmente le coût de la vie et crée donc des distorsions parfois dramatiques pour la population. Le reportage de Greenpeace le montre clairement : augmentation des coûts du logement et rareté, augmentation des coûts des services de métiers et professionnels, des coûts de santé, etc. Conclusion : faut bien parler d'appauvrissement de la population albertaine. La situation doit être dramatique pour les plus démunis.

Trop d'argent trop soudainement pertube toute l'économie et la société ! Mais il y de l'argent, direz-vous, beaucoup d'argent. Oui, beaucoup...pour les pétrolières et leurs actionnaires. Des profits records, des rendements sans précédents pour les investisseurs. Le Klondike ! Et beaucoup d'argent qui en plus sort du Canada. Les investisseurs, c'est bien connu, sont apatrides.

Ces conclusions sont partielles bien sûr, car il nous faudrait considérer bien d'autres calculs comme la balance import-export, l'investissement des actionnaires au Canada, etc. Mais je doute que la conclusion générale des impacts économiques soit positive. Quant à l'impact social, c'est clairement négatif.

Il faut aussi évaluer les impacts à long terme. Lisée touche à certains points dans les pertes d'emplois à venir pour les prochaines 25 années. Mais il y a plus et beaucoup plus. Le déboisement de la forêt boréale pour extraire les sables bitumineux aura certes un impact environnemental en termes climatiques d'abord, dans la rétention d'eau, et ensuite, sur les éco-systèmes de la flore et de la faune. Mais aussi un impact économique considérable : à terme, cette exploitation crée une désertification à la mesure du déboisement de la forêt amazonienne. Qu'on me reprenne ici si j'ai tort. Des coûts économiques, sociaux (on pense aux peuples amérindiens) et environnementaux effarents. On connait le sort de la désertification au sud-sahara et de plus en plus en Chine (où des milliers de villages sont abandonnés année après année).

Les coûts économiques nationaux et locaux ne sont qu'un aspect des coûts économiques réels car il faut inclure les coûts à l'échelle mondiale. Je ne parle pas seulement ici des coûts engendrés par le réchauffement climatique, qui vont devenir de plus en plus réels avec le temps mais aussi des coûts en termes de ce que j'appelle de sous-développement durable. Faut pas être sorcier pour deviner ce que feront les riches actionnaires des pétrolières : d'autres investissements dans tous les secteurs de toutes les économies. On pense à l'utilisation de terres à grains converties en terres de bio-carburants. Mais investir surtout dans celles de pays "qui n'ont pas le choix de refuser" ou carrément corrompus est très mais très payant : on pense aux mono-cultures comme le café, la canne à sucre, etc. Donc ici un élargissement du fossé entre riches et pauvres.

Ces coûts sont bien réels car les sommes d'argent investies dans les sables bitumineux étant considérables ne peuvent pas ne pas avoir d'effet significatif. Comme il s'agit d'investissements dans des énergies dépassées en raison principalement de la surpopulation, donc de la demande d'énergie, les effets ne peuvent être que désastreux à long terme et ce, sur tous les plans.

Marcel Plamondon, MAP
sociologue / relations industrielles
conseiller économique fédéral à la retraite

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Published by Chroniqueur - dans Sables bitumineux
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 10:05

" Dès la rentrée de septembre, l'Ô Canada devra retentir dans toutes les écoles du Nouveau-Brunswick chaque jour avant le début des classes. " lit-on sur les nouvelles Yahoo (http://qc.news.yahoo.com/s/19062009/3/regional-ducation-l-hymne-national-obligatoire.html). Une question de fierté nationale pour le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock.

Ah ! bon ! Et la honte canadienne des sables bitumineux, le plus sale pétrole de la planète avec son incroyable gachis écologique ? On comprend pourquoi " Les députés progressistes-conservateurs de l'opposition ont également voté pour le nouveau règlement sur l'hymne national dans les écoles. "

Rarement aura-t-on vu fierté si mal placée !  Ou serait-ce une façon de détourner la conscience des pollueurs ?

Marcel Plamondon, St-André-Avellin

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 13:30



Marcel Plamondon, MAP

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 14:07

Je ne parlerai pas du gouvernement Harper pour vous éviter d'avoir la nausée -ni du tristement célèbre Bush.  Je vous évite aussi le détour Ignatieff qui n'a pu faire mieux que d'accepter le budget "passéo-libéral" des conservateurs, à visée purement électorale.  Passons à du sérieux, que nous inspire la révolte de la Gaspésie face à l'absence de fibres optiques sur son territoire -la haute vitesse pour l'appeler par son nom.

C'est quoi le problème, parce que la Gaspésie n'est pas la seule région à vivre un tel état archaique de ses infrastructures de communication ?  Le problème se trouve au Parlement même : n'y siègent pas des politiciens de l'envergure des René Lévesque, Paul-Gérin Lajoie et Claude Castonguay !  Des visionnaires, l'un en électrification de "tout" le Québec, l'autre en écoles publiques présentes partout et le dernier, en système publique universel de santé.  Ces politiciens n'ont pas jouer à cache-cache avec les gens : tous les citoyens sont égaux et ont droit aux mêmes services.  Point.

De nos jours, on niaise avec la poque comme on dit.  Pire, une partie de la population subventionne des services quxquels il n'a pas accès.  Dans ma MRC, la MRC Papineau pour ne pas la nommer, un programme subventionne l'accès à la haute vitesse...si vous êtes en ligne avec une antenne, sinon vous ne faites que payer de vos taxes et impôts l'accès des chanceux !  Faut le faire, non ?

Charest se targue de se lancer dans de grands travaux d'infrastructures.  Passer la fibre optique partout, je dis bien partout ce qui inclut les rangs en régions rurales, permettrait probablement plus de développement, surtout en régions, que son CHUM râté et ses barrages hydro-électriques à l'ère de l'éolien et du solaire.  on pense béton et asphalte comme au temps des bouts de chemins en campagne électorale.

Finalement, c'est peut-être le député Thomas Mulcair qui a la bonne réponse quand des journalistes, à l'occasion du 200e de Darwin, lui demande son opinion sur la théorie de l'évolution de Darwin versus le créationisme : «Je suis malheureusement confronté à des conservateurs d'arrière-banc tous les jours, alors je ne suis pas certain qu'il (Darwin) avait complètement raison sur l'évolution de l'espèce, mais on continue de garder espoir, a lancé le député du NPD. Disons que l'homme descend du singe plus ou moins vite selon le cas.»

Marcel Plamondon, MAP

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:44

L'histoire se répète : un autre chat vient de trouver refuge chez moi (voir mon blog plus avant : L'histoire de Charlot...le chat).  Chat errant ? Chat abandonné ? Tout ce que je sais, c'est qu'il (elle?) n'est pas un chat sauvage.  Il a des allures de chat de gouttière ! Et il a très peur...il sait que je lui apporte de la nourriture quand je vais vers lui mais ne se montre le bout du nez que lorsqu'il ne me voit plus.  Un chat maltraité ?

Histoire "banale" de nos sociétés.  Il ne faudrait pas en faire tout un plat ?  Après tout, un chat est un chat ? Hé bien, non ! Un chat, c'est aussi le symbole, vivant, du monde animal, comme le sont le chien, le furet, le rat.  Traiter un chat comme un divertissement dont on se débarrasse quand on n'en veut plus, ou dont on ne s'occupe plus, c'est traiter la nature comme une simple utilité, un amusement, voire une nuisance quand elle devient exigeante et, finalement, notre dépotoir ! 

Mais d'où vient donc une telle attitude ?  Inconscience ?  Imbécilité ?  Il me semble que c'est plus profond dans notre psyché. Nous avons adopté des modes de vie qui excluent souvent une harmonisation avec la nature et avec notre propre nature animale au surplus ! Comme si ne ne dépendions pas de la nature, pire, comme si nous devions exclure toute harmonisation avec la nature pour nous réaliser comme humains.  Nous vivons dans le béton et l'alphaste, brûlons les routes de déglaçant l'hiver, consommons de façon frivole, emplissons dépotoirs sur dépotoirs, intoxiquons tout ce que nous touchons, vidons les océans de toute vie, vicions l'air que nous respirons...tout en continuant à nous reproduire comme des lapins, envahissant tous les habitats naturels.  Étrange et inquiétant pour un animal...raisonnable !

Des experts de tout acabit se sont penchés sur cette attitude disons-le clairement, suicidaire.  Mais qu'avons-nous contre la nature et les animaux ? Il semble qu'il faille remonter loin dans la préhistoire, en fait au néolithique, il y aurait 10,000 ans.  On assiste à la fonte des glaces de la dernière glaciation.  Les habitats naturels s'étendent, les animaux émigrent, au point où chasser ne suffit plus à nourrir sa tribu.  L'humain devient agriculteur et éleveur.  Les spécialistes notent à cette époque un changement radical des "légendes religieuses" qui indiquent une sorte de sortie du...paradis terrestre.  On passe de religions matriarcales, de "Terre-Mère" où règne l'harmonie avec la nature, à des religions patriarcales qui font violence à tout ce qui est naturel, (lire la dogmatique catholique),   probablement dû au pouvoir que prennent les "mâles", seuls capables de la force physique qu'exige l'agriculture.  L'être humain a subit tout un choc quand sa survie a été menacée "par une nature devenue hostile".  ...On situe aussi la prise de conscience de l'individualité à cette époque : l'être 'humain ne se voit plus comme un animal, comme un être de nature (1).

Il faudra bien faire marche arrière un jour et le plus tôt sera le mieux, en espérant qu'il ne soit pas trop tard...A force de ne voir que soi-même, on prend les allures "d'un être évoluant dans le néant" et quelque chose me dit que c'est le néant qui va l'emporter ! Une sorte de solitude ontologique qu'on essaie de surmonter par les moyens du bord, souvent illusoires, dont des applications web tels Facebook et Twitter, incluant, bien sûr, les sites de rencontres virtuelles.  Peut-on être plus coupé de la réalité et de la nature ?

Marcel Plamondon, MAP

(1) L'explication la plus crédible de l'effet de ce passage du paléolithique au néolithique est dans un ouvrage du spychanalyste-théologien Eugen Drewermann : Fonctionnaires de Dieu, pages 310-311 et suivantes, Albin-Michel.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:35
Ottawa et l'Alberta vont poursuivre Syncrude pour la mort de 500 canards sur ses lacs de décantation où sont stockés les eaux de traitement des sables bitumineux.  Les sifflets qui éloignent les oiseaux de ces lacs ne fonctionnaient pas !  Bien, direz-vous. Mais d'abord les pénalités sont symboliques pour Syncrude : 500,000$ et 300,000$, c'est comme si vous receviez, vous le canadien moyen, une contravention de 5$ pour avoir passer sur un feu rouge !  Ensuite, le problème ce ne sont pas les canards attirés par l'eau, on s'entend, non ? ce sont ces lacs de décantation d'une toxicité extrème (un canard qui se pose sur ces eaux meurt sur le coup !).  Pire, ces compagnies utilisent 1,8 milliards de litres d'eau par jour pour traiter ces sables bitumineux ! Surréaliste !  Tout ça pour produire du pétrole...et des gaz à effet de serre.  Nous pourrions facilement nous passer de ce pétrole sale en nous convertissant à l'énergie éolienne et solaire.

Les gouvernement Harper et de l'Alberta vont tout faire pour assurer l'exploitation des sables bitumineux, quelle que soit le prix à payer pour les Canadiens : pollution atmosphérique sans précédent, gaspillage de quantité énorme d'eau, risques de catastrophes environnementales si les bassins cèdent à la pression, maladies respiratoires et cancers, voire des morts !

Mais où est donc le monsieur Ignatieff ???

Marcel Plamondon, MAP
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 17:56

Il est des choses qu’on sait…sans vraiment le savoir ! Il suffit d’entrer dans un Wal-Mart grande surface, genre hangar pour avions ! pour « savoir » qu’on ne savait pas réellement ce qu’est la société de consommation. J’en avais le souffle coupé. Et plus je parcourais les allées, plus je déprimais. Du rêve plein les allées, de tout pour tous et toutes, de tous les âges mais surtout de tous les goûts, du plus quétaine et inutile au plus sensé et utile. J’évalue que la moitié des produits sont totalement inutiles.

J’examinais les chariots d’emplettes des clients, pour me faire une idée de leurs achats. Pour certains, ces chariots sont…des « carosses » tellement ils donnent une impression de richesse par leur abondance –et leur éclat de coloris! richesse à crédit fort probablement à constater le paiement par cartes de crédit aux caisses ! Je me demandais sans cesse si j’avais besoin de tous ces produits que je voyais dans ces chariots. Non, pas vraiment…Je peux vivre et vivre bien sans la grande majorité de ces produits.

Je me suis dit à un moment donné que tous ces emballages et une bonne partie de ces produits se retrouveraient au dépotoir. Catastrophe ! Ces chariots étaient une orgie de poubelles à venir. Vraiment, les êtres humains sont en train de creuser leur tombe…sourire aux lèvres, poussant avec fierté leur petit chariot de richesse illusoire.

Les prix sont bons, ah! ça, oui, il faut le reconnaître –comme les salaires des employéEs, ai-je lu dans la presse et entendu à diverses émissions d’information publique. J’ai acheté et payé « comptant » quelques ampoules électriques fluo-compactes et je suis sorti prendre un grand respire.

Je vais continuer à acheter dans les petites boutiques. Un peu plus cher peut-être mais moins déprimant certes.

Marcel Plamondon, MAP

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 20:49

C'est l'hiver. Dehors, un chat hurle sa faim et sa douleur. Il est blessé. Il essaie de gruger ce qu'il peut au travers de ma boite à composter. Je me dis qu'il va être plus malade que nourri s'il mange cela. Je prépare un bol de graines mais le chat a peur de moi et s'enfuit. Je le suis...découvre ce qui est probablement son refuge derrière une vieille fenêtre posée contre un mur. Je dépose le bol tout près. Quelques heures plus tard, le bol est vide ! Je recommence le lendemain et le surlendemain, tout en l'appelant, et j'ajoute un peu de viande.

Le chat a moins peur, ose se montrer à mes appels mais n'approche pas trop. Il me semble blessé à la base de la queue et je vois une boule de chair qui pend sous une cuisse. Mais bientôt il me suit...pour la bouffe. Je lui construis une niche de fortune mais bien isolée -je ne peux l'héberger car j'ai déjà chien et chats. Il y prend finalement résidence...ne fait que manger et dormir pendant 7 jours. Mais je crains pour sa vie car les nuits sont très froides. Mais il survit, couché en boule dans la paille. Il se laisse maintenant cajolé...Il est clair que je dois l'amener chez un vétérinaire, surtout pour la poche de chair sous la cuisse.

Le chat a dû passer la nuit chez le vétérinaire et devra porter un collier "Élizabeth" pour éviter qu'il enlève les points de souture sous la cuisse! Je n'ai d'autres choix que de l'héberger au sous-sol...porte de l'escalier fermée pour éviter quelque bataille que ce soit avec mon chien et les chats, surtout la petite chatte noire, très dominatrice! Cela dure 10 jours...

Le vétérinaire m'a informé que ce chat avait été "opéré" (stérilisé). C'est donc un chat domestique...et de fait, il semble très à l'aise dans une maison! Entre temps, nous lui trouvons un nom : Charlot. Il sera finalement adopté par une jeune femme et mène aujourd'hui une vie de "pacha" chez elle.

Morale : d'abord, pourquoi aurais-je laissé ce chat mourrir de froid, affamé et blessé ? C'eut été de la cruauté. Ensuite, c'est de la colère et même du mépris que je sens pour tous ces villégiateurs, trop nombreux, qui, la saison estivale terminée, abandonnent leur animal sur le bord de nos routes -chats, chiens, furets et que sais-je ! Car tel est l'histoire de Charlot : nous avons découvert qu'il avait été "obèse"...ce n'est certainement pas lui qui a décidé de quitter son douillet domicile! En plus, ce n'est guère faire preuve d'amour avec ses enfants que de les priver de leur minet ou puppy à la fin de l'été.

Ce que je pense des gens qui abandonnent leurs animaux et/ou les maltraitent ? Ils me font peur. En quelque part, me dis-je, leur inconscient, voire leur conscient ? doit me traiter de la même façon!

Marcel Plamondon, MAP

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 09:10

Vous me direz qu'il était temps que l'Église se prononce contre l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta.  Voici la nouvelle dans les nouvelles web du Devoir du 27 janvier (http://www.ledevoir.com/nouvelles-en-continu.html).

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"Sables bitumineux: un évêque doute de la "légitimité morale" du développement

26-01-09 21:10

FORT MCMURRAY, Alb. - L'évêque catholique de la région englobant les gigantesques exploitations de sables bitumineux de l'Alberta s'interroge sur la "légitimité morale" de leur développement rapide. Selon lui, leur effet destructeur sur l'environnement va à l'encontre du "plan de Dieu" pour la Terre.

Dans une lettre pastorale qu'il a publiée sur le site Internet du diocèse de St. Paul, l'évêque Luc Bouchard écrit que la Terre est un cadeau qui, s'il n'est pas endommagé, permet aux gens de ressentir l'existence de Dieu. C'est pourquoi aucun gain financier ne justifie qu'on inflige des dommages graves à l'environnement, poursuit-il."

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Reste maintenant à pousser le courage jusqu'à la lettre pastorale et possiblement à affronter quelque cardinal offensé de voir un évêque se mêler de choses du monde...

Mais cet évêque ira-t-il jusqu'à qualifier cette exploitation de crime contre l'humanité ? C'est pourtant le cas, non ? Ou à proposer le renversement du gouvernement Harper et de celui de l'Alberta ? Il le faudrait.

Marcel Plamondon. MAP

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 18:03

Nous sommes tellement peu conscients des écosystèmes que nous allons jusqu'à nier la nature elle-même, comme si nous n'étions pas nous aussi des animaux.  Un homme devra payer une amende pour avoir nourri un écureuil...et ce n'est pas une farce ! Voici un extrait de Cyberpresse :

"En général, dans tous les arrondissements et villes liées de l'agglomération de Montréal, il est interdit de nourrir pigeons, goélands, écureuils et tout autre animal vivant en liberté, comme des mouffettes ou ratons laveurs. Ce règlement sur «les nuisances» est édicté en vertu de la Charte de Montréal. Selon les arrondissements ou villes, une première infraction peut être passible d'une peine minimale de plus ou moins 20$, ne dépassant pas 1000$. Après trois infractions, l'amende peut atteindre 2000$." (http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200901/22/01-819837-accuse-davoir-nourri-un-ecureuil.php)

 

Les villes considèrent que les animaux sont une nuisance dans les parcs.  Et si c'était nous, les humains, qui étions une nuisance pour la nature ?

 

Voilà jusqu'où va la dénaturation des humains ! Plus nous contribuons à l'extinction d'espèces animales, plus nous nous dirigeons vers notre propre extinction.  

 

Pourquoi n'aimons nous pas les écureuils, les ratons laveurs et les pigeons ?

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

 

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 18:22
Michael Ignatieff vient de faire toute une déclaration, digne d'un politicien accompli.  On lui demandait s'il supporterait le budget à venir de Harper.  Il répondit qu'il devait le lire avant de voter !

Incroyable, non ? C'est la première fois, de mémoire d'homme (peut-être à l'exception de Claude Ryan qui aurait déjà dit quelque chose comme ça ?), que j'entends un politicien faire une telle déclaration.  Le moins qu'on puisse dire, c'est que le chef libéral semble savoir lire (entre les lignes ?), à moins que cette tâche soit confiée à un "conseiller politique" (qui doit obligatoirement avoir un Phd !).

Marcel Plamondon, MAP

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