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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 10:17

Je ne pensais pas de mon vivant vivre une crise économique d’envergure mondiale. Pas plus que j’aurais cru voir le communisme tomber comme un château de cartes. Et maintenant, au tour du capitalisme « libre-marché mondial » de s’effondrer !

 

 

Nous avons tous mis le doigt dans l’engrenage. Financiers à la recherche de profits vite faits, inventant des produits financiers purement virtuels –si ce n’est fictifs ? et exigeant le moins de contraintes possibles au nom de l’efficacité du marché; consommateurs frivoles s’endettant comme jamais, cartes de crédit sur cartes de crédit, comblant par le crédit des salaires stationnaires (1); politiciens complaisants rivés à leur échéance électorale ou simplement sans vision, qui ont déréglementé le marché par conviction idéologique. Pourtant l’alarme avait été sonnée, plusieurs fois, mais qui voulait entendre ces scénarios alarmistes ? Le capitalisme n’était-il pas le seul système financier qui avait triomphé et réussi à mondialiser les économies ?

 

 

Mais la crise n’était pas suffisante : il fallait ajouter de gigantesques fraudes financières ! Madoff après El-Ron. Il y en a sûrement d’autres à venir, en surplus des innombrables fraudes par internet et le vol d’identité devenu le sport des crapules. Cupidité et naïveté conjuguées. Un monde à l’argent.

 

 

« Cette affaire (Madoff) est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/12/16/111007.shtml) ». Malheureuse cupidité ? Plutôt stupide, bête et méchante !

 

 

Oui, il faut parler de cette crise alimentaire qui se mondialise, crise crée par la conversion de l’agriculture en substituts du pétrole (production d’éthanol à partir du grain): « La tourmente financière éclipse les signes avant-coureurs d’une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %. (http://planete.qc.ca/mailing/mailing-20081211-2435.html ) ».

 

 

Pouvons-nous être optimistes ? « Yes, we can » ? Au sortir de ces crises –il y aura de grands dommages sociaux, allons-nous nous souvenir ?

 

 

(1) Les écarts de revenus n’ont cessé d’augmenter au cours des dix dernières années surtout en faveur des plus riches, obligeant le consommateur moyen à utiliser le crédit. Les dépenses des ménages ne peuvent donc plus relancer l’économie (ces dépenses représentant 70 % de l’activité économique, l;es gouvernements doivent prendre la relève pour relancer l’économie).

 

 

Marcel Plamondon, MAP

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Published by marcelp7 - dans Société
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Jean-Claude Pascal 12/03/2009 08:01

FCPI :
Financiers Complaisants
Pratiques Inavouables



Ce document est destiné à toutes les personnes intéressées par le développement de l’innovation au Canada et en France, et par les arcanes de la sphère financière. Nous nous trouvons à une époque où devient oppressante la menace des pays émergents à bas salaires et à conditions d’emploi élastiques : seule l’innovation plus vite qu’eux peut encore nous aider à traverser la période longue qui sera nécessaire pour que leur travail devienne aussi coûteux que le nôtre
La meilleure des bonnes idées entre les mains d’un créatif sans ressources financières est promise à un pillage rapide par un capitaliste moins inventif mais plus argenté. Mais, pour commencer, le banquier répugne à jouer à la roulette avec l’argent de ses déposants. Face à un emprunteur qui n’est pas encore capable de montrer un compte d’exploitation avantageux, qui n’a encore ni locaux ni brevets ni équipes, la réponse ne saurait être bienveillante.
Le FCPI est beaucoup mieux placé, puisqu'ici se trouve le cœur de son métier. Il accepte des niveaux de risque supérieurs, non sans se prémunir des désastres par des examens minutieux des idées, des protections, des marchés, des business plans, des retours escomptés, de leur jalonnement.
Pour cela il va solliciter l’avis d’experts. Mais ces experts sont invités (et rémunérés) pour la raison qu’ils opèrent dans le même domaine industriel, le plus souvent dans de grandes affaires de la région. Excellente occasion pour eux de découvrir au niveau de la conception l’idée qui pourrait leur être fort nuisible quand elle aura pris son envol.
C’est la première occasion qui permettrait le pillage de l’idée apportée par l’inventeur ; dans le pire des cas c’est la fuite de notre innovation vers une autre puissance économique. Mais il n’y a pas le choix, car, quand un FCPI se trouve sur un coup, les autres s’effacent instantanément. C’est une pratique du métier, la concurrence serait stérile, et elle est évitée
Le FCPI est l’émanation d’une « Société de gestion des FCPI ». Elle-même n’est encore, à son tour qu’une émanation, une filiale en général, d’une structure encore plus vaste, plus réputée dans les milieux compétents, et plus discrète, qui sera désignée sous le terme de « Société de gestion de fonds de fonds », souvent aussi investie d’un rôle de délégataire. Car c’est à cette dernière, en particulier, que sera confiée la gestion « moins risquée » de 40% des sommes collectées, et placées ailleurs que dans l’innovation. Le grand public en entend très peu parler.
Le FCPI n’est pas une initiative philanthropique, mais encore une activité dans laquelle des apporteurs de capital attendent un retour sur leur investissement. Parmi eux se trouveront aussi nombre d’investisseurs privés attirés par les facilités de défiscalisation par déduction sur l’ISF.
Tous ces intervenants n’ayant ni passé ni culture très homogène, il convient de mettre au point dès le début une charte appelée « pacte d’actionnaires » ainsi que la transformation de la structure en Directoire et Conseil de surveillance afin d’en assurer la bonne gouvernance
A partir de là, les choses s’enchaînent. Faire prospérer l’idée dont le fondateur est l’inventeur, et avec elle la société qu’il a fondée, c’est bien. Mais augmenter à petit prix la part de propriété dans le capital de la société, puis, dans un deuxième temps la faire prospérer dès que le FCPI est devenu l’actionnaire majoritaire (par procuration), c’est beaucoup beaucoup mieux.
Il suffit donc augmenter la participation dans le capital de l’entreprise quand le succès n’a pas encore fait grimper sa valeur. Il faut tirer de bonne heure. Les premiers exercices n’arriveront pas à boucler en trésorerie, les fonds manqueront pour payer le personnel et les fournisseurs, sans insister sur les plus exigeants, à commencer par les collecteurs d'assurance sociales.
Le FCPI était hier un partenaire sincère, engagé, fraternel. Tout à coup il devient un prêteur qui fait jouer les garanties qu’il a accumulées sans s’encombrer de sensiblerie. Le représentant du FCPI offrira donc d’apporter du capital pour assurer le passage des échéances délicates. En quelques opérations successives, il obtiendra une position dominante.
Il serait objecté qu’un FCPI ne peut pas jouir d’une telle participation à hauteur de plus de 35 % dans une société innovante. C’est le « ratio d’emprise ». La loi la prescrit. Et une instance officielle, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) est là pour y veiller. Mais ses effectifs et ses moyens sont limités.
Qui plus est, il est toujours possible de faire appel à un autre FCPI, d’autant plus connu pour son sérieux qu’il est de la même origine, sous un nom différent, et souvent animé par la même équipe de dirigeants que l’intervenant du début, le FCPI du jour de la fondation. Pas forcément les mêmes personnes dans les mêmes postes officiels et représentatifs, mais la même équipe de professionnels solidaires, animés des mêmes préoccupations, et poursuivant les mêmes objectifs de prise de contrôle.: « je prends 20 % dans ton capital, et tu prends 20 % dans le mien, et ton FCPI introduit le mien dans sa société, à charge de revanche au plus vite ». En fait, une structure lointaine et invisible aura souvent tout le pouvoir absolu, à travers des relais immaculés et dont les liens sont difficiles à tracer.
L’adhésion du fondateur sera obtenue par négociation, et sinon par chantage à la fermeture par dépôt de bilan. S’il renâcle, il suffit de s’en débarrasser. Comme il aura été conservé dans un rôle de Président auquel il tient, ou au minimum d’administrateur ou d’associé, il sera congédié « ad nutum», comme la loi le permet, c’est-à-dire sans préavis, sans indemnité et sans inscription aux ASSEDICs. Si ses protestations rendent l’atmosphère insupportable, une proposition de rachat de ses parts sera faite. Parfois pour une valeur proche de sa mise de fond initiale. Racheter les brevets à vil prix est souvent une excellente affaire aussi. A ce stade, l’inventeur a en fait tout perdu.
La durée de vie d’un fondateur-inventeur à la tête de son entreprise n’est qu’exceptionnellement supérieure à trois ans. Il est alors remplacé par un « dirigeant de transition » fourni par le FCPI. Tout est maintenant devenu possible pour le FCPI, le gêneur ayant disparu du champ d’intervention. Et sa vision de long terme, de destinée pour la société, pour ses employés, pour son idée et pour lui-même ayant disparu miraculeusement avec lui.
La tâche est encore facilitée si le FCPI peut reprocher au fondateur des manquements.
Les procédés sont innombrables : abus de bien social, inconséquence dans les dépenses, « faux intellectuel », actes de gestion courante que le fondateur pratiquerait dans son intérêt personnel à l’insu des organes de contrôle.
La docilité alors obtenue peut aller jusqu’à la frontière de la légalité, mais avec toujours l’assentiment de tous les participants, devenus signataires. Procès-verbaux de réunions où des décisions auraient été prises à l’unanimité, alors même que quelques-uns qui vont les approuver de leur paraphe n’étaient pas présents, réunions « papier » tenant lieu de réunions physiques avec l’accord de tous, c’est la vie. Un cabinet d’audit pourrait intervenir, et alerter, mais souvent c’est encore un proche, si ce n’est propriété directe de la distante société de gestion de fonds, la maison mère, tout en haut. L’argent tourne en rond.
En cours de conduite, seront demandés des suppléments : la maison, le domicile familial résultat d’une vie de patiente et méritoire épargne, sera apportée en nantissement à une banque, souvent proche du FCPI, qui tiendra le propriétaire par une hypothèque de premier rang.
Quand la situation se détériorera, le FCPI, témoin attristé des difficultés actuelles ou prévisibles de la société, aura toujours beau jeu à proposer un directeur financier, un expert industriel compétent, un juriste éminent, miraculeusement disponibles, qui viendront occuper le poste où leur qualification est requise. Autant de pions possibles sur l’échiquier. Autant d’informateurs. Autant de recommandeurs de décisions.
Le, ou les FCPI sont pour tous les professionnels réputés de cette sphère, des donneurs d’ordre importants. Les contrats qu’ils passent, les réputations qu’ils dressent sont immenses, et de nature à susciter des convoitises justifiées. De là à se montrer compréhensif, il n’y a qu’un pas. La loyauté est égale vis-à-vis de tous les actionnaires, y compris du fondateur, mais il se trouve des circonstances où certains actionnaires sont plus égaux que les autres.
Quand l’affaire paraît rentable, le FCPI peut découvrir subitement une entreprise lointaine, inconnue jusqu’ici de tous les autres actionnaires ; elle était précisément à la recherche de ce type précis d’innovation, et plus particulièrement des brevets qui la couvrent. Son offre s’apparente au miracle tant la cession va être bonne. Mais il est bien possible que l'opportunité ait été identifiée quelques mois ou années auparavant puis mise au réfrigérateur en attendant la conjonction favorable. C’est alors le méga-jackpot. L’histoire rend compte de cas où la mise de fonds peut être multipliée par vingt-cinq en quelques mois, et une fois la bonne structure capitalistique en place, c’est 30

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