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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:51

 

(Texte original publié le 20 décembre 2008)

 

 

Je ne pensais pas de mon vivant vivre une crise économique d’envergure mondiale (2008). Pas plus que j’aurais cru voir le communisme tomber comme un château de cartes. Et maintenant, au tour du capitalisme « libre-marché mondial » de s’effondrer ! 

 

 

Nous avons tous mis le doigt dans l’engrenage. Financiers à la recherche de profits vite faits, inventant des produits financiers purement virtuels –si ce n’est fictifs ? et exigeant le moins de contraintes possibles au nom de l’efficacité du marché; consommateurs frivoles s’endettant comme jamais, cartes de crédit sur cartes de crédit, comblant par le crédit des salaires stationnaires (1); politiciens complaisants rivés à leur échéance électorale ou simplement sans vision, qui ont déréglementé le marché par conviction idéologique. Pourtant l’alarme avait été sonnée, plusieurs fois, mais qui voulait entendre ces scénarios alarmistes ? Le capitalisme n’était-il pas le seul système financier qui avait triomphé et réussi à mondialiser les économies ?

 

 

Mais la crise n’était pas suffisante : il fallait ajouter de gigantesques fraudes financières ! Madoff après El-Ron. Il y en a sûrement d’autres à venir, en surplus des innombrables fraudes par internet et le vol d’identité devenu le sport des crapules. Cupidité et naïveté conjuguées. Un monde à l’argent.

 

 

« Cette affaire (Madoff) est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/12/16/111007.shtml) ».Malheureuse cupidité ? Plutôt stupide, bête et méchante !

 

 

Oui, il faut parler de cette crise alimentaire qui se mondialise, crise crée par la conversion de l’agriculture en substituts du pétrole (production d’éthanol à partir du grain): « La tourmente financière éclipse les signes avant-coureurs d’une autre crise, infiniment plus grave : une pénurie alimentaire générale. Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %. (http://planete.qc.ca/mailing/mailing-20081211-2435.html ) ».

 

 

Pouvons-nous être optimistes ? « Yes, we can » ? Au sortir de ces crises –il y aura de grands dommages sociaux, allons-nous nous souvenir ?

 

 

(1) Les écarts de revenus n’ont cessé d’augmenter au cours des dix dernières années surtout en faveur des plus riches, obligeant le consommateur moyen à utiliser le crédit. Les dépenses des ménages ne peuvent donc plus relancer l’économie (ces dépenses représentant 70 % de l’activité économique, l;es gouvernements doivent prendre la relève pour relancer l’économie).

 

 

Marcel Plamondon, MAP

 
 

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Published by Chroniqueur - dans Économie Société
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:16

C'était la première fois que j'étais hospitalisé durant quatre jours. Un jour dans un petit hôpital en transition où l'ambulance m'avait amené. Trois jours dans l'hôpital spécialisé dans les réparations des hanches fracturées. Je m'en serait passé, bien sûr, mais tant qu'à y être, à souffrir parfois d'atroces douleurs, à attendre mon tour à la salle d'opération, à récupérer après l'intervention chirurgicale, je me suis dit, à défaut de pouvoir lire à mon aise, ou à écouter la télévision, de jeter un coup d’œil à ce monde, à l'évaluer comme diplômé en administration publique, incognito au surplus. Était-ce vraiment aussi pire que les médias le rapportaient parfois? Ce personnel infirmier, ce personnel préposé aux patients, ce personnel de soutien, ce personnel non-médecin, comment se comportait-il avec les patients? Montrait-il des signes d'épuisement? Était-il en nombre suffisant? Méritait-il plus ou moins de rémunération? Je vous donne tout de suite ma conclusion : un mot, un seul mot pour tout résumer, « humain »!

 

Ce qui m'a le plus frappé, c'est que ce personnel n'est pas au service des médecins et pas d'avantage au service des gestionnaires. Mais pas du tout. Il évolue dans un autre monde, celui du patient, ce patient qui à la fois souffre et attend la délivrance, qui attend ce petit geste de réconfort -ce que ça fait du bien ce tout petit geste, comme cette débarbouillette froide sur le front, comme le remplacement du piqué mouillé, avec sourire et ce «ça va être plus confortable », cet arrêt à la porte de la chambre pour savoir si tout va bien, comme ce petit mot d'humour, comme ce verre d'eau inattendu, comme...tous ces petits gestes qui disent qu'on prend soin de vous, même si vous voyez bien qu'un tel préposé est épuisé, que telle infirmière a prolongé son quart de travail.

 

Avant de poursuivre, je voudrais détruire un mythe qui, entre autres, interdit la dénonciation de malversation dans les organismes publics, celui qui découle, faussement, de la responsabilité ministérielle érigé en système de contrôle des gens au pouvoir. Si le personnel aux soins dans les hôpitaux n'est pas, en soi, au service du corps médical, il en va de même dans les fonctions publiques. En me basant sur mes 25 années de service dans l'administration fédérale, le fonctionnaire n'est pas le messager du ministre et des gestionnaires supérieurs. C'est la raison pour laquelle il s'appelle « civil servant » au Canada anglais! On aurait dû utiliser cette expression au Québec, « serviteur du citoyen » plutôt que fonctionnaire! Évidemment, il doit livrer les services décidés par les politiciens et la haute fonction publique, mais, car il y a un mais, il doit aussi se préoccuper de justice, d'adaptation aux circonstances, etc. Combien de fois ai-je été témoin de résistance, de dénonciation et même de coulage aux médias! Car, voyez-vous, parfois les politiciens et les hauts-fonctionnaires sont carrément injustes, voire malhonnêtes ou carrément inhumains. Il y a une déontologie propre au personnel qui livre les services aux citoyens, et aux patients dans les hôpitaux. Et contrairement à ce qu'on peut en penser, le personnel le sait d'instinct!

 

Je reviens à mon séjour à l'hôpital pour l'illustrer de façon convaincante. La nuit suivant ma chirurgie à la hanche, je me suis réveillé dans un état second, comme si j'étais un zombie. Dans un court moment de lucidité, j'ai appelé à l'aide. Une infirmière est venu à mon chevet. Je la regardais, elle me regardait. « Ça ne va pas, vous ». Elle m'a demandé mon nom, pourquoi j'étais à l'hôpital. J'ai répondu : « Je pense que je...etc ». « Bon, ça va mieux, là, je pense » dit-elle, en regardant un cadran qui alimentait un soluté en calmant. Après quelques minutes elle m'a quitté en disant revenir. L'infirmière avait compris qu'on m'avait administré trop de calmant. J'étais « drogué » quoi! Elle est revenu me voir à plusieurs reprises. Quand j'ai commencé à avoir de l'humour, elle s'est mise à rire. « Et oui, monsieur, vous étiez devenu un zombie »! C'est alors que je me suis rappelé que ma conjointe, infirmière à domicile, avait carrément envoyé promener un médecin sur une médication : « La dame va mourir si je lui administre ce médicament. Il n'en est pas question ».

 

« Humain ». Je ne vois pas d'autres mots pour décrire l'attitude du personnel hospitalier non-médical -remarquez que je suis plutôt gêné de classer les infirmières dans cette catégorie. Faudra bien un jour briser ce monopole des médecins! Ce personnel est au cœur du système de santé, puisque c'est le patient qui est, légalement, au cœur de ce système. Pas les médecins, pas les gestionnaires. En disant cela, je ne rabaisse pas pour autant médecins et gestionnaires, tout simplement qu'il ne saurait y avoir, entre autres, d'élite médicale. Oui, nos médecins sont en général très compétents, en mettant cependant un bémol sur la sur-médicalisation et le sur-diagnostique. Les spécialistes sont des as du traitement des maladies, des blessures et insuffisances. Imaginez remplacer une hanche...transplanter un cœur, etc. Faut le faire, non? Mais ces tours de force, remarquables, transforment-ils ces médecins en élite médicale? A ce compte. mon médecin de famille devrait en faire partie...

 

Comment expliquer que nos médecins ont doublé leurs revenus ces dix dernières années mais pas le personnel hospitalier? Ah! Oui, le rattrape avec les médecins canadiens...qui eux-mêmes réclament le rattrapage avec les médecins américains. Sauf que les médecins américains ont pris le risque du privé. Si nos médecins, dont les revenus sont garantis à 100%, veulent la même rémunération, et bien qu'ils pratiquent au privé avec tous les risques que cela comporte. Point.

 

Dernier point. Un département d'hôpital m'appelle pour savoir si j'ai oublié mon rendez-vous avec un spécialiste. Je réponds que non puisque mon médecin a demandé à un autre spécialiste du même département, et du même bureau, d'assurer le suivi de mon cas. La préposé me répond que chaque spécialiste a sa propre liste de...« clients ». Clients? Non, excusez, je suis un... « patient ». Voilà qui dénote bien d'une culture propre aux entreprises et non aux hôpitaux publics. Une autre raison de changer cette culture élitiste, tout comme le statut d'incorporation de médecins comme s'ils étaient des entreprises privées.

 

Ce blogue se voulait un hommage à ce personnel hospitalier imprégné d'humanisme, à l'écoute du patient, et ce, même si leurs conditions de travail les poussent au surmenage. Le ministre Barrette a déjà qualifié les médecins de groupes de médecine familiale de Mère Théresa. Insultant! Ils sont, comme ce personnel hospitalier, proche du patient, dédié aux patients, tout simplement!

 

Nous sommes des dizaines de milliers au Québec à vouloir un changement de culture en santé. Et si le prochain ministre de la santé venait des rangs du personnel hospitalier non-médical?

 

Marcel Plamondon, MAP

26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:29
Des chats...nounous !  Ils sont parfois surprenants et amusants.

Vous pensez certainement aux chattes débordant d'amour maternel même pour des chatons qui ne sont pas les leurs. Mon premier cas vécu de chats nounous met en scène un...matou redoutable, sauvage et batailleur ! Il y a quelques années, j'avais aperçu sur la petite galerie du gazebo un gros matou, qui rodait souvent dans le voisinage, avec un chaton à ses côtés. Je fus d'abord inquiet mais quelques minutes plus tard, un autre chat apparut et partit avec le chaton. La scène se reproduit le lendemain mais cette fois je constatai que l'autre chat, parti avec le chaton , le laissait au gros matou et disparaissait. Était-elle la mère du chaton ? Où allait-elle alors ? À la chasse ? Elle revint à peu près deux heures plus tard et repartit avec le chaton. Pendant tout ce temps le gros matou restait avec le chaton. Je n'en croyais pas mes yeux, ce gros matou, plutôt agressif et batailleur, surveillait le chaton ! La scène se reproduit à quelques reprises. Finalement, me dis-je, le gros matou qui terrorisait les autres chats n'était pas sans coeur ! Après tout, il se montrait bon prince avec sa belle. Je venais d'apprendre que même les mâles féroces n'étaient pas aussi égoïstes qu'on le disait.

 

L'autre cas de gardiennage est plutôt amusant. L'an dernier, une chatte apparut près de mon garage avec un chaton et un autre chat plus gros que le chaton. Ce dernier avait un air de jeune femelle. Après quelques minutes, la chatte laissa le chaton et la jeune chatte, pour gagner la forêt. La scène valait le temps mis à les observer. La jeune chatte suivait le chaton partout. Elle semblait ne pas vouloir le perdre de vue. Parfois, elle se plaçait sur un petit monticule de terre et suivait les déplacements du chaton. Si ce dernier disparaissait de sa vue, elle courait immédiatement vers l'endroit où le chaton avait disparu. Quelques instants plus tard, je les voyais revenir ensemble. Au retour de la chatte, tout le monde repartait ensemble. Mais ce qui suit est franchement drôle.

 

Un jour, ma conjointe m'avertit que la chatte était revenue mais avec deux chatons et, bien sûr, sa gardienne. Imaginez la jeune chatte qui essaie de ne pas perdre de vue les deux chatons qui courent à gauche, à droite, derrière le gazebo et le garage mais pas toujours ensemble. Pauvre petite chatte qui ne savait plus où donner de la tête ! Elle prenait vraiment son rôle au sérieux. Je n'oublierai jamais cette scène.

 

Mon dernier cas concerne encore un mâle, que j'appelais Nico, mais vraiment du genre mère-poule avec les chatons. C'était en hiver et, sous la lampe chauffante de l'abri, il entourait les chatons et passait la nuit avec eux. Il allait même jusqu'à faire leur toilette. Et gare aux autres chats qui menaçaient les chatons!

 

Il est quand même étonnant que les chats, surtout les mâles, puissent assumer un tel rôle de gardiens de chatons. Il y a certainement des gens qui doivent se dire que si des chats le font avec autant de coeur, que penser de certains humains qui ou bien s'en foutent ou bien n'assument pas leur gardiennage de façon responsable.

 

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

 

 

 

 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 10:45

Elizabeth May du Parti vert a surpris lors du débat anglophone du jeudi 6 août. Elle maîtrise aussi bien les dossiers économiques qu'environnementaux, en plus d'être très articulée dans ses interventions ( un exemple : « Seule la crise économique de 2008 a fait chuter les émissions de GES » ). Elle a la stature d'un chef de parti traditionnel et pourrait réserver des surprises, surtout en Colombie-Britannique. Il y a espoir dans son camp que le Parti vert puisse, en cas de gouvernement minoritaire, détenir la balance du pouvoir s'il peut faire passer des candidats dans cette lutte à quatre.

 

 

Au Québec, Gilles Duceppe pourrait surprendre lors du premier débat en français. Il a une longue expérience politique, un avantage sur Mulcair et Trudeau. Le Bloc a encore plus de chance que le Parti vert en cas de gouvernement minoritaire de détenir la balance du pouvoir. Cela dépendra surtout de la performance du NPD au Québec, son seul adversaire de taille, à moins d'une remontée, encore incertaine, de Trudeau.

 

 

Le grand enjeu est certes la majorité ou non des sièges pour le gagnant de l'élection. Le NPD semble avoir le vent dans les voiles mais reste minoritaire. Il lui faudrait deux vagues orange pour devenir majoritaire, l'une au Québec et l'autre en Ontario, à moins que l'une des vagues soit un raz de marée! Pour le moment, le NPD peut compter sur le rejet des conservateurs par le gouvernement libéral de l'Ontario mais les libéraux fédéraux ont eu traditionnellement les faveurs de cette province. C'est à suivre.

 

 

Cela signifie-t-il que Harper ne peut espérer remporter l'élection et même être majoritaire? Pas du tout si on tient compte de ses préparatifs, des changements à la loi électorale et de son budget de campagne. Harper peut compter sur des milliers de bénévoles, notamment les évangéliques, que j'appelle ses fourmis d'élections. Et de l'outil unique qu'il leur a fourni : l'espionnage des réseaux sociaux. On parle de 7 millions d'internautes dont il aurait le profil. Facile d'en faire une distribution géographique. Mais son arme la plus puissante, appelons-la de destruction massive (!), ce sont ces millions d'électeurs qui ne voteront pas. C'est grâce à eux, quelle ironie, qu'il a obtenu sa majorité à la dernière élection.

 

 

Les jeux ne sont pas faits, bien que les dés soient, un peu, pipés en faveur de Harper. Sans déplacement notable des intentions de vote des groupes d'électeurs, incluant les non-votants, il peut espérer au moins une minorité. A pourcentage égal du vote avec son principal rival, actuellement le NPD, Harper gagnera davantage de sièges au Parlement. Le NPD devra aller chercher 40% du vote, pour le moins, à moins d'une remontée de Trudeau, notamment en Ontario, au détriment de Harper.

 

 

Mais j'ai peut-être tout faux quand une campagne dure deux mois et demi, une éternité dit-on en politique! Tout peut arriver, comme un événement insignifiant en apparence qui soudainement prend de l'ampleur. Je me rappelle des <<Yvettes>> qui avait nui au camp du oui lors du référendum de 1980 et le <<Good bye Charlie Brown>> d'une vieille dame à l'endroit de Brian Mulroney qui dut reculer sur la désindexation des pensions.

 

 

Marcel Plamondon, MAP

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:05

Pour Gaétan Barrette, l'éducation est un « produit », l'étudiant un « consommateur » (Huffington Post, 17 avril 2015). La Déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU est pourtant claire et connue : l'éducation est un « droit » et, à ce titre, non pas un produit de consommation comme l'affirme le ministre Barrette.

 

L'université est <<le lieu du savoir>> et à ce titre, appartient à ceux et à celles qui le transmettent, le sauvegardent et l'enrichissent, donc aux professeurs et aux étudiants. Sur ce plan, le rôle de l'état est de s'assurer, au nom de la collectivité, que ce savoir ne se perd pas, surtout dans une économie du savoir (!), ne soit pas détourné de ses fins propres, par exemple par sa marchandisation, et que tous les citoyens puissent y avoir accès. L'étudiant n'est pas un consommateur, il est porteur du savoir, il est l'avenir même du savoir.

 

Confier la gouvernance de ce savoir à des techniciens sans culture générale, comme c'est le cas de trop de médecins, et à des financiers à l'esprit comptable, comme les banquiers, c'est réduire une société à des échanges marchandes et proner l'obscurantisme. Les Québécois ont commis une erreur historique et critique pour leur avenir en élisant un gouvernement dans le seul but de se débarrasser d'un autre gouvernement dont le nationalisme faisait peur.

 

Si les Québécois étaient davantage informés, ils auraient compris qu'ils ne pouvaient confier leur avenir à des rescapés de l'équipe Charest, dirigés par des techniciens des soins et des banquiers, dépourvus du sens de l'état. Preuve que la savoir n'est pas négociable ni un produit qu'on met aux enchères au plus offrant ! L'être humain est un être de culture et sans le savoir, il ne saurait même pas être à la hauteur du monde animal.

 

Il faut nous rendre à l'évidence malgré la honte qui nous couvre, on se demande si nous ne sommes pas gouvernés par des <<savants-idiots>>. La culture générale, ça vaut aussi pour un...« docteur » et un banquier, surtout s'ils ont une charge publique !

 

Marcel Plamondon, MAP

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 19:35

La dernière élection a été tout un choc pour le PQ. Avec le recul, il apparaît évident que le peuple a rejeté sa gouvernance. Il faut rappeler que dès sa prise du pouvoir le PQ laissait un message équivoque en revenant sur sa promesse d'annuler la taxe santé. Les réactions sur les réseaux sociaux laissaient entrevoir une déception qui semblait vouloir durer et que la peur de présenter un budget que les autres partis ne pouvaient rejeter deux mois seulement après les élections ne fit que rendre pratiquement permanente. Et comment le PQ pouvait-il déclencher des élections sur une soudaine embellie de l'électorat lors du débat sur la Charte des valeurs? C'est sur la tendance à long terme qu'il faut évaluer ses chances de remporter une élection et, sur ce plan, le PQ n'avait pas la faveur populaire. Et c'est sans compter les nombreuses erreurs stratégiques lors de la campagne électorale. Le PQ avait perdu sa boussole!

 

De nombreux commentateurs prédisent l'effondrement du PQ. C'est fort prématuré. Il faut se rappeler que les deux-tiers des francophones n'ont pas voté pour les libéraux et que la CAQ a même diminué son pourcentage de votes aux dernières élections. Ce ne fut guère mieux du côté de QS. Ce qui me fait dire qu'il n'y a pas actuellement d'alternative au Parti Libéral, qu'il y a un vacuum politique que le PQ pourrait remplir. Mais à quelles conditions?

 

Relancer le désir d'indépendance ou rebâtir un parti politique? Je ne vois pas d'autres alternatives. Certes, le PQ peut encore compter sur le 30% d'indépendantistes irréductibles et augmenter ce pourcentage mais jusqu'à quel point? Je ne pense pas que le PQ pourrait atteindre ainsi une majorité électorale, ce dont il a besoin pour tenir un référendum. Le vote alternatif aux libéraux restera encore trop longtemps éparpillé entre le PQ, la CAQ et QS et, ajoutons, possiblement un nouveau NPD québécois. Alors, rebâtir le PQ comme parti politique? Qu'est-ce que cela pourrait impliquer?

 

Tombons d'accord sur au moins une réalité socio-économique actuelle : la classe moyenne ne cesse de s'appauvrir et cette classe moyenne sait fort bien que le PQ n'a rien fait pour arrêter cette descente vers l'enfer financier des ménages en gouvernant au centre-droit durant son court règne minoritaire. Et qu'il ne propose rien actuellement pour améliorer la situation. Pire, le PQ projette l'image d'une bataille d'égos obnubilés par une course à la chefferie tout en s'entêtant sur la revitalisation de son option indépendantiste. Entre vous et moi, soyons réalistes, qui va voter pour empirer sa situation financière si le PQ reste quasi néolibéral dans un climat où une déclaration d'indépendance présentera des défis économiques nouveaux et possiblement déstabilisants, du moins pour un temps?

 

L'idée d'indépendance n'est pas morte et sa promotion est légitime et même seule alternative pour un petit peuple de francophones perdu dans un océan anglophone. La question n'est pas là. C'est de proposer une démarche qui la rende politiquement désirable et faisable. Je ne vois qu'une solution : réinventer la social-démocratie. Je ne parle pas d'un slogan du genre bon gouvernement mais bien de <<gouvernance d'un peuple>>. Gouvernance et non gestion! A la René Lévesque et Jacques Parizeau et non à la Lucien Bouchard et Pauline Marois!

 

Comment y arriver? Certes pas en faisant appel aux dits stratèges politiques. On a vu le résultat aux dernières élections. Certes pas en rêvant au grand soir. Certes pas en se chamaillant comme des écoliers. Certes pas finalement en restant dans sa tour d'ivoire, nostalgique de ce que fut jadis ce grand parti politique. Le temps me semble venu de tenir des rencontres de cuisine avec le vrai monde. Et de montrer à l'Assemblée Nationale comment les libéraux gèrent pour des minorités privilégiées et ce que seraient des politiques pour le peuple et par le peuple.

 

Je propose que le PQ tienne des <<Chantiers sectoriels>>, s'assoit avec les électeurs, circonscriptions par circonscriptions, écoute, ce qui veut dire rende publics des comptes-rendus de ces chantiers, les traduise en politiques publiques, les vulgarise dans un programme électoral dans lequel la population va se retrouver.

 

Il me semble que montrer du leadership, que proposer une alternative crédible au néolibéralisme appauvrissant, que représenter un peuple qui refuse de passer de porteur d'eau à porteur de pétrole, ça ressemble à cela!

 

Entre temps, le PQ a un beau dossier par lequel redorer son image politique, un cadeau à la fois d'Harper et de Couillard : le pipeline de Transcanada. Car : « La conclusion s’impose : le Québec n’a pas de prise sur ce qui se passe sur son territoire. Mais c’est lui qui assumera les risques en cas de bris et les coûts environnementaux. Le ministre a beau dire, il y a là largement de quoi protester. » (Le Devoir). En outre, si le NPD est favorable au pipeline, c'est une occasion inespérée de redonner un élan au BLOC.

 

A lire aussi : Des jeunes indépendantistes feront du porte-à-porte pour la cause

 

Porter l'indépendance c'est porter le peuple!

 

Marcel Plamondon, MAP

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:24

 

On se souvient du slogan de Charest aux élections 2012 : les carrés rouges, de la crise étudiante, c'était <<la violence et l'intimidation>>. 2014, Couillard emboîte le pas : le Parti Québécois, donc les souverainistes, c'est <<le gouvernement toxique et dangereux>>. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les libéraux ont de la suite dans les idées. Étrange suite d'idées puisque les libéraux perdaient le pouvoir en 2012 et que leur chef se faisait écraser dans sa circonscription! Bon, passons sur l'efficacité des stratégies électorales car il y a plus fondamental ici : est-on encore en démocratie quand un gouvernement ou un parti politique sème le doute sur la légitimité politique d'un parti politique et donc d'une proportion importante de la population?

 

« Je déteste ce gouvernement » est lourd de conséquence dans la bouche d'un chef de parti. Les mots ont encore une signification, même si parfois on l'oublie sur les réseaux sociaux. On entre ici dans l'antichambre de la haine, de l'exclusion sociale. Ça s'appelle <<apartheid>>! Charest niait le droit de grève des étudiants, parlait de boycott. Les étudiants avaient oser remettre en question le pouvoir politique, perturber la paix sociale, ne plus suivre les règles du jeu démocratique. Les étudiants devenaient persona non grata. Charest les écrasa et par la loi et par la violence policière.

 

On sait que Couillard est plus fédéraliste que les fédéralistes québécois, ne rêve-t-il pas de signer la constitution de 1982 et ce, sur simple décret ministériel, donc sans l'appui de l'Assemblée Nationale qui pourtant s'y refuse tout parti confondu, parti libéral compris même sous Charest? On sait qu'il est multiculturaliste canadien sans concessions, ses positions sur la Charte des valeurs parlent d'elles-mêmes. Ce sont là ses choix politiques et c'est son droit le plus strict qu'il faut respecter en démocratie. Le peuple décidera lors des élections si cela lui convient.

 

Mais Couillard doit reconnaître, et respecter, ce même droit de choix constitutionnel aux souverainistes et donc au parti qui les représente, soit le Parti Québécois. Il est inacceptable qu'il traite ce parti de toxique et dangereux. Le PQ a été démocratiquement élu et rien n'indique qu'il ait pris le pouvoir de façon frauduleuse. Le PQ est légitimement le gouvernement que les Québécois se sont donnés en 2012 pour les représenter et gérer les affaires publiques. Si le PQ en est indigne, il faut pouvoir le prouver de façon convaincante. Point.

 

Les propos agressifs de Couillard envers le gouvernement actuel franchisse la ligne entre la démocratie et l'apartheid. Les souverainistes ont le même droit de cité que les fédéralistes et les arguments de toxicité et de dangerosité pourraient autant être soutenus par les souverainistes envers les fédéralistes. Dans un cas comme dans l'autre, c'est l'exclusion de l'autre, l'exclusion de son droit de cité. Contradictoire chez un Couillard qui soutient par ailleurs que la Charte des valeurs du PQ signifie l'exclusion de groupes détenant légitimement le statut de citoyen du Québec...

 

Une campagne électorale ne fait pas de cadeaux aux rivaux, c'est connu et de bonne guerre comme on dit. Mais tout n'est pas permis dans un pays civilisé et démocratique. A moins que la politique, et la démocratie, ne veuillent plus rien dire. Certains le pensent, accusant les politiciens de n'être plus que des marionnetes, les valets des financiers. A eux de prouver le contraire. Ce qu'on attend de Couilalrd, c'est un programme politique en bonne et due forme, qui va passer le test du terrain.  Et tant mieux pour le Québec s'il peut montrer les failles du programme péquiste.  C'est ça une campagne électorale parce que nous devons choisir l'équipe qui va nous gouverner pendant quatre ans.  Ce n'est pas rien!

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

Published by Chroniqueur - dans Politique Québec
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 10:15

Nous sommes nombreux à déplorer le glissement du débat sur la Charte des valeurs québécoises aux quasi seuls signes religieux. Nous sommes aussi étonnés du déferlement de haine des médias anglophones et du parti pris démagogique de la droite québécoise via des médias fort complaisants à son endroit. Et que penser de la primauté que s'accorde le gouvernement des juges sur les représentants du peuple, dûment élus? La promotion de l'identité québécoise a réveillé bien des démons dont certains sont plutôt virulents. Je passerai sous silence ici les petits démons du genre commentaires stupides et même diffamatoires d'une certaine minorité d'imbéciles et les cas isolés de gestes racistes.

 

L'intimidation intégriste

 

La Charte des valeurs québécoises représente pour les intégristes islamistes (*) une occasion inespérée de rappeler aux musulmans et aux islamistes canadiens dont la majorité, on parle de 85%, s'occidentalisent, que le droit islamique c'est la Charia. Il leur a suffit, par femmes libres (!) « messagères » interposées, à l'exemple de Dalila Awada, de faire dévier le débat sur le port du voile islamique que garantirait la Charte canadienne des droits et libertés. J'y vois clairement une opération d'intimidation des intégristes envers les immigrants maghrébins, d'autant que peu de leaders ou groupes musulmans et/ou islamistes canadiens se soient prononcés (ou aient osé se prononcer ?) en faveur de la Charte québécoise. Le silence des hommes musulmans et islamistes inquiète. (Bâillonnées par la peur, Des musulmanes pro-charte se taisent, victimes de menaces de la part de membres de leur communauté)

 

 

La domination anglo-saxonne

 

Le déferlement de haine anglophone envers le Québec, surtout dans les grands médias anglophones, est aussi une occasion saisie au vol pour en finir avec le PQ et le nationalisme québécois. Et réaffirmer la primauté du multiculturalisme canadien. Mais cela cache un autre enjeu, plus fondamental, de la minorité anglo-saxonne (30% de la population canadienne). L'usage de la langue anglaise ne semble plus suffire pour assurer la domination anglo-saxonne -à preuve l'inquiétude que suscite l'usage du mandarin en Colombie-Britannique, ni d'ailleurs les symboles britanniques largement promus par le gouvernement Harper. Mais pourquoi la haine comme tactique ? J'y reviendrai dans un autre blogue, car la Charte québécoise révèle à la minorité anglo-saxonne, paradoxalement, son propre enjeu identitaire.

 

La démagogie fédéraliste

 

Je réfère ici à l'excellente analyse de Djemila Benhabib« La Charte de la laïcité et le jeu sournois des médias dominants et multiculturalistes. » J'ai rarement vu un tel déferlement démagogique, pour ne pas dire démentiel quand le PQ est comparé au régime nazi, entre autres, et ce, par des députés (libéraux). Mis à part les Charles Taylor, tombés dans la marmite multiculturelle, tous comprennent que les fédéralistes cherchent à fidéliser le vote ethnique, seule porte de sortie pour chasser le PQ du pouvoir, tout en discréditant les indépendantistes pour gruger un peu plus le vote francophone. Par ailleurs, ce n'est pas un hasard si, en même temps que les débats sur la Charte, le PQ, au grand étonnement de sa propre base militante, fasse la promotion de l'exploitation du pétrole québécois. J'y vois une façon de s'approprier d'urgence (!) aux dépends des libéraux, la proportion du vote qui lui assurerait une majorité, le vote plafonnant avec sa proposition de Charte.

 

 

 

 

Le gouvernement des juges

 

La Charte canadienne des droits et libertés ne parle que de droits individuels. Tout au plus mentionne-t-elle que ces droits « ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans les limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique. » (art 1, loi constitutionnelle de 1982). En d'autres mots, le fardeau de la preuve incombe à la société. On ne pouvait pas mieux banaliser les droits collectifs, ceux-là même qui découlent de l'identité culturelle, de l'appartenance à une nation. Qui plus est, et ce n'est pas juste une dentelle juridique, la Charte canadienne affirme la primauté de Dieu. Belle porte ouverte aux intégristes? Passons...

 

C'est sur cette base constitutionnelle que s'appuyait la Commission des droits de la personne pour critiquer le projet de charte des valeurs québécoises (17 0ctobre 2013), déclarant clairement la primauté de l'individu sur la société. J'y vois un glissement idéologique vers un néo-créationnisme, comme si le droit créait l'individualité et suffisait à protéger l'individu des excès de l'état et/ou des majorités. Ce n'est pas mieux protéger l'individu que de lecouper de ses racines sociales, de son rapport à la communauté, à la société. C'est d'en faire un robinson crusoé ne comptant que sur lui-même,voire un être socialement schizophrénique. Le Barreau du Québec ne fait guère mieux(16 janvier 2014).

 

(*) L'aide d'un linguiste me semble requis ici pour préciser l'usage des adjectifs islamiste et islamique. Islamique me semble référer uniquement à la religion tandis qu'islamiste me semble référer au projet politique d'imposer l'islam.

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

 

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 22:38

Le chef de l'aile parlementaire libéral, J-M Fournier, y allait récemment d'un rapprochement entre nazisme et la Charte des valeurs québécoises. Rien de moins (mais il s'en défend...). Le chef libéral Couillard, quant à lui, accusé de mollesse, manie les demi-vérités sans se soucier d'avoir l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine tellement il sonne faux. Du côté de QS, rien de très édifiant, investi par des islamistes militants. Quant à Legault de la CAQ, il n'arrive pas à conjuguer politiques et élections...suicidaires!

 

Le Canada anglais, pour sa part, a montré sa vraie nature, celle du colonisateur anglo-saxon, ne se privant pas de qualifier les québécois de racistes et de xénophobes, sautant sur l'occasion d'écorcher le parti « séparatiste » de Marois.

 

Nous le savons tous, cette Charte des valeurs a créé tout un bordel. Tout y a passé, de la philosophie des civilisations au délire religieux, en passant par l'indigestion de certains juristes et la menace islamiste. Pourtant, oui pourtant, une majorité de francophones du Québec soutiennent cette Charte des valeurs. Probablement parce que le francophone moyen ne se sent pas menacé comme l'an passé lors de la grève étudiante ou s'est aperçu que sa peur des étudiants avait été fabriquée. Il a donc jugé le bordel provoqué par la Charte avec son fond légendaire de « délinquant ». Ne disait-on pas autrefois que le « canadien-français » était un « fin finaud » et un joyeux luron?

 

Ce québécois en a vu d'autres comme on dit, dans sa longue et patiente marche de survie. Il attend que la cloche sonne la fin de la récréation, petit sourire en coin dissimulé. Entre temps, patriotisme oblige, il regarde les matchs des Canadiens de Montréal avec les amis, les pieds sur la caisse de bière. Évidemment au canal francophone de RDS. En souhaitant que les émules du révolté Maurice Richard donne une bonne raclée au Toronto Maple Leafs et aux Sénateurs d'Ottawa!

 

Amen

 

 

Marcel Plamondon, MAP

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:40

Dans le débat actuel de la Charte des valeurs québécoises, la Commission des droits de la personne affirme que « La question de la liberté de religion est une question personnelle et subjective. » et ajoute qu' « À son avis, la neutralité s'applique aux institutions, mais non pas à ses agents. » Elle insiste sur le comportement, l'intention ou non, de l'agent d'état de «tenter de convaincre l'autre d'adhérer à sa religion ». On ne peut individualiser, pour ne pas dire absolutiser davantage les droits de la personne, tout en oubliant la réaction de celui/celle qui reçoit le service et le message que véhicule un signe religieux.

 

La Commission fait sienne la pensée personnaliste de Trudeau, la primauté des droits individuels, comme si un individu ne vivait pas en société ou qu'une société n'était qu'une somme d'individus (*). On sait jusqu'à quel point un individu doit à sa société : sa langue, sa culture, son éducation, son contexte d'affaires et d'emplois, ses routes, ses hôpitaux et soins de santé, surtout gratuits! et même une grosse partie de sa propre psyché et valeurs, oui, ses valeurs!

 

Il n'est pas question ici de nier l'individualité, sa démarche personnelle vers son identité et sa liberté, le mérite de développer sa propre personnalité et son indépendance. Mais à vouloir faire de l'individu la pierre angulaire du droit, à en faire un persona absolu, on aboutit certes à nier la personnalité propre d'une société, son énorme influence sur l'évolution des individus et des solidarités de cet individu envers les autres citoyens, comme le respect de la loi et l'harmonie de vie commune. À la limite, on aboutit à faire de l'individu une quasi-espèce en soi, niant du coup les certitudes scientifiques du partage d'un même génome d'espèce pour tout être humain. Ça frise le créationnisme!

 

La charte des droits n'est pas le créateur de l'identité individuelle. Elle vise à protéger les minorités et les individus des abus de l'état et de la majorité et non de la société comme société. L'article 9.1 ne fait pas partie de la Charte par caprice juridique ou pour plaire aux politiciens (limitation des droits dans une société libre et démocratique).

 

L'individu vit en société. Cette société développe sa personnalité propre, sa culture si vous voulez, avec un tronc commun de valeurs, qui en fait une nation particulière. Le « vivre ensemble » est incontournable et fait évoluer la société elle-même. Et cela vaut autant pour les dits pure laine que pour les immigrants.

 

Personne ne peut banaliser son rapport à la collectivité sans devenir l'ombre de lui-même! Ou adopter un comportement déviant qui cause préjudice aux autres.

 

André Malraux disait dans une de ses intuitions géniales que le XXIe siècle serait religieux. La Commission des droits de la personne semble lui donner raison car en absolutisant les droits individuels, elle fait du droit le père créateur de l'identité individuelle ! Une sorte de néo-créationnisme quoi !

 

(*) Par ailleurs, on sait que le but de Trudeau avec la Charte des droits était de bloquer la montée du nationalisme québécois en éliminant juridiquement les droits collectifs, donc le droit pour une nation à former un pays.

 

Marcel Plamondon, MAP

 

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 07:39

Les effets néfastes de l'exploitation des sables bitumineux sur l'environnement sont multiples et parmi les plus grands générateurs de gaz à effet de serre. On trouvera une documentation dès plus complètes sur la page Facebook Ensemble contre les sables bitumineux. Cependant, on oublie des effets tout aussi néfastes sur l'économie : enfermement du « Canada dans un modèle de développement dépendant du carbone qui nuit à l’innovation, en plus d’échapper au contrôle de l’État » (Polaris), désintégration du secteur manufacturier canadien, augmentation des coûts des touristes canadiens à l'étranger, freinage des investissements, donc aussi de l'emploi, dans le secteur des énergies renouvelables, appauvrissement de la province productrice, l'Alberta, et du Canada, et, non des moindres, maintien d'un faible prix mondial du pétrole permettant d'augmenter le parc automobile et donc nécessitant la construction de nouvelles routes et une pression accrue sur l'entretien des infrastructures de transport déjà vieillies.

 

La désintégration du secteur manufacturier canadien est probablement l'effet économique négatif le plus senti et immédiat au cours des 10 dernières années. C'est ce qu'on appelle <<le mal hollandais>> : un dollar gonflé par l'offre et le prix du pétrole nuit aux exportations manufacturières devenues trop chères. On parle d'une perte autour de 500,000 emplois et des emplois bien payés (Pétrole : l'ouest ou pas l'ouest?). « il y a des liens importants entre le pétrole, le dollar et les emplois manufacturiers. Ainsi, les prix du pétrole ont bondi de 300 % depuis 10 ans, le dollar canadien, de 50 %, tandis que les emplois manufacturiers ont chuté de 30 %. » (Gérald Fillion).Les principales victimes ont été le Québec et l'Ontario. En plus, le secteur pétrolier ne comble pas le vide de l'emploi ainsi créé car c'est un secteur peu intensif au niveau de l'emploi (idem). 

 

Cette désintégration du secteur manufacturier n'est pas sans affecter la balance commerciale du Canada. Le NPD le faisait remarquer en avril 2013 en déclarant que « le déficit commercial du secteur manufacturier a presque quadruplé depuis 2006, s’établissant à un peu plus de 100 milliards $. »  Constat que fait le monde des affaires en février 2013 en mentionnant que le déficit canadien reste énorme. Voir le tableau de l'évolution de la balance commerciale canadienne entre 1960 et 2011.

 

Paradoxalement, l'Alberta, province productrice de ce pétrole issu des sables bitumineux, s'appauvrit. La province annonce un manque à gagner de 6 milliards $ pour 2012-2013 (Gérald Fillion). Certes, le prix du pétrole albertain est en-dessous du prix mondial en raison des difficultés d'exportation de ce pétrole (retard de la mise en place des oléoducs) mais il faut aussi souligner le caractère mono-industriel de l'économie de cette province qui ne table que sur le secteur des ressources. L'avenir s'annonce sombre pour l'Alberta, et pour le Canada, même avec un prix plus élevé du baril de pétrole : « La stratégie sur le bitume que suit actuellement le Canada ne fait pas qu’endommager l’environnement. Elle laisse notre économie très vulnérable à la contraction des marchés du bitume au moment où le monde se tourne vers des carburants moins polluants»(Polaris). Et ce constat ne semble pas tenir compte du coût de restauration des sites pétroliers ni des possibles intoxications des nappes phréatiques avoisinantes et même lointaines, sans oublier les problèmes de santé qui commencent à apparaître chez les travailleurs et ceux dénoncés chez les populations amérindiennes (cancer).

 

Comme si ce n'était pas assez, l'emphase mise sur le pétrole non conventionnel, en augmentant l'offre, va maintenir un prix du baril en bas de 100 $, retardant d'autant le développement d'énergies alternatives plus propres, avec toutes les conséquences environnementales et économiques que cela implique (Agence internationale de l'énergie). Le XXIe siècle énergétique risque de ressembler au XXe siècle mais avec une grosse hypothèque : un taux de GES qui a déjà fait augmenter la température de globe de 2 degrés C. limite au-delà de laquelle le climat va s'emballer, et des infrastructures de transport déjà à leur fin de vie. Doit-on dire « Bienvenue en enfer »?

 

"le Canada démontre de plus en plus deux des caractéristiques les plus néfastes des États pétroliers. Tout d'abord, le Canada démontre des signes inquiétants de syndrome hollandais avec un cœur manufacturier qui s'est contracté du tiers sous l'effet d'un dollar dopé par les revenus pétroliers. Le Canada est aussi devenu un cancre de l'innovation et de la productivité. Ensuite, les attaques systématiques contre les scientifiques et les groupes écologistes, le démantèlement des lois assurant la protection de l'environnement et de la santé humaine, et les atteintes aux droits fondamentaux des peuples autochtones ne sont que quelques exemples d'un pouvoir central qui fait tout pour écraser la dissidence. L'économie et la démocratie canadiennes se désagrègent au contact du pétrole. Le Canada ressemble de plus en plus à ces pays d'où nous provient ce pétrole qu'on qualifie de non-éthique." http://www.davidsuzuki.org/fr/blogues/le-nid-du-colvert/2013/04/notre-keystone/

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:51

Vous n'avez jamais expérimenté ce que les anciens appelaient « la crainte de Dieu » ? Alors ce livre est pour vous ! Normand Mousseau, professeur de physique à l'Université de Montréal et qui fait autorité dans l'étude des énergies fossiles, brosse un tableau réaliste du monde du pétrole. Mais réalisme ici rythme avec sur-réalisme !

 

Quelles sont les réserves mondiales de pétrole ? Énormes mais pas toutes exploitables, donc limitées. Les plus grosses réserves aujourd'hui (après épuisement du pétrole conventionnel) ? Les sables bitumineux canadiens et vénézuéliens d'une part et, d'autre part, les schistes argileux américains. Du pétrole dit non conventionnel. Ces réserves exigent un traitement lourd en énergie -jusqu'à 2 barils de pétrole équivalent pour 3 barils de pétrole à la pompe : beaucoup d'eau, beaucoup de gaz naturel (mais, au Canada, le gaz s'épuise vite et il est question d'utiliser le nucléaire...). Déforestation, destruction du sol. Génération d'énormes quantités de polluants et de GES. Mais des rendements de 30 %, plus que toute autre industrie ! Les profits sont faramineux, à la hauteur de la destruction de l'environnement et possiblement de la contamination de milliers de kilomètres carrés des eaux souterraines.

 

Mais quand on veut du pétrole, tout est justifié, non ? La vision qui se dégage de cette industrie est apocalyptique, il n'y pas d'autres mots. Et ici on ne parle pas encore de l'extraction au fond des mers, technologiquement non faisable...pour le moment !

 

Tout ça parce que les moteurs de nos voitures sont des moteurs à combustion, que nous avons besoin de plastique dans des milliers de produits dont les cellulaires, le caoutchouc, les engrais agricoles, etc. Un monde bâti sur les énergies fossiles lesquelles nous tiennent en otage. Sans pétrole, notre monde s'écroule.

 

Que font les gouvernements ? Préparent-ils l'après pétrole ou un monde à énergies renouvelables, moins polluants ? Poser la question, c'est y répondre...Au Québec, entre autres, les décisions sont prises : forage dans le golfe pour le pétrole et forage au gaz de schiste sur le territoire ! Tout le territoire a déjà été concédé aux pétrolières et aux minières. Le BAPE, c'est pour rassurer Pierre Jean Jacques ! Au mieux, les dédommager...

 

« La crainte de Dieu », cette terreur mythique de qui ne peut échapper au jugement du Créateur ! J'exagère ? Lisez donc ce livre...

 

Marcel Plamondon, MAP

Sociologue.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 18:50

Excellent reportage de Philippe Schnobb aux TJ Montréal de 18h. mardi 2 avril sur la ville de Curitiba au Brésil. « une ville qui est citée à travers le monde pour les efforts qui ont été faits à travers les années pour améliorer la qualité de vie. » Une ville pour piétons, avec des systèmes de transport en commun original, et fonctionnel! Une ville de verdure. Une ville pourtant de 3 millions d'habitants comme Montréal.

 

Doit-on suivre cet exemple? Difficile de répondre non mais le moment ne serait-il pas mal choisi dans le contexte actuel de gouvernance de Montréal? Et si battre le fer pendant qu'il est chaud était justement le bon moment, pourquoi hésiter? Pas de budgets? Que oui, voyons, 3,7 milliards $ pour une relique de l'ère du pétrole, l'échangeur Turcot, une laideur urbaine en plus. Les chambres de commerce vont faire une crise d'apoplexie? Pas plus qu'à Curitiba...

 

Ça fait 3 ans qu'on change les plans de ce « nouvel » échangeur et sa reconstruction ne se terminera pas avant 2020. Alors? De toutes façons, Turcot ou pas, ce sera l'enfer pour les automobilistes. Autant en profiter pour faire du neuf, du XXIe siècle. Pourquoi vivre l'enfer pour continuer justement de vivre en enfer? Il n'y aura pas de fin à encourager l'usage de l'automobile, usage qui ne fera que croître si on ne force pas le changement de mentalité. Sortons de ce cercle vicieux.

 

Autre message important qu'enverrait l'abandon de l'échangeur Turcot : mettre fin, à terme, au pétrole, surtout le refus du bitume de l'ouest canadien, comme source d'énergie du transport. Dans le 3,7 milliards $, des sommes peuvent être consacrées à encourager la voiture hybride et électrique. Ce serait du coup autofinancer l'électrification des parcs de stationnement, dont ceux des centres d'achats, en diminuant graduellement nos achats de pétrole étranger.

 

Finalement, la santé publique s'en porterait mieux. Je pense aux enfants, de plus en plus victimes « d'asthme environnemental ». On est passé d'un enfant sur cinquante à un enfant sur cinq au cours de deux générations! Et le bruit, souvent assourdissant, qui fragilise l'ouïe des jeunes enfants...et des adultes!

 

Est-ce rêver en couleurs? La nationalisation de l'électricité n'était-elle pas un rêve qui en laissait plusieurs songeurs? Et la Baie James? Et la Caisse de dépôts? Sans rêves, une société recule, non? Ou sombre dans la corruption?

 

Marcel Plamondon, MAP


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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 08:13

 

Au cœur de la défunte Commission de l'assurance-chômage des années '70, il m'arrivait de rager contre mes confrères qui exécutaient des commandes politiques de coupures des prestations aux chômeurs. J'y suis même devenu persona non grata! C'est que vivant en milieu rural pauvre et sans perspectives d'emplois intéressants, certains de mes voisins chômeurs n'étaient pas pour moi de simples statistiques ni des boucs émissaires politiques. Le comble de mon indignation fut le détournement de 50 milliards $ de la caisse de l'assurance-chômage par le PM Paul Martin pour rembourser la dette canadienne. Pour moi, cela reste un « emprunt » à rembourser aux travailleurs et employeurs...

 

Bienvenue donc à cette commission sur l'assurance-emploi que vient de mettre sur pied le PQ, en réponse à cet affront, pour ne pas dire ce mépris, du gouvernement Harper -j'utilise ici l'expression « Gouvernement Harper » pour le distinguer de l'appellation « Gouvernement du Canada » pour laquelle j'ai du respect !

 

L'assurance-emploi est une assurance à la fois sociale et économique. Une société ne peut se permettre de laisser le libre marché, et encore moins le vote partisan dans le cas de Harper, jeter ses travailleurs à la poubelle. Surtout si l'avenir d'une région est compromise. Une société ne peut se permettre de fermer des villages, de désintégrer des communautés bâties laborieusement sur plusieurs générations de courageux travailleurs et employeurs, souvent confrontés à des réalités de survie difficiles, comme dans les pêcheries. L'assurance-emploi est là pour corriger des distorsions de marché, historiques (systémiques) dans le cas d'économies saisonnières, pour éviter des gaspillages de ressources chèrement acquises, pour aussi protéger et assurer la dignité du travail, tant des employeurs que des travailleurs.

 

Je continue d'être indigné du traitement de la mal-aimée assurance-emploi / assurance-chômage. Comme si cette assurance n'était qu'abus, fraude, paresse, le « BS » des travailleurs! C'est quoi ce dénigrement, ce déni de dignité et de sagesse économique? C'est quoi cet aveuglement du vrai coupable, oui, le libre marché, ce coupable à la main invisible, conjugué à l'incompétence et/ou la partisanerie des politiciens? Montrer au bon peuple qu'on sait serrer la vis, qu'on gère les fonds publics en bon père de famille? Fonds publics, ces fonds financés directement et uniquement par les employeurs et travailleurs? C'est ajouter l'insulte à l'injure!

 

Dans le cas Harper qui nous concerne présentement, ces coupures à l'assurance-emploi relèvent autant de sa propagande hypocrite visant des épargnes faites à d'autres fins peu louables, comme ses achats militaires, que de son idéologie que j'appelle « économisme » favorisant les secteurs, économiques et géographiques, de la grand entreprise, pétrolière et automobile, voire de sa partisanerie obscurantiste pour les petites communautés religio-conservatrices qui votent pour lui.

 

Harper, l'homme pour qui l'état n'existe pas, pour qui la nation n'existe pas. Ce n'est pas ça le Québec. Le PLQ pourra déchirer sa chemise en public sur la gouvernance souverainiste, il n'en reste pas moins que le Québec, à défaut de ne pas être encore un pays, est et restera une nation. C'est dans ce contexte que doit s'articuler une assurance-emploi digne de ce nom, digne de ses travailleurs.

 

Redonner à l'assurance-emploi sa dignité.

 

Marcel Plamondon, MAP

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:26

lagrise250.jpg Une histoire parmi des milliers d'histoires de maltraitance et d'abandon au Québec.  Il nous faut subventionenr les familles d'accueil, pour redomestiquer ces chats errants et pouvoir les stériliser pour réduire leur reproduction -une chatte peut avoir 4 portées par année !  Une telle politique ne semble même pas traverser l'esprit de nos dirigeants.  Voici l'histoire de la redomestication de Manou.

 

 Encore aujourd'hui, après un an d'apprivoisement, la première réaction de Manou quand je l'approche, c'est la crainte.  Elle a certes apprise que ma main n'est que caresse mais elle a besoin de quelques secondes pour s'en persuader.  Son histoire est celle d'une chatte maltraitée puis abandonnée.  Notez la sévérité de son regard.

 

L'histoire commence l'hiver passé.  J'avais collé une sorte de petite serre contre ma porte patio pour les quelques chats errants à la recherche de nourriture et de chaleur.  Manou est apparue un soir, plutôt froid, gardant ses distances et me surveillant à travers la porte patio.  Puis, pour combattre le froid, j'apportai à la petite troupe une assiette de viande à chat.  Manou faillit fuir...mais l'odeur de la viande l'a retenue le temps que je ferme la porte patio et se jeta littéralement sur cette manne.  Puis, contrairement à d'autres chats, passa la nuit dans cet abri de fortune, profitant de la lampe chauffante un bon moment avant de se réfugier dans l'une des petites cabanes.  Ainsi se passa l'hiver pour elle, toujours aussi méfiante à mon endroit et à celui des autres chats qu'elle n'hésitait pas à gifler.  Je lui donnai temporairement le nom de La Grise !

 

Le printemps venu, elle disparaissait des jours entiers et je m'aperçus qu'elle nichait dans le haut du garage, l'ayant aperçue y entrer par le...toit, dont les bords n'étaient pas encore fermés avec le mur.  Elle grimpait sur une barrière collée au garage, sorte de faux mur assez haut, et se glissait sous le toit, pour nicher dans des boites de carton déposées entre les fermes de toit.  Et pour cause ai-je rapidement découvert : elle se cherchait une tanière...Ciel ! oui, elle était bien enceinte !

 

Elle fut une mère exceptionnelle mais quelle histoire !  Je me demandai pendant au moins une semaine, quand elle perdit son gros ventre, où étaient ses chatons.  C'est mon chat Jules qui les trouva, au fond du garage, derrière une boite, à côté de pneus rangés sous une tablette.  Craignant qu'elle déménage ses petits, je ne déposai qu'une vieille couverture de laine repliée près de la boite pour les chatons.  Ce ne fut pas long avant que je les vois couchés sur la couverture...

 

C'est à ce moment que commença vraiment la domestication.  Comme je lui apportais de la viande à chat, restant à mi-chemin entre ses chatons et la porte d'entrée -autrement elle fuyait, elle acceptait de plus en plus ma présence...à distance.  Les chatons avaient un mois quand je commençai à leur donner des graines mouillées selon les recommandations du vétérinaire.  Il y avait de quoi, la chatte maigrissait, trop même.  C'est alors que je lui servai de la viande hachée à volonté.  Cela sembla faire tomber une partie de sa méfiance, car elle acceptait ma présence près des chatons.  Mais si j'avançais la main, c'était la panique !  

 

Les chatons avaient deux mois, allaient dans la litière mais cherchaient à sortir.  J'ai alors construit un petit enclos temporaire en broche de poules à l'extérieur.  Cela me permit de commencer à les apprivoiser en jouant avec eux.  Mais le troisième mois, les chatons avaient découvert comment sortir par le toit...La chatte veillait, les appelait mais me laissait jouer avec eux, osant même tourner autour de moi.  Cela prit un mois avant qu'elle accepte d'être caressée...un peu !

 

Aujourd'hui je peux la prendre dans mes bras...quelques instants, sans plus. Personne d'autres ne peut l'approcher et la caresser.  Elle accepte la présence de ma conjointe si je suis entre les deux...Elle reste marquée par la maltraitance.  Stérilisée, elle partage sa vie avec sa fille, toute petite mais si mignonne et placotteuse, et moi !  Si la fille est adoptable, Manou, elle, ne le sera jamais.  Si ce n'eut été du soin que j'ai donné à ses chatons, je ne crois pas qu'elle aurait accepté quelque proximité que ce soit avec un humain.

 

Une histoire parmi des milliers d'histoires de maltraitance et d'abandon au Québec.  Je ne suis pas le seul à avoir accueilli une chatte en détresse.  Je pourrais écrire un livre juste sur les cas qui me sont rapportés dans ma seule petite région, cas autant de maltraitance que d'accueil de chats errants.  Oui, il y a beaucoup de personnes généreuses mais laissées à elles-mêmes, elles n'ont pas toutes les ressources dont elles auraient besoin pour mettre fin à ce qui est devenu un fléau.  Il nous faut subventionenr les familles d'accueil, pour redomestiquer ces chats errants et pouvoir les stériliser pour réduire leur reproduction -une chatte peut avoir 4 portées par année !  Une telle politique ne semble même pas traverser l'esprit de nos dirigeants.

 

Cependant, je note une sensibilisation à la maltraitance et à l'abandon sur les réseaux sociaux.  Il faut en parler, il faut appuyer les pétitions, comme celle demandant des unités mobiles de stérilisation au Québec,  dénoncer la maltraitance (c'est confidentiel), faire des pressions sur les municipalités - beaucoup trop de municipalités ne veulent même pas passer une entente de services avec leur SPCA ! C'est le cas de ma MRC - un maire a déjà répondu que c'était là sa dernière préoccupation...Un Québec malade de ses animaux !

 

Je viens de perdre un chat exceptionnel, un chat zen, oui vraiment zen, âgé seulement de 9 mois, chat errant victime d'une maladie probablement due, selon le vétérinaire, à la consanguinité caractéristique des bandes  de chats errants.  J'étais chagriné car j'avais une belle relation avec ce chat, mais aussi en colère.  En colère contre ces barbares qui maltraitent les animaux mais aussi contre nos élus qui s'en lavent les mains, complices au terme de la loi qui déclare criminelle la maltraitance !

 

Je n'accepte plus qu'on me dise qu'un chat n'est qu'un chat !

 

Marcel Plamondon, MAP 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:06

Avec ce blogue, on parle pour parler, on s'entend? Et puis, ne m'accusez pas de paranoïa, nous le sommes tous un peu avec ce gouvernement de bouffons de Harper et c'est même un signe de santé mentale! Bon, allons-y : je m'attends avec le prochain budget fédéral à quelque chose comme une disposition qui permettrait d'accuser les écologistes de crime de lèse-majesté. Que voulez-vous, Harper est aux abois car ses ministres Oliver et Kent sont sur le bord du suicide. Because personne ne semble gober que les sables bitumineux sont éthiques (Kent) et verts (Oliver)! Surtout les Américains...pour le long pipeline qui se rendrait aux grandes raffineries du Texas, et cela, à cause des « ennemis du Canada » que sont les écologistes!

 

Oliver, ministre des ressources naturelles, nous avait déjà mis au parfum, préparé les cerveaux, au fait que les écologistes se comportaient comme des ennemis du pays, ennemis du développement économique, ennemis de la création d'emplois. «Ils veulent nous ramener au Moyen-Âge», dit le ministre fédéral des Ressources naturelles (ici) « Le ministre les accuse même d'être à la solde d'intérêts étrangers pour miner l'intérêt supérieur de la nation canadienne. »

 

Mais de là à passer en douce dans une autre loi budgétaire (mammouth?) une provision permettant de poursuivre les écologistes pour activités terroristes, criminelles, il y a quand même tout un monde, non? Et bien non, comme en font foi cette stratégie antiterroriste du gouvernement Harper : « stratégie antiterroriste publiée par le gouvernement Harper en février 2012 : Renforcer la résilience face au terrorisme.Dans ce document, on réfère à des « groupes extrémistes » ayant pour cause les droits des animaux, l’environnementalisme et l’anticapitalisme. »

 

« L'économisme » harpérien, cette idéologie économique favorisant les « performants », est la nouvelle loi quasi-constitutionnelle du Canada (en régime dictatorial). Harper a toujours été clair à ce sujet : aucune mesure environnementale ne doit aller contre le développement économique, ajoutant, populiste, contre la création d'emplois. Et aller contre la loi, c'est...criminel!

 

La très grande majorité des océans, des lacs et des cours d'eau ne sont plus légalement protégés depuis le dernier budget mammouth. Reste donc à faire taire définitivement les écologistes...

 

Je vous laisse sur cette "caricature" de Peter Kent, ministre du...pétrole du Canada

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Marcel Plamondon, MAP

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 12:10

Dès les premiers jours au pouvoir, le PQ reculait sur l'augmentation des impôts des plus riches et n'abolissait pas la taxe santé. Puis refusait de remettre la taxe sur le capital financier et de geler les droits de scolarité. Et maintenant, le PQ coupe chez les plus démunis pour équilibrer son budget ou...« en prévision » des coupures dans l'assurance-emploi ? On se croirait en politique fiction ou dans un téléroman ou...chez Harper! Les libéraux n'auraient même pas osé aller aussi loin dans la discrimination, pour ne pas parler d'écrasement de ceux et celles qui ne peuvent se payer des lobbyistes...

 

Odieux, pour paraphraser Charest! Réduire le traitement des « dépendants » (narcomanes surtout) pour les mettre à l'emploi?  Le comble de l'irréalisme ou du décrochage de la réalité (1). Espérer qu'une femme monoparentale va trouver une place dans une garderie alors que même celles qui sont prêtes à « acheter une place » ne le peuvent même pas? Avec quelques dix dollars en réserve après avoir payer le loyer, l'hydro, le téléphone, le câble et nourri (!) la famille (parfois en ayant recours aux banques alimentaires, quand il y a de la nourriture...), ces gens vont payer 5.50$ en transport pour chaque rencontre d'emploi quand les témoignages fusent du refus des employeurs à engager des <<BS>>!

 

Pire, le directeur de la santé publique de Montréal se dit «vraiment inquiet» sur les conséquences de ces coupures sur la santé des assistés sociaux, dont un bon nombre sont déjà fragilisés par la pauvreté si ce n'est sur l'assistance sociale à cause d'incapacités « invisibles » comme la fatigue chronique, la dépression, etc.

 

Je suis de ceux qui souhaitent que tous et toutes puissent avoir accès à un emploi valorisant et ne traînent pas avec eux le stigmate du « BS », trop souvent synonyme de paresseux et d'abuseurs. Mais ce n'est pas en forçant des épargnes exigées par l'équilibre budgétaire que nous y arriverons. Nous allons tout bêtement augmenter les coûts de la santé et de l'itinérance mais probablement aussi pousser une minorité dans la criminalité (travail au noir, vol, prostitution, drogue).

 

Et si au lieu de couper la ministre exigeait que les hommes qui ont largué la gentille petite femme qui a eu le malheur de tomber enceinte paient la facture? Que les ex-employeurs qui ont poussé certains employés au bout de leur force paient la facture? Que le fédéral cesse de couper dans ses transferts, notamment dans l'assurance-emploi, et assume ses responsabilités plutôt que d'engranger pour acheter ses avions de guerre et subventionner les riches pétrolières?

 

Le PQ atteint un sommet d'irresponsabilité, pour ne pas parler de mépris, avec ces coupures « surprises » dans l'aide sociale, au moment même où le fédéral annonce les siennes en assurance-emploi, d'autant qu'il ne cesse de flirter avec les chambres de commerce (pétrole, plan nord...) et les agences de notation en répétant « déficit zéro » comme un mantra (rappelons-nous la catastrophe de Bouchard en santé et éducation).

 

Quand la ministre Maltais avait tendu la main (selon son expression) à la ministre Finley de l'assurance-emploi, j'avais dit qu'elle avait serré la main du diable. Je n'en doute plus!

 

(1) Lettre d'un médecin traitant des assistés sociaux en toxicomanie    

 

Extrait du blogue de Josée Legault sur le sujet : "Que ce soit pour le loyer, la nourriture, l’hydro, le téléphone, la passe d’autobus -, la base, quoi -, être sur l’aide sociale, dans les faits, est une véritable impossibilité mathématique".  Ce qui nous laisse croire qu'il faudrait augmenter le montant des prestations...

 

L’aide sociale a un visage Derrière les chiffres, il y a des humains. Qui sont ces gens visés par les changements à l’aide sociale?

 

Marcel Plamondon, MAP

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 09:52

L'honorable James M. Flaherty

député fédéral de la circonscription de Whitby–Oshawa

Ministre des finances du Canada

Chambre des communes
Ottawa, Ontario
K1A 0A6

 

Monsieur Flaherty,

 

En tant que canadien et payeur de taxes, je ne peux que vous encourager à poursuivre votre objectif d'atteinte de l'équilibre budgétaire du pays. C'est pourquoi je voudrais vous soumettre, bien humblement il va sans dire, une proposition qui me semble devoir contribuer à l'atteinte de votre objectif et, j'en suis persuadé, à celui de tous les canadiens et canadiennes.

 

Vous avez, à n'en pas douter, lu le livre de l'experte canadienne en fiscalité, Brigitte Alepin, « La crise fiscale qui vient ». Mais je comprends que votre emploi du temps ne vous a certainement pas permis de tirer toutes les conclusions de ce livre fort bien documenté, par ailleurs, sur tous les aspects de la fiscalité. Je ne veux pas entrer ici dans le labyrinthe des lois et règlements permettant aux entreprises la « double imposition » qui les autorise à déclarer leurs profits dans des pays à faible imposition si ce n'est à imposition nulle. Je laisse cela à vos fonctionnaires spécialistes.

 

Non, je ne veux que vous rapporter quelques chiffres, chiffres qui d'ailleurs viennent de votre gouvernement, ceux de l'évasion fiscale. Sans plus de verbiage -votre temps est précieux- voici ces chiffres :

 

Valeur de l'évasion fiscale au Canada (dollars allant dans les paradis fiscaux)

2003 : 88 milliards $
2009 : 146 milliards $
-------------------------------
2013 : 210 milliards $ (estimé)
2014 : 233  milliards $ (estimé)
2015 : 259  milliards $ (estimé)


Base de calcul : Brigitte Alepin, La crise fiscale qui vient, p.53 (avec les données fournies par le gouvernement fédéral)

 

Vous visez l'équilibre budgétaire pour l'élection de 2015. Vous disposeriez donc pour ce faire, en extrapolant les chiffres ci-avant rapportés, d'une somme potentielle approximative de : 259 milliards $CAN pour la seule année 2015 ! Et ce, sans augmenter les impôts de quiconque, entreprises compris! Vos fonctionnaires pourront refaire ces calculs pour plus de sûreté et précision mais l'important ici, même en tenant compte d'erreurs de précision de ma part, est de prendre note de l'ampleur de la marge de manœuvre dont vous disposez. On parle de centaines de milliards $CAN! Ce n'est pas rien, convenez-en. Mais, surtout, puissiez-vous y trouver les fonds dont nos services publics ont besoin, au lieu de devoir les réduire ou les abandonner.

 

Veuillez accepter mes sincères salutations,

 

Marcel Plamondon, MAP

St-André-Avellin, Québec

 

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 17:17

I had a dream! Quel ne fut pas ma surprise de voir au balcon pontifical, après le célèbre « Habemus Papam », le moine Henry Quinson (oui, le moine passé à TLMP) *, assorti de la seule étole papale au cou, apparaître, le visage grave, parcourant la foule du regard. Puis j'ai ouvert les yeux en me disant que je ne devrais jamais dormir avec des lunettes roses...J'ai pris un bon café, debout derrière ma porte-patio, en me demandant, pour la millième fois, comment interpréter un rêve.

 

Henry Quinson? Pourquoi pas! Ne serait-il pas, comme ex-trader de Wall Street et moine qui consacre sa vie aux plus démunis, le seul pape capable de mobiliser la puissance extraordinaire d'un milliard de chrétiens pour mettre fin au saccage des grands prédateurs financiers, problème no 1 de l'humanité actuellement? Donner à manger à ceux qui ont faim plutôt qu'engranger les paradis fiscaux!

 

I had a dream. Non, je ne suis pas le nouveau Martin Luther King, juste un rêveur ordinaire sous le choc de sa propre angoisse face à une humanité déboussolée, inquiet pour l'avenir de ses enfants. Les chefs d'état restent impuissants face au pouvoir démesuré de l'argent, face aux détournement des terres qui nourrissent les voitures de biocarburant plutôt que de nourrir le milliard d'humains affamés, face au réchauffement climatique des énergies fossiles alors que le soleil regorge d'énergie propre pour encore plusieurs milliards d'années, face aux dizaines de milliers de milliards $ volés systématiquement aux peuples de la terre par des crapules en cravate, face à...

 

I had a dream. Oui, il existe une puissance colossale dans le milliard de catholiques de l'église de Rome, une mobilisation qui ferait toute la différence. Mais, car il y a un mais, un très gros mais, les cardinaux en sont encore à l'époque des Tudor, obsédés par le péché des fesses (étrangement...), aveuglés par des dogmes passéistes sans rapport au monde actuel, si ce n'est avec quelque spiritualité digne de ce nom, incapables même de communication avec les...femmes! Quant à élire un pape moderne, surtout si c'est pour donner à manger à ceux qui ont faim...

 

 

Une église révolutionnaire? N'est-ce pas ce qu'était son fondateur (selon les exégètes), ce charpentier qui osa s'opposer à l'exploitation éhontée du peuple hébreux par ses chefs religieux qui poussèrent leur « sacrilège » jusqu'à marchander les rites religieux jusque dans le Temple?

 

I had a dream. Et vous?

 

* Se rappeler le film « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvais,pour lequel Henry Quinson fut conseiller.

 

Marcel Plamondon, MAP

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 09:47

L'histoire caractérisera le passage de Harper comme l'époque qui marqua la fin du rêve canadien. Pays de missions de paix, pays de partage des ressources entre les provinces, pays trop grand et trop peu peuplé pour laisser son développement aux seuls prédateurs privés, pays de l'accès universel aux soins de santé, pays aux paysages bucoliques et aux lacs poissonnés, pays...qui n'est plus que l'ombre de lui-même sous Harper. Je laisse Jean-Robert Sans façon du Devoir (mardi 5 mars 2013) porter le diagnostique : « Avant cette réforme (de l'assurance-emploi), Ottawa était intervenu dans plusieurs autres programmes pour en réduire ou même en éliminer l’effet redistributif qui a longtemps caractérisé l’État canadien. » 

 

« On pense au transfert en santé désormais calculé sur la seule base du nombre d’habitants, sans tenir compte de la situation économique des provinces ; on pense au plafonnement des paiements de péréquation et à la formule qui fait porter le coût d’une crise vécue dans une province sur les épaules des seules autres provinces pauvres, qui voient alors leurs transferts réduits ; on pense encore au rehaussement de l’âge d’admissibilité à la sécurité de la vieillesse dont l’impact financier sera plus important dans les provinces comme le Québec, la Colombie-Britannique et les Maritimes, où la population vieillit plus rapidement qu’en Ontario et en Alberta. »

 

On appelle cette opération politique à la Harper le démantèlement de l'état sur la base d'une vision économique tronquée qui assume que le développement repose sur les plus « productifs » et qu'il faut donc éliminer les plus faibles ou du moins les empêcher de nuire. Aux réserves indiennes s'ajouteront les « régions fantômes ». Du pur darwinisme social à la sauce malthusienne! Pour un rassembleur de créationnistes, fallait le faire...

 

Mais c'est aussi la fin du rêve économique du Canada. Déjà que l'exploitation du pétrole a détruit les bases manufacturières de l'Ontario et du Québec (500,000 bons emplois détruits) par un pétro-dollar artificiellement surévalué qui freine les exportations, l'Alberta, l'alma mater pétroleuse de Harper, se dirige tout droit vers la banqueroute, faute d'avoir diversifier son économie (http://jeanneemard.wordpress.com/2013/03/01/petrole-louest-ou-pas-louest/). La récente réforme de l'assurance-emploi sonnera le glas des secteurs non-pétroliers du Canada! Pendant ce temps, l'Europe se restructure sur le XXIe siècle. Il devient évident que tout accord économique avec l'Europe mettra le Canada à feu et à sang en raison de sa faiblesse structurelle, soit sa concentration sur les seules ressources naturelles -un pays à piller (facilement) pour les grands prédateurs financiers!

 

Enfin, le Canada-nature n'est plus! Fin de la protection des lacs, cours d'eau et océans, fin des programmes environnementaux, fin des laboratoires de recherche scientifique, diabolisation des écologistes, entraves multiples du Canada aux ententes internationales sur l'environnement, etc. Sur ce plan, les démonstrations ne sont plus à faire.

 

Ne reste plus au Canada qu'à se doter de superbes avions de combat et de destroyers de guerre pour boucler la boucle.  De puissance pétrolière à puissance militaire !  Ajoutons qu'un enfant sur sept vit dans la pauvreté au canada; n'y a-t-il pas là un merveilleux bassin de futurs soldats ?

 

Poutine-le-russe affiche un petit sourire en coin sur le bord de l'arctique...

 

Marcel Plamondon, MAP

 

Published by Chroniqueur - dans Politique canadienne
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